« L'expression la plus simple du nationalisme est la défense de la Terre et du Sang.
Quel homme digne de ce nom ne défendrait pas sa famille ni son habitat ?
Alors le nationalisme étend cette vision de la famille à son peuple et celui de son habitat à sa nation ! »
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vendredi 23 mai 2014

Le chef de la fausse révolution libyenne admet que Kadhafi n’a pas tué de manifestants



Les Etats-Unis, (la France et la Grande-Bretagne, ndt) et l’OTAN ont mis fin à la laïcité en Libye et ont porté des extrémistes islamistes au pouvoir, qui ont commis de nombreux crimes, y compris massacrer des milliers de Libyens noirs immédiatement après la destruction du régime de Kadhafi.

Mustafa Abdul Jalil, président du Conseil national de transition à Benghazi en 2011, admet : Kadhafi n’a pas ordonné la fusillade qui a été à l’origine de la fausse révolution en Libye. Maintenant, après la destruction de la Libye, Jalil avoue au monde sur Channel One que les manifestants qui ont été tués à Benghazi qui ont été le prétexte fourni à l’ONU et à l’OTAN pour attaquer la Libye ont été tués par un groupe d’espions et de mercenaires qui n’étaient pas de Libye. Il admet qu’il savait la vérité à l’époque mais cela a été fait pour abattre le gouvernement libyen et briser l’Etat. Il admet qu’il a été informé à l’avance que cela allait se produire et que les gens de la Libye n’ont pas reconnu les manifestants morts parce qu’ils portaient des vêtements civils et qu’il n’y a eu personne qui est venu à leurs funérailles comme ils n’avaient pas de parents ou d’amis en Libye.

Comme nous l’avons dit depuis Février 2011, la soit-disant révolution en Libye était sous fausse bannière. Le peuple libyen pour la grande majorité était heureux et vivait en sécurité. Les groupes extrémistes islamiques étaient illégaux en Libye. Maintenant la Libye est contrôlée par des groupes extrémistes islamiques (d’Al-Qaïda, le Groupe islamique combattant de la Jamahiriya (GICL), les Frères musulmans, Ansar Al Sharia et autres). Le pays est divisé, il n’y a pas de sécurité, des milliers de personnes ont été illégalement emprisonnées et des centaines torturées à mort. Il n’ya pas de gouvernement, il n’y a plus de ventes de pétrole, plus de 2 millions de personnes sont toujours en exil, les psychopathes ont pris le pays et il est maintenant considéré comme un « Etat ​​gris » – sans frontières et sans gouvernement.

Source : Réseau International



Sarkozy, BHL et tout vos chiens de garde : Vous savoir en vie est un supplice!

lundi 4 février 2013

Paris - Manifestation contre l’impérialisme - Samedi 2 février



Plusieurs centaines de personnes ont manifestées aujourd'hui à Paris "contre tous les impérialismes" à l'appel du mouvement d'extrême droite radicale Troisième voie. Les manifestants, dont beaucoup avaient le crâne rasé, ont marché derrière les portraits des présidents Bachar el-Assad, Alexandre Loukachenko (Bélarus), Vladimir Poutine (Russie), Hugo Chavez (Venezuela) et du nationaliste serbe Draza Mihailovic (1893-1946), avec pour banderole: "Les héros du peuple sont immortels".

"La France aux Français, la Syrie aux Syriens, le Québec aux Québecois", "Ni gauche, ni droite, troisième voie", "socialo-jihadiste, américano-salafiste, pas de soutien aux terroristes", "Il y en marre des USA et du Qatar, il y en marre de la gauche caviar", ont scandé les manifestants qui ont marché de Odéon au Panthéon. "Nous voulons une France Française", "Nous voulons une France Française, dans une Europe européenne", lisait-on sur un tract de la "Nouvelle droite populaire" distribué pendant la manifestation "nationaliste unitaire".

En milieu de cortège, quelques dizaines de Syriens pro-Bachar el-Assad arboraient des portraits du président syrien, de plus en plus isolé dans le monde, et des drapeaux syriens.

Nous avons un but en commun: nous sommes anti-impérialistes. Bachar est le porte-drapeau de l'anti-impérialisme", a déclaré l'un des manifestants, Oman Al Kharib, ingénieur franco-syrien de 50 ans.

Environ 70 Belges du Mouvement nation, "solidariste et identitaire", ont également rejoint les manifestants français.

Source : Le Francilien Libre

dimanche 3 février 2013

Italie - le juge Imposimato accuse le Bilderberg

Dans un ouvrage paru début janvier, La Repubblica delle stragi impunite. "I documenti inediti dei fatti di sangue che hanno sconvolto il nostro Paese (La République des massacres impunis. Les documents non publiés des événements sanglants qui ont secoué notre pays)", le juge Imposimato accuse l’OTAN d’avoir organisé les attentats qui ensanglantèrent l’Italie dans les années 80.

Le juge Ferdinando Imposimato est connu pour avoir instruit aussi bien l’assassinat du président du conseil Aldo Moro que la tentative d’assassinat du pape Jean-Paul II. Il a été l’un des principaux juges anti-mafia et est devenu président honoraire de la Cour de cassation. Il a été élu à la Chambre des députés sous l’étiquette Parti de la gauche démocratique, puis au Sénat.

Le magistrat publie notamment un document de 1967 montrant l’implication du Groupe de Bilderberg, un club rassemblant les personnalités les plus influentes pour défendre les intérêts de l’OTAN.

Source : Voltairenet.org

mercredi 23 janvier 2013

François Asselineau - Qui gouverne la France et l'Europe ?



PS : François Asselineau présente, lors de cette conférence, toute la manipulation des peuples et de l'opinion qui se cache derrière la construction de l'Union Européenne. Sa démonstration d'un point de vu temporelle est implacable. Je suis par contre opposé à certains de ses points de vues d'ordre politique. Quoi qu'il en soit, vous vous devez de voir cette conférence!

mardi 18 septembre 2012

20min d'action héroïque des nouveaux potes à Hollande et de l'oligarchie mondialiste

Attention la vidéo est choquante. Je ne l'ai pas fini (à quoi bon ?), mais je me doute que c'est la même merde du début à la fin.

mercredi 15 août 2012

Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques

Voici quatre siècles que des leaders politiques tentent de créer un ordre international qui régisse les relations entre les Nations et prévienne les guerres. Si le principe de souveraineté des États a donné des résultats, les organisations intergouvernementales ont surtout reflété les rapports de force d’un moment. Quant à l’ambitieux projet US de Nouvel Ordre Mondial, il est en train de se fracasser sur les nouvelles réalités géopolitiques.

