« L'expression la plus simple du nationalisme est la défense de la Terre et du Sang.
Quel homme digne de ce nom ne défendrait pas sa famille ni son habitat ?
Alors le nationalisme étend cette vision de la famille à son peuple et celui de son habitat à sa nation ! »
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samedi 5 septembre 2015

La marque américaine derrière les afflux de réfugiés




Voici une photo prise cet après-midi (samedi 5 septembre) à Paris lors d'une manifestation de soutien aux migrants. Cette photo résume à elle seule toute la sémantique des élites et des médias mainstream. Non pas par ce que le drapeau français n'est pas présent (c'est même rassurant en fait), mais par la présence de drapeaux étrangers renversés (Tunisie, Algérie, Palestine), comme une préfiguration de la mort de ces nations. Sans compter, bien sûr, sur le torchon de l'ASL, qui n'est rien d'autre qu'une création occidentale ayant servi d'agent de déstabilisation de la Syrie qui a permit la création de DAESH et mené à cet exode massif de population syrienne.

Bref une photo qui résume bien la situation actuelle et un future obscure pour la liberté des peuples à disposer d'eux même libre sur leurs terres. Le NWO avance ses pions à la vu de tous et le peuple de France applaudit !

lundi 12 janvier 2015

Le marxisme culturel, la mort !

Le “politiquement correct” n’est pas une mode mais bien une idéologie, également connue sous le nom de « Marxisme Culturel », mise au point par des Marxistes, en vue de détruire la civilisation occidentale en se servant des frustrations des minorités. Il s’agit d’une idéologie de gauche se cherchant une sorte de prolétariat de substitution autre que la traditionnelle classe ouvrière. Le marxisme culturel se focalise ainsi sur des « opprimés » réels ou supposés, des « victimes » plus ou moins factices, des « exploités » pas forcément exploités.


Historique

Après le rejet des révolutions hongroises et allemandes de 1918, Lénine a du constater que son régime ne survit que par la terreur. Il fallait donc trouver autre chose! En 1922 il convoque à l’Institut Marx-Engels de Moscou une réunion du Komintern afin que Lukács et Münzenberg puissent exposer officiellement leur stratégie de conquête de l’Occident : au marxisme économique par le soulèvement du prolétariat ils proposaient de substituer le marxisme culturel par la subversion des intellectuels. Le chemin serait long mais la victoire certaine. Willi Münzenberg, grand architecte de la Désinformation sous Lénine puis Staline, convaincu que le Communisme ne pourrait jamais s’implanter si la nature même des peuples de la Chrétienté n’était au préalable radicalement transformée, a défini l’objectif et donné le mode d’emploi du Marxisme Culturel : « Organiser les intellectuels et se servir d’eux pour pourrir la Civilisation Occidentale jusqu’à ce qu’elle pue. Alors seulement, après que toutes ses valeurs eussent été corrompues et la vie rendue impossible, pourrions-nous imposer notre Dictature du Prolétariat. » Des intellectuels marxistes internationaux fondèrent en 1923, l’École de Francfort afin d’étudier les causes de ces échecs. Elle rassemblait des socio-philosophes universitaires tels que Horkheimer, Wiesengrund, Adorno, Marcuse, Benjamin, Fromm, Pollock, Neumann, Wiggersrhaus, suivis par Haberm, Lukacs… assistés par Sigmund Freud.

Constat : Les Peuples rejetaient le marxisme.
Question : Y aurait-il une erreur dans la doctrine?
Réponse : Impossible. L’erreur est dans l’immaturité des peuples.
Conclusion : il faut changer les peuples avant de prendre le pouvoir.

Herbert Marcuse écrit : « C’est le peuple qui n’a pas rempli le rôle que lui avait réservé la théorie révolutionnaire » … « mis devant la possibilité de la révolution, le peuple aura préféré s’en détourner en adhérant profondément aux institutions définissant la civilisation occidentale. » « Qu’une conscience non révolutionnaire – ou plutôt antirévolutionnaire – prévaut dans la majorité de la classe ouvrière, cela saute aux yeux. » Et il continue: « Il faut préférer la dictature des intellectuels au pouvoir d’un peuple encore imparfait. […] Il est nécessaire, pour une société civilisée, que des gens éduqués aient des prérogatives politiques pour combattre les sentiments, les attitudes et les concepts des masses non éduquées. » . Cette doctrine ils l’ont appelé « Marxisme Culturel », ou Déconstructivisme. 

En Europe comme aux États-Unis les méthodes employées pour détruire le pouvoir occidental sont les mêmes : 

- Fragmentation de la société, 
- Immigration, 
- Communautarisme, 
- Métissage, 
- Affirmative action, 
- Mariage homosexuel, 
- Destruction de la famille, 
- De la nation etc. 

Il était impératif d’infiltrer et de prendre le contrôle des lieux dans lesquels sont dispensées les valeurs, c’est-à-dire, l’école, l’église, la justice, les médias, les partis politiques, les milieux artistiques, … afin d’y détruire les valeurs anciennes et de les utiliser pour dispenser de nouvelles « valeurs ». On pourrait donc façonner la pensée des peuples, promouvoir la fragmentation de la société en minorités, religieuses, raciales, sexuelles, et dresser ces minorités contre la majorité traditionnelle culpabilisée qui n’avait plus d’autre choix que de se taire. Au moindre écart de langage, on vous traîne devant les tribunaux, en brandissant jusqu’à plus soif les clichés éculés de l’antisémitisme, de la xénophobie, du racisme, de l’islamophobie, du fascisme, de l’homophobie, du nazisme, etc. Cela se fait toujours au nom de causes nobles, charitables, compassionnelles, antiracistes, droit-de-l’hommistes. Nous en sommes témoins tous les jours.

La situation actuelle

Dans toutes les sociétés, il y a toujours des motifs de mécontentement. Les marxistes exploitent ces mécontentements par la propagande en les amplifiant de façon à attirer de nouveaux fidèles. Le marxisme économique s’était spécialisé dans l’exploitation de la misère ouvrière. Le marxisme culturel a aussi utilisé la démagogie pour se trouver de nouveaux adeptes. Ils ont essayé d’exploiter le ressentiment des noirs américains, l’ostracisme qui frappait les homosexuels, le statut de la femme, les problèmes d’environnement… Dans tous les cas, l’objectif est de se poser en « défenseur des opprimés », pour se donner une image sympathique et en profiter pour détruire les valeurs occidentales, (comme la famille), et les remplacer par d’autres. Les marxistes culturels sont donc des manipulateurs qui exploitent le ressentiment d’autrui pour atteindre leurs objectifs. Derrière chacune de leurs actions, il y a un objectif visant à leur permettre d’instaurer leur socialisme. La lutte pour les droits des homosexuels ou des femmes leur permet de détruire l’institution familiale, cercle important de la transmission des valeurs. La lutte pour l’antiracisme et le métissage et la promotion du multiculturalisme leur permet de détruire l’identité nationale donc la nation, lieu majeur de transmission des valeurs.

La façon d’attirer les moutons c’est de victimiser les minorités et placer tout ce qui représente les valeurs morales traditionnelles comme étant oppressives et démonisé en racisme, antisémitisme, sexisme, homophobie etc..

Extrait du journal du Philosophe marxiste Michel Onfray : « La destruction du vieux monde autoritaire, patriarcal, catholique, misogyne, phallocrate, antisémite, homophobe, raciste, bourgeois ne fut pas suivie par la construction d’un monde libertaire, laïc, égalitaire, fraternel, solidaire, social… »

Un tel discours séduit les minorités qui se voient en victimes. Le but du marxisme culturel est de remplacer la révolte du prolétariat par la révolte des minorités, renverser le système en place et préparer la populace à accepter le socialisme.

Yuri Bezmenov, un agent du KGB qui avait fuit l’U.R.S.S. nous exposait il y a 30 ans la propagande communiste et les procédés de manipulation de l’opinion, procédés qui prennent quelques générations à s’implanter, et qui commencent à faire effet maintenant, même si L’U.R.S.S. s’est effondrée entre temps.