La lente formation d’un ordre international

Maximilien de Béthune, Duc de Sully (1559-1641)
L’idée d’un ordre mondial, ou international, apparaît dès le XVIIe siècle, même si l’expression « ordre mondial » n’a été introduite que récemment dans le discours politique. Elle a été discutée chaque fois que se présentait une occasion d’organiser et de pérenniser la paix.

C’est en 1603 que le roi de France Henri IV fit élaborer par son ministre, le duc de Sully, un premier projet. Il s’agissait de constituer une république chrétienne incluant tous les peuples d’Europe. Elle aurait garanti la préservation des nationalités et des cultes et aurait été chargée de régler les problèmes entre eux.

Ce Grand Dessein stipulait la une redéfinition des frontières des États pour équilibrer leur puissance, la création d’une Confédération européenne à 15, avec un Conseil supranational disposant d’un pouvoir d’arbitrage, et une armée capable de protéger la confédération face aux Turcs.

Cependant ce rêve fut interrompu par l’assassinat d’Henri IV et ne ressurgit qu’à l’issue des guerres déclenchées par Louis XIV. L’abbé de Saint-Pierre lança son Projet pour rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens.

Ce plan, qui a été présenté au Congrès d’Utrecht (1713), consistait à adopter intégralement toutes les décisions prises dans ladite conférence comme base définitive en matière de tracement des frontières entre les pays belligérants, et la mise en place d’une ligue des nations européennes (une fédération internationale) ayant pour mission de prévenir les conflits.

Indépendamment de cette utopie, le plus important à cette époque fut, bien entendu, les Traités de paix de Westphalie, signés en 1648. Ils interviennent à l’issue d’un guerre de Trente ans, conduite sous bannières religieuses, donnant lieu à une accumulation de haine et à l’anéantissement de 40 % de la population.

Les négociations durèrent quatre ans (1644-1648). En définitive, elles consacrèrent une égalité dans les négociations entre toutes les parties belligérantes, qu’elles soient catholiques ou protestantes, monarchiques ou républicaines.

Les Traités de Westphalie posaient quatre principes fondamentaux : 

- 1. La souveraineté absolue de l’État-nation, et le droit fondamental à l’autodétermination politique.

- 2. L’égalité juridique entre les États-nations. Le plus petit État est, de ce fait, égal au plus grand, quelque soit sa faiblesse ou sa force, sa richesse ou sa pauvreté.

- 3. Le respect des traités, et l’émergence d’un droit international contraignant.

- 4. La non ingérence dans les affaires intérieures des autres États.

Certes, ce sont des principes généraux qui ne déterminent pas une souveraineté absolue, mais il n’y en a jamais eu. Toutefois ces principes délégitimaient toute action susceptible d’abolir cette souveraineté.

Les philosophes politiques ont tous soutenu ces projets. Rousseau a vivement appelé à constituer un unique État contractuel regroupant tous les pays européens. Kant a publié en 1875 Vers la Paix perpétuelle. Pour lui, la paix est une construction juridique qui exige de codifier une loi générale applicable à tous les États. L’utilitariste anglais Bentham a stigmatisé la diplomatie secrète en ce qu’elle s’exonère du droit. Il a appelé également à créer une opinion publique internationale pouvant contraindre les gouvernements à se soumettre aux résolutions internationales ainsi qu’à l’arbitrage.

Signature d’un des Traités de Westphalie

La création des institutions régulatrices internationales

Clément-Wenceslas de Metternich (1773-1859)
L’idée d’un ordre international n’a cessé de progresser au fur et à mesure, et toujours sur la base des règles de la souveraineté adoptées par les Traités de Westphalie. Elle a donné naissance à la Sainte Alliance proposée par le Tsar Alexandre Ier en 1815, ainsi qu’au projet de Concert européen proposé par le chancelier autrichien Metternich au XIXème siècle visant à prévenir « la révolution » qui signifie dans le langage rationnel politique, le chaos.

C’est à partir de ce moment que les États commencèrent à tenir des sommets pour résoudre des problèmes en dehors des guerres, en privilégiant l’arbitrage et la diplomatie.

C’est dans cette perspective que la Société des Nations (SdN) fut fondée à l’issue de la Première Guerre mondiale. Mais elle n’était que la concrétisation des rapports de force du moment, au service des puissances victorieuses de cette guerre. Ses valeurs morales étaient donc relatives. Ainsi, malgré son objectif affiché de régler les différents entre nations par l’arbitrage plutôt que par la guerre, elle se déclarait compétente pour la supervision des peuples sous-développés ou colonisés -politiquement, économiquement, et administrativement- jusqu’à leur autodétermination. C’est ce qui a conduit naturellement à la légitimation des mandats. En tenant une telle position, la Société des Nations a incarné la réalité coloniale.

Le caractère artificiel de cette organisation s’est révélé lorsqu’elle s’est trouvée incapable de faire face à de graves événements internationaux comme la conquête de la Mandchourie par le Japon, celle de l’Abyssinie (Éthioipie) et l’annexion de Corfou (Grèce) par l’italie, etc.

La Société des Nations réunie à Genève

Malgré le fait que l’idée de la SdN, concue par Léon Bourgeois, ait été promue par le président des États-Unis Woodrow Wilson, Washington n’y a jamais adhéré. Mis en cause, le Japon et l’Allemagne s’en sont retirés. De sorte que l’institution s’est trouvée sans valeur.

Successeur de la SdN, l’ONU était le reflet de la Charte de l’Atlantique, signée par les États-Unis et le Royaume-Uni, le 4 août 1941, et de la déclaration de Moscou, adoptée par les Alliés le 30 octobre 1943, annonçant la création d’« une organisation générale fondée sur le principe d’une égale souveraineté de tous les États pacifiques ». Le projet fut développé lors de la Conférence de Dumbarton Oaks tenue à Washington du 21 août au 7 octobre 1944.

Les principes de la Charte de l’Atlantique ont fait ainsi l’objet d’une approbation pendant la conférence de Yalta (4-12 Février 1945), avant d’être consacrés par la conférence de San Francisco (25 et 26 Juin 1945).

L’idéologie mondialiste s’est alors incarnée dans l’ONU qui, dès sa création, a prétendu établir un système de sécurité collective pour tous, y compris pour les États qui n’en étaient pas membres. En réalité, l’ONU n’est pas plus que la SdN une société contractuelle entre égaux, mais le reflet des rapports de force du moment au profit des vainqueurs du moment.

Cela dit, le monde entier s’inclina devant cette volonté.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies
Cette organisation, qui se voulait mondiale, n’était en pratique que l’expression de la volonté de domination des puissances victorieuses au détriment de la volonté des peuples qui n’était pas prise en compte.

Cette réalité géopolitique a été confirmée lors de la création du Conseil de sécurité formé de cinq grandes puissances (les vainqueurs) en qualité de membres permanents, et d’autres membres, non permanents, mais élus selon des critères géographiques, donnant lieu à une sous-représentation de l’Afrique et de l’Asie.

La défaillance de ce système est apparue durant la Guerre froide. Le conflit entre les deux grandes puissances s’est imposé aux petites qui en ont supporté toutes les conséquences sur les plans locaux ainsi que régionaux.

Cette structuration des rôles était évidente dans le fonctionnement de l’ONU que ce soit à l’égard des demandes d’adhésion que pour le traitement des conflits, comme on l’a vu à propos de la Palestine, de la Corée, de la nationalisation du pétrole iranien, de la crise du Canal de Suez, des occupations israéliennes, du Liban etc.

L’ONU a été créée en proclamant « la foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites, à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international ». Cependant, le système de veto a privé les autres nations du droit d’être acteurs en toute égalité.

En définitive, les institutions internationales ont toujours illustré l’équilibre des puissances, loin de toute idée de justice au sens philosophique ou moral.

Le Conseil de sécurité est un directoire mondial (dans la continuation de celui installé par Metternich). Il réserve la capacité d’imposer des résolutions aux seuls Alliés, vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, et non à ceux qui recherchent la paix.

Après la dissolution de l’Union Soviétique, il était crucial de changer le système international.

Le remodelage des relations internationales par les États-Unis

Leo Strauss (1899-1973)
C’est à ce moment que les disciples de Leo Strauss ont triomphé aux États-Unis avec l’aide des journalistes néoconservateurs. Selon eux, la société est divisée en trois castes : les sages, les seigneurs et le peuple. Les sages détiennent seuls la vérité et n’en révèlent qu’une partie aux politiciens (les seigneurs), tandis que le peuple doit se soumettre à leurs décisions. Ils n’ont cessé de promouvoir leurs idées et d’appeler à l’abrogation des principes des Traités de Westphalie, à savoir le respect de la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs affaires intérieures. Pour imposer l’hégémonie occidentale, ils ont évoqué un « droit d’ingérence humanitaire », et une « responsabilité de protéger », incombant aux sages, exécutée par les seigneurs, et imposée aux peuples. Révisant le vocabulaire de la Seconde Guerre mondiale, ils ont aussi appelé à remplacer la « Résistance » par des négociations.

En 1999, les appels des néoconservateurs ont été relayés dans plusieurs pays occidentaux, notamment au Royaume-Uni et en France. Tony Blair présenta l’attaque du Kosovo par l’OTAN comme la première guerre humanitaire de l’Histoire. Dans un discours prononcé à Chicago, il affirma que le Royaume-Uni ne cherchait pas à défendre ses intérêts, mais à promouvoir des valeurs universelles. Sa déclaration fut saluée aussi bien par Henry Kissinger que par Javier Solana (qui était alors secrétaire général de l’OTAN et pas encore de l’UE). Peu après, Bernard Kouchner était nommé par l’ONU administrateur du Kosovo.

Tony Blair énonce sa doctrine (Chicago, 22 avril 2009)
Il n’y a pas de différence notable entre la théorie des straussiens et celle des nazis. Dans Mein Kampf, Adoph Hitler stigmatisait déjà le principe de souveraineté des États affirmé par le Traité de Westphalie.

Au plan économique, cette vision des choses a déjà triomphé avec le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Dès leur création, ces institutions ont cherché à s’ingérer dans les politiques économiques, budgétaires et financières des États, surtout les plus pauvres et vulnérables. Certains États arabes ont été victimes de leurs conseils en matière de libéralisation économique, de privatisation du secteur public, de braderie des ressources naturelles.

Washington a hésité sur la conduite à tenir après la disparition de l’URSS. Progressivement les États-Unis se sont affirmés comme super-puissance unique, comme « hyper-puissance » selon l’expression d’Hubert Védrine. Dès lors, ils ont considéré que le système onusien hérité de la Seconde Guerre mondiale était dépassé. Il ne se sont pas contentés de se désintéresser de l’ONU, ils ont alors cesser de remplir leurs obligations financières, ils n’ont pas ratifié le Protocole de Kyoto, ils ont refusé d’adhérer à la Cour pénale internationale, et ont humilié l’Unesco à plusieurs reprises.

Les concepts issus de la Seconde Guerre mondiale ont été balayés par les attentats du 11 septembre 2001. La Stratégie nationale de sécurité des États-Unis d’Amérique, publiée par le président George W. Bush, le 20 septembre 2002, proclame un nouveau droit, « l’action militaire préventive conte les États voyous ».

La stratégie US s’est accompagnée d’un bouleversement conceptuel.

- La notion de Résistance, issue de la Résistance française à l’occupation nazie, a été délégitimée au profit d’une exigence de résolution des conflits par la négociation, indépendamment des droits inaliénables des parties. De même, la notion de terrorisme -jamais définie en droit international- a été utilisée pour délégitimer tout groupe armé en conflit avec un État, quelles que soient les causes de ce conflit.

- Abrogeant les lois de la guerre, Washington a remis au goût du jour les « assassinats ciblés » qu’il avait abandonnés après la guerre du Vietnam et qu’Israël pratique depuis plus d’une décennie. Selon leurs juristes, il ne s’agirait pas à proprement parler d’« assassinats », mais de « meurtre en légitime défense », alors même qu’il n’y a ni nécessité pour se protéger, ni concomitance de la menace et de la réaction, ni proportionnalité de la riposte.

- L’ingérence humanitaire, ou la responsabilité de protéger ont été placés au dessus de la souveraineté des États.

- Enfin, la notion d’États voyous a fait son apparition.

Bernard Lewis (1916 - )
Ces États sont définis par quatre critères qui relèvent largement de la supputation et du procès d’intention :

- Leurs dirigeants oppriment leur population et pillent leurs biens.

- Ils ne respectent pas les lois internationales et constituent une menace permanente pour leurs voisins.