Quelques exemples de marxisme culturel

  • Le multiculturalisme de P.E. Trudeau. Trudeau était proche de Castro et n’a jamais caché sa sympathie pour le communisme. Le multiculturalisme qu’il a instauré au Canada est la glorification des minorités au détriment de la majorité. Ces minorités qui ne s’intègrent pas, qui sont protégées par le système (chartes des droits et libertés) et qui graduellement modifient les valeurs occidentales. Son fils ne fait pas mieux, en courtisant ouvertement les minorités islamistes qui sont anti-occident et anti-américaines.
  • La récente levée de bouclier envers le projet de Marois sur les valeurs québécoises et l’idée d’enlever les signes religieux dans les écoles et autres endroits géré par le public publics est un bon exemple de marxisme culturel. Encore une fois la victimisation des minorités contre la majorité. On va voir tout plein de femmes voilées « opprimées » qui viendront brailler qu’elles vont perdre leur emploi si elles refusent de retirer leur voile…
  • La révolte des carrés rouges, pauvres étudiants qui se posent en « victimes » du gouvernement et des forces de l’ordre. La démonisation des forces de l’ordre et la résistance fait partie du marxisme culturel, le but est de discréditer les forces de l’ordre et c’est une sorte de répétition pour la révolution socialiste à venir.
  • Une chinoise qui se plaint de discrimination parce qu’on ne l’a pas servi en chinois dans un McDonald au Canada.
  • 24 Août 2013, a TVA, pour souligner le 50e anniversaire du « I have a dream » de Luther-King, ils ont invité in « spécialiste » de la politique américaine qui est venu dire que le racisme est PIRE aujourd’hui qu’a l’époque de Luther-King. Sérieusement ?
  • Le laïcisme radical, qui s’offusque de la prière à la marie de Saguenay, mais qui ne disent pas un mot quand des imams font des discours anti-homosexualité, misogynes ou carrément anti-occident. Attaquer la majorité, mais jamais les minorités.
  • Les groupes écologistes, qui combattent l'industrialisation, sous le couvert de « sauver la planète ». L'industrialisation est ce qui à fait le succès de l’occident, augmenté la richesse, le niveau de vie et le confort de l’occident. En fait, les solutions écologistes ont causé plus de dommages environnementaux que les supposées problèmes. Les éoliennes coûtent plus cher en énergie à construire que ce qu’elles vont produire durant leur durée de vie utile… La lutte contre les « pollueurs » vise à ruiner la productivité d'un pays en le soumettant à des normes coûteuses et à paralyser son développement. Elle vise aussi à promouvoir le collectivisme, puisqu’au nom de la lutte contre la pollution, on vise à supprimer le transport individuel au profit du transport collectif, et limiter la propriété privée au profit de biens « communs ».
  • Étatisme obèse, l’état de plus en plus gros, et les citoyens de plus en plus dépendant de l’état. Quand une entreprise ferme, au lieu de se prendre en main les travailleurs manifestent pour avoir plus de chômage, ou alors que le gouvernement leur « donne » un emploi subventionné.
  • Enseignement du sexe, de l’homosexualité et de la transsexualité aux enfants, ça se fait dans les classes du primaire. On leur demande maintenant à un très jeune âge quel sexe ils se sentent intérieurement, s’ils ont des tendances homosexuelles etc.. Certaines écoles ont même des toilettes pour les enfants qui ne se sentent pas du bon sexe biologique. Soit une transgression par rapport à la morale traditionnelle, et une source de clivages (homos et hétéros). L’homosexualité est acceptée ici, contrairement à ailleurs dans le monde comme en Iran, ou les homosexuels sont décapité ou pendus. Mais est-ce nécessaire d’avoir les jeux olympique gays, le gay-pride, le village gay, la semaine de lutte contre l’homophobie, les publicités gouvernementales contre l’homophobie, comme si c’était un problème grave ici? Pourquoi ne pas s’occuper plutôt des homosexuels qui risquent la mort dans d’autre pays? Mais non, ça n’arrivera pas parce que la cible est la civilisation occidentale et les valeurs familiales occidentales. Poster affiché dans une école primaire publique de Toronto, où l’on voit un homme faire une pipe à un autre homme :
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  • L’affaire Zimmerman: on fait passer le jeune noir décédé comme une victime d’un acte haineux et raciste. Pourtant presqu’au même moment, un jeune bébé de 13 mois se faisait tirer une balle dans la tête par un jeune noir. Quand c’est un noir qui tue un noir, ou qui tue un blanc, ça passe innaperçu, mais quand c’est un blanc qui tue un noir c’est un scandale de haine et de racisme et les médias en remettent, embellissent les faits et en cachent d’autres, pour que l’histoire soit parfaite.