- Ils soutiennent le terrorisme.

- Ils haïssent les États-Unis et leurs principes démocratiques.

C’est avec une décennie de retard par rapport à la disparition de l’URSS que les États-Unis ont lancé leur remodelage des relations internationales. Concernant le Proche-Orient, le philosophe néoconservateur Bernard Lewis et son disciple Fouad Ajami ont énoncé les principaux objectifs : mettre fin au nationalisme arabe en frappant les régimes tyranniques qui ont cimenté la mosaïque tribale, confessionnelle, et religieuse. La destruction et le dépeçage des États de cette région conduiront au « Chaos constructeur », une situation incontrôlable dans laquelle disparaît toute cohésion sociale et où l’homme est renvoyé à l’état de nature. Ces sociétés retourneront alors à un stade pré-national, voire pré-historique, d’où surgiront des micro-États ethniquement homogènes et, par la force des choses, dépendants des États-Unis. L’un des leaders straussiens, Richard Perle, assurait que les guerres en Irak et au Liban seraient suivies d’autres en Syrie, en Arabie saoudite, et finiraient en apothéose en Égypte.

Trois étapes

Quoi qu’il en soit, la construction de ce Nouvel Ordre Mondial a traversé plusieurs étapes.

1. 1991-2002 fut une étape d’indétermination. Washington hésita à s’affirmer comme unique super-puissance et à décider unilatéralement du sort du monde. Même si cette période s’est étendue sur plus d’une décennie, elle ne représente qu’un bref moment de l’histoire.

2. Au cours des années 2003-2006, Washington a tenté d’appliquer à tout prix la théorie du « Chaos constructeur » pour étendre son hégémonie. Il a mené deux guerres, l’une avec ses propres troupes en Irak, l’autre par procuration au Liban. La défaite israélienne de 2006 a momentanément interrompu ce projet. La Russie et la Chine utilisèrent alors par deux fois leur veto au Conseil de sécurité (à propos du Myanmar et du Zimbabwe) comme pour manifester timidement leur retour sur la scène internationale.

3. Dans la période qui va de 2006 à aujourd’hui, le système unipolaire a cédé la place à un monde non-polaire. La puissance est dispersée. La Chine, l’UE, l’Inde, la Russie, et les États-Unis, représentent à eux seuls plus de la moitié des habitants du monde, ils détiennent 75 % du PIB mondial et effectuent 80 % des dépenses militaires. Cet état de fait justifie jusqu’à un certain point un fonctionnement multipolaire du fait de la compétition persistante entre ces pôles.

La nébuleuse d’un monde non-polaire

Surtout, ces puissances doivent affronter des défis provenant aussi bien de dessus (les organisations régionales et mondiales) que de dessous (les milices, les ONG, les entreprises multinationales). La puissance est partout et nulle part, en plusieurs mains, en plusieurs lieux.

Outre les six grandes puissances mondiales, il existe quantité de puissances régionales. On peut évoquer en Amérique latine le cas du Brésil, plus ou moins l’Argentine, le Chili, le Mexique, le Venezuela. En Afrique, le Nigeria, l’Afrique du Sud, ainsi que l’Égypte. Au Proche-Orient, l’Iran, Israël, l’Arabie Saoudite. Le Pakistan, dans le sud-est de l’Asie. L’Australie, l’Indonésie, la Corée du Sud, en Asie orientale et dans le Pacifique occidental.

De nombreuses organisations intergouvernementales s’inscrivent sur cette liste de forces : le FMI, la Banque mondiale, l’OMS et l’ONU en tant que telles. Des organisations régionales comme l’Union africaine, la Ligue arabe, l’ASEAN, l’UE, l’ALBA, etc. Sans oublier des clubs comme l’OPEP.

Il faut encore ajouter certains États à l’intérieur des États-Nations comme la Californie ou l’Uttar Pradesh [ État d’Inde le plus peuplé ], et encore des villes comme New York ou Shanghai.

World Economic Forum (Davos)
Les États-Unis restent la principale concentration de puissance. Leurs dépenses militaires annuelles sont estimées à plus de 500 milliards de dollars. Ce chiffre peut atteindre 700 milliards, si nous prenons en compte le coût des opérations en cours, à la fois en Irak et en Afghanistan. Avec leur PIB annuel, estimé à 14 trillions de dollars, ils sont classés première économie dans le monde.

Toutefois, la réalité de la puissance états-unienne ne doit pas masquer son déclin à la fois en valeur absolue et relativement aux autres États. Comme l’a fait remarquer Richard Haass, le président du Council on Foreign Relations, la progression de pays comme la Chine, la Russie, l’Arabie saoudite et les Émirats atteint 1 trillion de dollars par an. Cela est dû bien sûr au marché de l’énergie. Vu l’explosion de la demande chinoise et indienne, ce montant continuera à croître. La faiblesse du dollar face à la livre sterling et à l’euro n’entrainera pas seulement une dépréciation de sa valeur face aux monnaies asiatiques, mais une possible transformation du marché du pétrole qui se payera avec un panier de devises, voire en euros.

Et lorsque le dollar ne sera plus la monnaie des échanges pétroliers, l’économie états-unienne se trouvera vulnérable à l’inflation et aux crises monétaires.

Deux mécanismes fondamentaux ont soutenu le monde non polaire :

- Nombre de flux financiers ont trouvé leur chemin en dehors des voies légales et à l’insu des gouvernements. Ce qui tend à montrer que la mondialisation affaiblit l’influence des puissances principales.

- Ces flux ont été largement utilisés par les États pétroliers pour financer secrètement des acteurs non-étatiques.

Par conséquent, dans un système non polaire, le fait d’être l’État le plus puissant du monde ne garantit pas le monopole de la force. Toutes sortes de groupes, voire d’individus, peuvent accumuler de l’influence.

Selon le professeur Hedley Bull, les relations internationales ont toujours été un mélange d’ordre et de chaos. Si l’on suit sa théorie, le système non-polaire livré à lui-même se complexifie. Et c’est ce qui s’est passé.

En 2011, l’exacerbation des tensions autour de la Libye a montré que le système non polaire n’était plus viable. Deux orientations concurrentes se sont fait jour.

La première est états-unienne. Elle vise à construire un Nouvel Ordre Mondial correspondant à la stratégie de Washington. Elle suppose l’abolition de la souveraineté des États, instaurée depuis les Traités de Westphalie, et son remplacement par l’ingérence humanitaire à la fois comme légitimation rhétorique et comme cheval de Troie de l’American Way of Life.

La seconde, soutenue par l’Organisation de coopération de Shanghai et les BRICS, est sino-russe. Elle réclame le maintien des principes du Traité de Westphalie, sans pour autant envisager un retour en arrière. Il s’agit de déterminer une nouvelle règle du jeu. Quelque chose basé autour de deux noyaux autour desquels pivotent un certain nombre de pôles.

De toute évidence, le contrôle des ressources, notamment les énergies renouvelables, est le passage idéal vers la création d’un nouveau système, dont l’émergence est bloquée depuis 1991.

Il est clair aussi que le contrôle du gaz et des voies du transport, est le centre du conflit à propos de la Syrie. Sans aucun doute, la polarisation des puissances sur ce sujet dépasse certainement les causes internes, et surpasse la question d’accès aux eaux chaudes, ou l’intérêt logistique de la base navale de Tartous.

L’impératif énergétique

La bataille de l’énergie était la grande affaire de Dick Cheney. Il l’a conduite de 2000 à 2008 en confrontation nette avec la Chine et la Russie. Depuis cette politique a été poursuivie par Barack Obama.

Pour Cheney, la demande d’énergie progresse plus vite que l’offre ce qui conduit à terme à une situation de pénurie. Le maintien de la domination US passe donc prioritairement par le contrôle des réserves restantes de pétrole et de gaz. En outre, de manière plus générale, si les relations internationales actuelles sont structurées par la géopolitique du pétrole, c’est l’approvisionnement d’un État qui détermine son ascension ou sa chute. D’où son plan en quatre points :

- Encourager, quel que soit le coût, toute production locale par des vassaux de manière à réduire la dépendance des États-Unis vis-à-vis de tout fournisseur non ami, de manière à augmenter la liberté d’action de Washington.

- Contrôler les exportations de pétrole depuis les États arabes du Golfe, non pas pour se les accaparer, mais pour les utiliser comme moyen de pression à la fois sur les clients et sur les autres fournisseurs.

- Contrôler les voies maritimes en Asie, c’est-à-dire l’approvisionnement de la Chine et du Japon non seulement en pétrole, mais aussi en matières premières.

- Encourager la diversification des sources d’énergie utilisées en Europe afin de réduire la dépendance des Européens vis-à-vis du gaz russe et de l’influence politique que Moscou en tire.

Dick Cheney (1941 -)

Or, les Étasuniens ont fixé comme objectif principal leur indépendance énergétique. C’était le sens de la politique élaborée par Dick Cheney après des consultations approfondies avec les géants de l’énergie, en mai 2001. Elle passe par une diversification des sources : pétrole local, le gaz domestique, et charbon, énergie hydroélectrique et nucléaire. Et par un renforcement des échanges avec les pays amis de l’hémisphère occidental, notamment le Brésil, le Canada, et le Mexique.

L’objectif secondaire est le contrôle des flux de pétrole dans le golfe arabe. Ce fut la principale raison pour déclencher Tempête du désert (1991), puis l’invasion de l’Irak (2003).

Le plan Cheney s’est concentré sur le contrôle des voies maritimes : le détroit d’Ormuz (par où transite 35 % du commerce mondial de pétrole), ou le détroit de Malacca. À ce jour, ces voies maritimes restent essentielles à la survie économique de la Chine, du Japon, de la Corée du Nord, et même de Taiwan. Ces corridors, permettent l’acheminement des sources d’énergie et des matières premières vers les industries asiatiques, puis l’exportation des produits manufacturés vers les marchés mondiaux. En les contrôlant, Washington se garantit à la fois la loyauté de ses principaux alliés asiatiques et la restriction de la montée en puissance de la Chine.

La mise en œuvre de ces objectifs géopolitiques traditionnels a conduit les États-Unis à renforcer leur présence navale dans la zone Asie-Pacifique, et à conclure un réseau d’alliances militaires entre le Japon, l’Inde et l’Australie. Toujours pour contenir la Chine.

Washington a toujours considéré la Russie comme un compétiteur géopolitique. Il a profité de chaque occasion pour réduire sa puissance et son influence. Il craignait en particulier la dépendance croissante de l’Europe occidentale au gaz naturel russe, ce qui pourrait nuire à sa capacité d’opposition aux mouvements russes en Europe orientale et dans le Caucase.

Pour offrir une alternative, Washington a poussé les Européens à s’approvisionner dans le bassin de la mer Caspienne, en construisant de nouveaux gazoducs à travers la Géorgie et la Turquie. Il s’agissait de contourner la Russie, avec l’aide de l’Azerbaïdjan, du Kazakhstan et du Turkménistan, en évitant d’utiliser les gazoducs de Gazprom. D’où l’idée de Nabucco.

Pour renforcer l’indépendance énergétique de son pays, Barack Obama s’est soudain transformé en nationaliste autarcique. Il a encouragé l’exploitation du pétrole et du gaz de l’hémisphère occidental, quels que soient les dangers des forages dans des zones écologiquement fragiles, comme le large de l’Alaska ou le Golfe du Mexique, et quelque soient les techniques utilisées, comme le craquage de l’eau.

Dans son discours sur l’état de la Nation 2012, le président Obama a fièrement déclaré :

« Au cours des trois dernières années, nous avons ouvert des millions d’acres de terres à explorer pour le pétrole et le gaz. Ce soir, j’ai demandé à l’administration d’ouvrir plus de 75 % des ressources pétrolières et gazières offshore. Maintenant, en ce moment, la production étasunienne du pétrole est la plus élevée depuis huit ans. C’est vrai. Depuis huit ans. Et ce n’est pas tout. L’année dernière, notre dépendance au pétrole étranger a reculé, et a atteint le niveau le plus bas depuis seize ans » [1].

Il a évoqué, avec un enthousiasme particulier, l’extraction du gaz naturel par craquage des schistes bitumineux : « Nous avons des réserves de gaz naturels qui préservent l’Amérique pour une centaine d’années » [2].

En mars 2011, Washington a accru ses importations du Brésil pour se sevrer du pétrole du Moyen-Orient.