Tout ces mouvements qui défendent les « minorités » ont comme but la destruction de nos valeurs traditionnelles occidentales, moralité, liberté, parce que ces valeurs sont incompatibles avec le communisme, qui requiers un contrôle total sur l’individu, au nom du « bien commun ». En plus quand ils perdent le débat des idées, ils n’ont qu’à traiter leurs opposants de racistes, sexistes, pollueurs à la solde des pétrolières, ou n’importe quel autre insulte du genre et clore le débat. Il est impossible de critiquer Obama et ses politiques sans se faire traiter de raciste. Voter pour quelqu’un parce qu’il est noir c’est correct, mais qui oserait dire qu’il a voté pour quelqu’un « parce qu’il est blanc »? Impensable !


On est loin de Martin Luther-King, qui rêvait que la gens soient jugés pour ce qu’ils sont et par leurs actes, et non pour la couleur de leur peau…


Pourtant, les pays occidentaux, sont les plus respectueux de l’environnement, les plus libérés et respectueux des droits des minorités. Selon ces illuminés, s’opposer au mariage gay ou se questionner sur la pertinence du « Gay Pride » est plus grave que ce qui se passe en Syrie où des chrétiens sont massacrés par milliers. Souvent, même quand ces minorités font des gains et atteignent un niveau de respect et d’égalité plus qu’acceptable, la plupart continuent encore et encore, souvent encore plus radicalement d’en demander encore plus. Le but n’est pas d’atteindre le respect pour les minorités, mais de détruire la majorité.

Tout cela est fait en s’abritant derrière des valeurs nobles mais avec pour objectif de supprimer la liberté individuelle et d’instaurer un totalitarisme « acceptable ». On vous dira toujours que c’est nécessaire pour l’égalité, la solidarité, ou pour « sauver la planète » mais tout n’est que propagande. Derrière ces bonnes intentions se cache une idéologie totalitaire, qui n’en aura rien à foutre des « droits » des minorités ou de l’environnement une fois leur but atteint.

Les minorités se doivent de respecter la majorité et essayer de s’intégrer et de s’accommoder des valeurs de la majorité, et surtout cesser de jouer à la victime, alors qu’elles sont dans les pays les plus libres du monde. Surtout quand on comprend le but derrière cette idéologie…
Réveillez-vous !

Monsieur Valls, le droit de défendre notre sang n'est pas négociable, la prison ou le bucher plutôt que de m'incliner ! Je mourrai libre, jamais je ne vous servirai !

dimanche 7 décembre 2014

L'ére du Kali Yuga bat son plein !

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée.

Aldous Huxley
Le meilleur des mondes

dimanche 30 novembre 2014

La collusion entre l'extrême gauche et la bourgeoisie capitaliste internationale

Note préliminaire : Dans un premier temps, je souhaite préciser que l'article reprit ici date de quelques années en arrière et est à la base une source de l'extrême gauche elle même. Donc si d'un coté cela est à mettre à leur crédit, d'un autre, qui de mieux qu'eux même pour en parler ? 

Suite à la manif d'extrême gauche survenue hier à Lyon (samedi 29 novembre), nous avons pue entendre divers débiles accuser "l'extrême droite" d'être libéraliste, ce qui prouve que nombres de manifestants ne connaissent absolument pas leurs adversaires, et sont pour la plus part dans un combat fantasmé et d'arrière garde.

J'aimerai également préciser pour tout visiteurs du blog, que l'orientation politique ici n'est pas d'extrême droite, mais ne s'insère tout simplement pas dans l'arc républicain français. Nous (ULOHC Network) sommes nationaux socialistes (français, nous n'avons aucune fidélité à l'Allemagne) et opposés à la république conçue après la révolution bourgeoise de 1789. Considérant cette révolution comme l’avènement de l'argent roi. L'argent étant la seule valeur crée par l'homme qui n'a aucune valeur humaine, si prostituer des enfants est rentable, alors soyez en sur, le capitalisme le fera. Et le meilleur alibi du capitalisme est le trotskisme, qui a mué la lutte des classes en lutte des races, des sexes, des genres, libéralisation des drogues et tout ce qui permettra d'affaiblir les sociétés traditionnelle et de ruiner le peuple dans son unité raciale et spirituelle via la "révolution permanente".

Capitalisme et pouvoir d'argent
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Financement et subvention |    |
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Trotskisme et alter-mondialisme

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Actualité de l’Anarcho-syndicalisme
samedi 23 août 2008

En mai 2008, à l’occasion de la venue en France d’antifascistes russes, une polémique a éclaté sur internet concernant les liens entre un certain antifascisme et l’Etat. Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans la nébuleuse antifasciste (qui n’est peut-être pas nébuleuse pour rien...), mais les points soulevés sont particulièrement clairs et précis et les questions qu’ils soulèvent cruciales d’un point de vue militant. Des compagnons ont donc jugé nécessaire, comme dans toute polémique, d’étudier les arguments des uns et des autres, à commencer par vérifier leur véracité. Puis, vu les questions soulevées, de porter le débat sur la place publique.

La polémique a éclaté lorsqu’un internaute (avec lequel les rédacteurs de l’article n’ont rien à voir) a dévoilé que les fameux antifascistes russes invités en France avaient des liens avec "Searchlight", magazine britannique qui affiche certes un bel antifascisme mais dont le rédacteur en chef reconnaît avoir des liens avec les services secrets de son pays. Ce même internaute faisait par ailleurs remarquer que le mouvement qui faisait venir en France ces Russes (en l’occurrence le conglomérat "Réflex", "Scalp", "Réseau no pasaran"), fait partie d’un réseau appelé United (auquel appartient également Searchlight).

Qu’est-ce donc que cet United ?

C’est, d’après ce qu’affirme son site, "le plus grand réseau pan-européen antiraciste". Il regroupe 560 organisations et lutte contre le nationalisme, le racisme, le fascisme et pour les droits des immigrants et des réfugiés. Très bien jusques là. Sauf que, si l’on se donne seulement la peine de lire ses rapports d’activité, on a directement connaissance de la liste des organisations qui financent United. C’est là qu’on rigole. Dans le rapport d’activité 2006, on relevait en vrac, parmi les généreux donateurs : 
  • La Commission Européenne
  • Le Conseil de l’Europe
  • Le Conseil mondial des Eglises (!)
  • Le Conseil culturel de Suède 
  • Le Groupe parlementaire européen des Verts
  • Le Groupe parlementaire européen Socialiste 
  • Le Groupe parlementaire européen Communiste 
  • Le Ministère des affaires étrangères Suisse, etc...
Bien pire, deux ministères de la police (au moins) financent directement United : le ministère de l’intérieur britannique et le ministère de l’intérieur néerlandais. Et c’est bien de ce réseau que Reflex (auquel appartient le Scalp) est membre !

Ces révélations qui appelaient soit un démenti formel (si elles étaient fausses) soit, dans le cas contraire, des explications politiques ont certes soulevé une vive polémique, mais les explications se font toujours attendre.

Ainsi le principal mis en cause, le réseau No- Pasaran (auquel appartient Reflex, tout comme le Scalp) s’est fendu d’un communiqué tonitruant (dont nous reproduisons plus loin les principaux extraits) mais qui, sur le fond, se garde bien de donner quelque explication que ce soit.

Remarquons tout d’abord que le Scalp-no pasaran se garde bien de démentir formellement les deux accusations qui ont lancé la polémique :

- à savoir tout d’abord qu’ils participent eux-mêmes à un réseau financé par la police
- ensuite que le directeur de la revue Searchlight est en relation avec la police secrète britannique.

Ne démentant pas formellement, ils tentent de noyer le poisson en parlant "d’allégations fumeuses". Reconnaissons que ces deux termes sont fort habilement choisis : une allégation, c’est une affirmation quelconque (le terme allégation en lui-même n’implique pas qu’elle soit vraie ou fausse), et quelque chose de fumeux est simplement quelque chose d’approximatif. Bref, après avoir lu le communiqué, on ne sait pas si le Scalp affirme qu’il s’agit de mensonges ou s’il reconnaît que c’est la vérité, simplement approximative... Les rédacteurs du communiqué ont ainsi fait preuve, avec finesse, de beaucoup de prudence. Ils ont eu grandement raison. Car non seulement les deux allégations sont fondées, tout à fait exactes, mais de plus elles n’ont rien de fumeux puisque chacun peut en trouver confirmation sur les sites suivants, qui sont réputés pour leur sérieux et leur fiabilité :

http: //libcom.org/library/searchli... (Le site aujourd'hui n'existe plus)
et
http://www.katesharpleylibrary.net/. "Searchlight" & the State"