En fait, Washington n’a jamais cessé d’assurer le contrôle étasunien des voies maritimes vitales qui s’étendent du détroit d’Ormuz jusqu’à la mer méridionale de Chine, et de construire un réseau de bases et d’alliances qui encerclent la Chine —la puissance mondiale émergente— sous forme d’un arc allant du Japon à la Corée du Sud, l’Australie, le Vietnam et les Philippines dans le Sud-Est, puis en Inde, dans le Sud-Ouest. Le tout couronné par un accord avec l’Australie visant à construire une installation militaire à Darwin, sur la côte nord du pays, près de la mer de Chine méridionale.

Washington tente d’inclure l’Inde dans une coalition de pays de la région hostiles à la Chine pour arracher New Delhi aux mains du BRICS ; une stratégie d’encerclement de la Chine qui provoque une très vive inquiétude à Pékin.


Des études ont fait apparaître une répartition inattendue des réserves de gaz mondiales. La Russie vient au premier rang avec les 643 trillions de pieds cube de Sibérie occidentale. En seconde position, l’Arabie, incluant le gisement du Ghawar, avec 426 trillions de pieds cube. Puis, en troisième, la Méditerranée avec 345 trillions de pieds cube de gaz auxquels il convient d’ajouter 5,9 milliards de barils de gaz liquide, et encore 1,7 milliards de barils de pétrole.

Concernant la Méditerranée, l’essentiel se trouve en Syrie. Le gisement découvert à Qara pourra atteindre 400 000 mètres cubes par jour, ce qui fera du pays le quatrième producteur de la région, après l’Iran, l’Irak et le Qatar.

Le transport du gaz depuis la ceinture de Zagros (Iran) vers l’Europe doit passer par l’Irak et la Syrie. Il a complètement renversé les projets états-uniens et a consolidé les projets russes (South Stream et Nord Stream). Le gaz syrien a échappé à Washington, il ne lui reste qu’à se rabattre sur le gaz libanais.

La guerre continue…

Source : Voltaire.net

jeudi 9 août 2012

Kosovo - Talinovac : chronique d'une enclave ordinaire

En juillet dernier, trois bénévoles de l’association Solidarité-Kosovo se rendaient dans le village de Talinovac où un couple de Serbes venait d’être sauvagement assassiné. Décidé à dénoncer ce crime atroce, Nikola Mirkovic a écrit le témoignage poignant que nous vous livrons en avant-première ci-dessous. Le texte paraîtra sous forme d’article dans le magazine B.I (ex Balkans Infos) N°179 de septembre prochain (www.b-i-infos.com). Créé en 1996 par Louis Dalmas, ce mensuel inclassable auquel contribuait le général Pierre-Marie Gallois, a toujours soutenu et relayé les actions humanitaires de l’association Solidarité-Kosovo.


Le 6 juillet dernier, Milovan Jevtić et sa femme Ljiljana se reposaient tranquillement chez eux, dans leur maison un peu excentrée du village de Talinovac en Serbie, comme des milliers de vieux couples à travers l’Europe, contents de passer la soirée ensemble. A vrai dire Milovan et Ljiljana pourraient être n’importe quel couple européen, mais les Jevtić sont différents. Ce sont des Povratnici, c'est-à-dire des Serbes qui ont décidé de revenir vivre au Kosovo et en Métochie après les bombardements de l’OTAN en 1999 et les campagnes anti-serbes qui s’y sont enchainées depuis. Milovan et Ljiljana avaient réussi à surmonter leur peur et avaient décidé de revenir habiter chez eux, sur la terre de leurs ancêtres, malgré les menaces et la violence de certains voisins albanais. Ce fut une décision courageuse mais payée chère, très chère. Le vendredi 6 juillet 2012, huit ans après leur retour on a retrouvé leurs deux corps abandonnés, sans vie. Ils ont été assassinés froidement avec une arme de calibre 7.62.

Membre de l’association humanitaire Solidarité Kosovo qui aide les Serbes du Kosovo depuis 2004, et présent sur place dans le cadre d’une de nos missions, j’ai pu me rendre à Talinovac à côté d’Uroševac, quelques jours après ces horribles assassinats. Avec deux autres membres de notre association, Ivana et Arnaud, nous partons avec le responsable de notre antenne locale, le diacre Bojan, qui connaît bien le village et qui y avait déjà apporté de l’aide au nom de notre organisation.

Dans une petite maison de campagne blanche isolée au bout d’un chemin de terre, nous rencontrons sous un soleil de plomb, Branislav et Zorka. C’est un vieux couple de paysans serbes. Les mains burinés et le teint hâlé on a du mal à leur donner un âge mais ils ont le sourire et le sens de l’accueil des paysans serbes du Kosovo et de la Métochie. Ils nous invitent immédiatement chez eux comme si nous nous étions connus depuis toujours et répondent à nos nombreuses questions sur la situation et la vie des six derniers couples Serbes survivant dans ce village entièrement aux mains des Albanais.

L’accueil est très cordial mais masque mal une ambiance pesante et anxieuse. Dehors le soleil rayonne et la température avoisine les 40 degrés, on entend des rires d’enfants albanais au loin mais les visages de nos amis sont crispés. Ils sourient en nous servant le café serbe et des pâtisseries locales mais la tension est palpable. L’ombre de la mort n’est pas loin. Leurs vieux amis Ljiljana et Milovan, chef de la petite communauté serbe de Talinovac, ont été assassinés il y a une semaine à peine à quelques centaines de mètres de là. C’est dans cette atmosphère surréelle que nous passons notre après-midi avec Branislav et Zorka qui nous racontent la vie des derniers Serbes, tels les derniers des Mohicans, de Talinovac.

Victimes des bombardements de 1999, ils ont du fuir au nord de la Serbie pendant que des Albanais chassaient les Serbes et dépouillaient leur maison, celles des membres de leur famille et de leurs voisins, les désossant jusqu’au béton et s’acharnant contre tout bien serbe de la région. Juste à côté de la maison de nos amis on voit encore les restes de la maison du frère de Branislav, que nous visitons. De cette ruine il ne reste plus que les fondations, quelques pans de murs et des bouteilles de vins explosés sur des gravats dans lesquels les herbes sauvages ont pris racine. On se rend immédiatement compte à quel point seule la haine a pu provoquer une telle destruction.

La maison de Branislav et Zorka était dans le même état mais ce couple de paysans serbes est de la trempe des héros de jadis : ils sont courageux, amoureux de leur terre et obstinés ; terriblement obstinés. Pour eux, quel que soit le rapport de force, quel que soit le nombre d’extrémistes en face et la rage qui les motive, ils ne quitteront plus le Kosovo.

Dans ce village de Talinovac, il y avait presque une centaine de foyers serbes en 1999. Ils étaient sept au début du mois de juin, ils ne sont plus que six aujourd’hui et il n’y a plus d’enfants. Ces six couples sont tous des personnes âgées qui ont été expulsées de chez elles manu militari et qui ont néanmoins décidé de revenir avec le programme de retour des Nations Unies. Ce programme est un gage de bonne conscience et une hypocrisie sans nom. Officiellement ce programme paye pour réhabiliter les maisons pillées et détruites par les Albanais et encourage le retour des Serbes mais uniquement dans les villages où ils avaient leurs biens, c’est à dire en plein milieu de leurs agresseurs !

En fermant les yeux sur les nombreuses exactions commises contre les Serbes depuis l’arrivée de l’OTAN en 1999, les instances internationales ont passivement contribué à l’exode des Serbes du Kosovo et de la Métochie. De même, un programme efficace aurait pu être mis en place afin de permettre aux Serbes de revenir dans des zones majoritairement serbes comme il en existe encore quelques unes au Kosovo et en Métochie. Là-bas, ces povratnici auraient une vie sociale plus « normale » et craindraient moins pour leur sécurité. Mais le programme des Nations Unies est formel pour Branislav et Zorka : on vous reconstruit une maison de 50m² à la place de votre ancienne maison de 100m² au milieu de vos bourreaux ou alors on ne vous donne rien. Que peuvent réellement espérer nos amis dans un tel contexte ? Ils sont clairement dans le couloir de la mort mais ils ont néanmoins décidé de risquer leur vie pour montrer qu’ils ne se soumettront jamais et qu’ils resteront jusqu’au bout.

Pour les familles serbes de Talinovac, comme dans de nombreuses autres enclaves, il n’y a pas d’eau courante et l’électricité est régulièrement coupée. Pour survivre ils reçoivent une petite pension de Belgrade et comptent sur un élevage de poules dans leur cave et un petit jardin potager pour s’alimenter tout au long de l’année. Il n’y a pas d’épicerie serbe à Talinovac. Le premier magasin serbe est à plusieurs kilomètres et il faut qu’ils y aillent escortés par la police s’ils ne veulent pas risquer leur vie. Nostalgique, Branislav se remémore le temps où il avait des vaches, des cochons et où il pouvait labourer sa terre et s’épanouir dans son travail comme un homme digne. Il nous raconte également la joie des fêtes serbes où tout le village était invité pour célébrer Pâques, une belle moisson ou la Slava, fête traditionnelle de chaque famille. Aujourd’hui il n’y a plus de cochons, plus de joie et plus de fêtes de village pour les Serbes de Talinovac. Pour les grandes occasions, ils se retrouvent entre eux.

Depuis l’opération «Force alliée» et l’arrivée de l’OTAN, de l’ONU et de l’Union européenne au Kosovo et en Métochie il y a eu plus de 1 000 assassinats de Serbes dans le berceau-même de leur nation. Plus de 150 églises ont été détruites dont plusieurs datant du Moyen-Age pendant que les puissances pétrolières arabes finançaient la construction de 450 nouvelles mosquées. Rien qu’entre 2006 et 2011, c’est à dire après le pogrom de 2004, il y a eu, d’après le Ministère de l’intérieur serbe, 1 372 attaques contre des Serbes occasionnant, entre autres, 242 blessés, 23 maisons brûlées, 154 maisons endommagées et pillées, 268 maisons et 44 sites religieux détruits, 198 tombes profanées, 167 véhicules endommagés, 51 forêts brûlées et 226 bovins volés . Silence, au Kosovo, on purifie ! Contrairement à ce que prétendent les hérauts du Kosovo indépendant et certains médias, le nettoyage ethnique visant à éradiquer les Serbes se poursuit bel et bien et l’Occident laisse disparaître un peuple de sa propre terre sans intervenir.

Il n’y a pas un jour qui ne passe sans qu’il y ait des incidents contre les Serbes au Kosovo. Pris à partie, houspillés, insultés, raquettés, volés et tués, voilà la vie des Serbes en 2012 dans une Europe qui se gargarise des droits de l’homme et de la défense des minorités. Branislav et Zorka sont un couple courageux et jusqu’au-boutiste mais quel est leur réel avenir ? Quel est le véritable avenir pour ces Serbes qui vivent dans des enclaves et que l’on tue à petit feu ? Pour s’assurer qu’ils sont encore en vie, leurs quatre filles, qui ne vivent pas dans le même village, les appellent à tour de rôle chaque jour. Dès que la tombée de la nuit approche les Serbes se barricadent. Une scène ordinaire pour vous et moi se transforme vite en scénario catastrophe pour les derniers Serbes de Talinovac. Des phares de voiture, un crissement de pneu, un craquement dans une plinthe dans la maison, un bruit sourd au lointain éveillent les pires soupçons en une fraction de seconde. L’angoisse s’est emparée de ses résistants dont le courage n’a d’égal que la folie. Car il ne faut pas oublier que ces Serbes peuvent paraître insensés mais ce sont de véritables héros. Ils auraient pu trouver refuge dans des appartements en Serbie centrale que l’Etat serbe donne aux réfugiés du KosMet. Ils auraient pu mieux vivre de leurs retraites auprès des leurs mais ils ont pris la décision hautement symbolique de revenir habiter chez eux. En plein territoire hostile, au milieu des assassins de leurs voisins les Jevtić , de simples paysans Serbes, bravent la raison et les interdits pour dire que, eux, n’abandonneront jamais.

Mais loin des propos enflammés ou du désir de vengeance, Branislav et Zorka ont un discours rasséréné, humble et dévoué. A la question « pourquoi êtes vous venus revivre ici ? », ils nous répondent avec un naturel déconcertant : « Parce que ici, c’est chez nous. »

Nikola Mirkovic


jeudi 2 août 2012

L'agent israélien Bernard-Henri Lévy nous dit qu'une intervention en Syrie est inévitable

Interrogé par Europe 1, Bernard-Henri Lévy est revenu la situation en Syrie où la ville d’Alep est en proie à de violents combats depuis plusieurs jours. Bernard-Henri Lévy estime qu’une « intervention militaire est inévitable en Syrie ».