Relevons, à notre tour, une allégation, cette fois-ci parfaitement mensongère dans ce fameux communiqué : ce n’est pas à l’avocat de la victime que les invités russes du Scalp apportent leur aide mais... au Procureur. Il y a là plus qu’une nuance ! La preuve est ici aussi facile à administrer, et par la même méthode. Sur le site des amis des intéressés (http://www.searchlightmagazine.com/... ) on peut lire en effet : "Here in St Petersburg, anti-fascists have actively helped the public prosecutors as expert witnesses since the early 1990s and have run some successful campaigns." Or, sans conteste possible, "public prosecutors" se traduit en français par Procureur, certainement pas par avocat. Ce passage de la revue Searchlight est donc parfaitement limpide : "Ici, à Saint- Pétersbourg, les anti-fascistes aident activement le procureur du ministère public (l’équivalent de notre Procureur de la République) comme témoins experts depuis le début des années 1990 et mènent des campagnes efficaces." Bref, c’est au Procureur, à l’émissaire direct du ministère de la justice d’un pays très autoritaire (pour ne pas dire plus...) que les invités russes du Scalp apportent tout leur soutien actif depuis 18 ans. Une paille.

Maintenant, direz-vous, que viennent faire Zyed et Bouna dans cette galère ? Qu’ont-ils à voir avec des militants qui ont choisi de collaborer avec les Procureurs ? Rien. Ils sont là, eux aussi, pour noyer le poisson. Mais, au-delà de la stupidité de la mention de leur prénom en des circonstances qui n’ont rien à voir avec eux, c’est une véritable insulte à leur mémoire. Surtout si l’on veut bien se rappeler que le Scalp n’a pas été capable de se fendre ne serait-ce que d’un communiqué en soutien à la jeunesse qui se révoltait à la suite de leur mort (il ne l’a fait que bien plus tard).

Revenons maintenant aux trois affirmations morales que le conglomérat Scalp - No pasaran - Réflex martèle dans son communiqué. Un bref commentaire suffira :

"La solidarité - lit-on dans le communiqué - [c’est] mettre en place un réseau de contacts et d’échange." En soi, le propos est intéressant. Mais quand le "contact" et "l’échange" s’étendent jusqu’à la police, chacun comprendra qu’un révolutionnaire préfère couper les ponts !

"L’internationalisme - lit-on ensuite - [c’est] accepter et comprendre la réalité à laquelle sont confrontés nos camarades étrangers." Et la "réalité" à laquelle sont confrontés - camarades ou pas - les étrangers, c’est celle des expulsions organisées par ... les ministères de l’intérieur ... ceux-là mêmes qui financent le réseau international des rédacteurs du communiqué. A ce stade d’incohérence, est-il besoin de s’appesantir ?

Enfin, nous dit-on, " L’antifascisme ce n’est pas traquer chez les antifascistes qui agissent d’hypothétiques défaillances". Qualifier de simple défaillance une collaboration clairement établie avec le Procureur, c’est un euphémisme particulièrement pervers. D’autant que ces défaillances ne sont pas hypothétiques.

Au lieu de répondre aux principales questions que posent ces révélations (à savoir, est-il légitime qu’un groupe antifasciste collabore avec l’Etat ? Surtout dans le cas présent, l’Etat russe, qui n’a pas grand chose à envier aux Etats fascistes ; est-il normal qu’un réseau antifasciste perçoive des financements de la police ?) ce communiqué est un numéro de criailleries. Cette affaire devrait interroger tous ceux qui ont, à un moment où à un autre participé à des manifestions du Scalp-no pasaran, ce qui est d’ailleurs le cas de divers militants de la CNT-AIT, dont les auteurs de ces lignes. Aussi, aux questions ci-dessus, nous voyons nous dans l’obligation d’en ajouter au moins deux autres :

- Comment se fait-il que ces données aient pu rester cachées si longtemps ?

- Les membres "de base" du Scalp étaient-ils au courant ?

Nous attendons la réponse.

Source : CNT-AIT
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Il est à rappeler que depuis rien à changé !