Alors que la France prend la tête de la présidence du Conseil de Sécurité de l'ONU, le philosophe appelle le pays à "mettre au pied du mur la Russe et la Chine qui s'opposent à une intervention en Syrie. "Les russes ont intérêt à débloquer ce verrou et la France peuvent les aider e tenant un discours de fermeté et en leur faisant savoir que, quoique qu'il arrive, une intervention militaire est inévitable. Pas de la même forme que la Libye, que les pays voisins, la Turquie, certains pays arabes, mais on ne peut plus laisser faire ce massacre au quotidien. Voila ce qui doit être dit aux Russes avec eux ou sans eux", a-t-il commenté.


BHL se montre toutefois confiant pour faire changer les Russes et les Choinois d'avis. "Je pense que les Russes et les Chinois sont en train de changer de position, ils en donnent des signes multipliés. Ils sont en train de le faire non pas parce qu'ils sont en train de se convertir à la morale humaniste universelle, mais parce qu'ils se rendre compte que pour sauver une base navale en Syrie, ils sont en train de perdre toute leur position dans le monde arabe en général, parce qu'ils s'associent aux assassin", a estimé le philosophe.

Source : Europe 1

jeudi 26 juillet 2012

Vincent Reynouard - Les armes à l'uranium appauvri

Voici une conférence de Mr Reynouard que j'ai découvert il y a peu. La vidéo datant, celle ci à sa bande audio abimée, malgré cela, elle reste audible et je recommande fortement son visionnage pour son aspect technique !

samedi 21 juillet 2012

Thierry Meyssan - « L’armée syrienne a mis en échec les combattants étrangers à Damas »



Dans ce nouvel entretien, réalisé la nuit dernière, Thierry Meyssan revient sur la « bataille de Damas » durant laquelle les forces de l’armée syrienne ont mis en échec les combattants étrangers, principalement afghans et somaliens, financés par les forces occidentales, l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Thierry Meyssan nous prévient également d’une opération imminente de « guerre psychologique », qui consisterait pour les forces de l’OTAN à lancer de « fausses chaines de télévision » afin de diffuser de fausses informations sur la capacité de l’armée syrienne à conserver le contrôle du pays. Cette opération serait le prélude à une nouvelle attaque militaire de combattants étrangers, pour tenter de faire tomber Damas.

Source : Mecanopolis

mercredi 18 juillet 2012

Syrie - Le ministre de la Défense tué dans un attentat + Interview de Thierry Meyssan sur la géo politique actuelle du Proche Orient

Un attentat-suicide de grande ampleur a frappé ce matin le siège de la Sécurité nationale syrienne, tuant le ministre de la Défense, le général Daoud Rajah (au centre de la photo ci-dessus). La nouvelle de la mort du général a été confirmée par la télévision syrienne. Naturellement, d’autres victimes sont à signaler : on sait que le ministre de l’Intérieur, Mohammed al-Chaar, le chef de la Sécurité nationale le général Hicham Ikhtiar ont été blessés. Selon le média russe Russia Today et la chaîne Al-Manar, le beau-frère de Bachar et vice-ministre de la Défense, Assef Chawkat, aurait été tué lui aussi, Le bâtiment est situé dans le centre-ville, dans le quartier de Rawda.

  
Un épisode d’une vaste offensive

Le général Daoud Rajah avait été nommé ministre de la Défense en août 2011. De confession chrétienne, il était aussi vice-président. Il avait dirigé les récentes manœuvres combinées de l’armée syrienne.

Politiquement, cet attentat est évidemment le plus grave qui ait été commis en Syrie depuis le début de la crise. Et il intervient alors que l’ASL dirige une offensive – d’une efficacité plus médiatique que militaire – contre Damas. Alors, évidemment on se demande quelle officine, ou quel pays se trouve derrière cette agression sans précédent. Al-Qaïda ? C’est possible, mais la nébuleuse d’al-Zawahari, effectivement déjà à l’oeuvre dans le pays peut avoir bon dos : dans le combat à mort entamé contre la Syrie, par tous les moyens obliques possibles, par les États-Unis et ses alliés du Golfe, on ne peut exclure l’action de la CIA ou d’autres services. L’attentat est intervenu au moment d’une réunion d’un « conseil de sécurité » auquel participaient, outre des ministres, des chefs militaires et policiers. Et ou accessoirement, l’accès aux informations de l’agence Sana est à nouveau indisponible

Il est évident qu’à défaut de pouvoir renverser politiquement et militairement le pouvoir, les rebelles et leurs alliés cherchent à le décapiter. Et, bien sûr, Bachar al-Assad est sur la liste.

Bien sûr, l’opposition se félicite de cette « victoire », la seule qu’elle peut obtenir : sur I-Télé, la « journaliste » franco-syrienne Hala Kodmani, soeur de Bassma Kodmani, dirigeante du CNs et stipendiée des États-Unis et de la Grande-Bretagne, insinuait que cet attentat avait été rendu possible par des « infiltrations » rebelles au plus haut sommet de l’appareil d’État. Ben voyons ! Il s’agit en l’occurrence d’ajouter la déstabilisation et la désinformation au terrorisme.

Le général Daoud sera évidemment remplacé. Et le combat continuera. Malgré le coup sévère reçu, Damas sera purgée de ces bandes manipulées par l’OTAN et le Golfe. Mais la direction syrienne va devoir redoubler de précautions. Ce n’est pas une opposition intérieure qu’elle affronte, c’est une gigantesque tentative de subversion, très partiellement syrienne, qui ne recule devant aucun moyen. Mais nous n’apprenons rien, on le suppose, aux habitués de ce site.

Source : NovoPress

mardi 19 juin 2012

Balkans, un éclatement programmé - Ex-Yougoslavie, 20 ans après




Pour commander ce livre c'est  

J'en profite aussi pour poster ce documentaire réalisé et commenté par le sayanime BHL. Ce film, tout comme l'actuel "Serment de Tobrouk" sert de propagande guerrière sous des aires d'humanisme (nos antifas adorent). Tout y passe, du mensonge caractérisé à la manipulation d'images. Le bute était donc, à travers la destruction du pouvoir et des nations, manipuler les peuples et les religions les une contre les autres afin de pouvoir trafiquer des organes d'un coté, trafiquer de la came et des armes de l'autre, sans compter sur le vole des ressources du pays.

Avec l'immigration qui abonde chez nous, BHL et ses amis placent leurs cartes. Viendra le jour ou la France ressemblera à cela et si vous cherchez à vous défendre, n'oubliez pas, vous deviendrez un méchant fachos.



N'hésitez pas entre la diatribe mondialo-trotsko-sioniste et notre honneur! Devenons serbe, il le faut ! Résistance est maitre mot!