« L'expression la plus simple du nationalisme est la défense de la Terre et du Sang.
Quel homme digne de ce nom ne défendrait pas sa famille ni son habitat ?
Alors le nationalisme étend cette vision de la famille à son peuple et celui de son habitat à sa nation ! »
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jeudi 10 avril 2014

Un jour ou l’autre, il faudra qu’il y ait la guerre!



Nous soutenons l’idée que les élections françaises celles qui ont eu lieu et celles qui sont à venir, ont une importance capitale. Elles doivent, si on comprend bien l’importance de l’enjeu, permettre de créer une dynamique qui débouchera sur l’affaiblissement du gouvernement, sur un coup d’arrêt à l’évolution atlantiste de Hollande, sur un blocage de la dérive européenne et la fin du laminage des couches sociales petites et moyennes. Nous soutenons que tout est lié dans le grand mouvement, le colossal mouvement historique qui est en cours. La France a une position clef en Europe, elle peut dire non. Elle peut bloquer la vassalisation de l’Europe, elle peut contrer l’hegemon anglo-saxon, elle peut œuvrer en faveur d’un monde multipolaire juste et plus sûr. Jour après jour, texte après texte, nous tentons de donner un sens aux événements. Que ce soit au plan financier, au plan social, au plan géopolitique ou géopolitique. Nous nous écartons de notre entreprise première qui était de d’informer sur les choses de l’économie, de la finance et de la Bourse. Pourquoi?…Parce que le glissement des six dernières années fait que ces domaines ne sont plus autonomes, ils n’ont plus leur vie propre, ils sont devenus serfs, pilotés, dirigés. Ce sont des enjeux. Ce sont des variables, des armes, dans la panoplie des gouvernements et de leurs banques centrales. A ce titre, ils s’inscrivent plus que jamais dans la politique, c’est à dire, dans notre conception, dans la lutte pour le Pouvoir, la Puissance, les richesses, les femmes -et maintenant les hommes- bref dans la lutte éternelle pour les dépouilles, le butin.


Bref, ils sont au service de la reproduction d’un ordre social, (des)ordre social mondial, issu du coup de force anglo-saxon des dernières décennies, coup de force qui se désigne sous le nom de globalisation-financiarisation. Car les deux sont liés, inséparables, la globalisation n’est pas autonome, elle est globalisation sous le signe et la primauté de la finance. Il ne sert à rien de couper les cheveux en quatre sur les objets du marché financier dès lors que celui-ci n’est plus animé d’une vie propre, il n’a pas plus de réalité que la marionnette dont l’opérateur tire les ficelles dans la coulisse. Il est une ombre. Une représentation qui se donne à voir en fonction de certains objectifs. Si vous en doutez, regardez les sanctions financières contre la Russie: 50 milliards de pertes de richesses en quelques jours. La Russie rentre en récession. Regardez la misère dans laquelle on a plongé l’Iran, regardez le précipice que l’on essaie, par la déstabilisation financière, de creuser sous les pieds de la Chine. Souvenez-vous de la mise au pas de l’Europe, il y a deux ans, mise au pas qui a forcé la BCE à abandonner les voies de l’orthodoxie et à s’aligner sur les vues et intérêts anglo-saxons. Poutine n’est pas dupe qui vient d’annoncer la mise en place d’un système de paiements autonomes pour échapper à la dictature anglo-saxonne. Les Chinois ont compris, qui accumulent l’or, qui tentent de créer un marché autonome et une zone Yuan, qui multiplient les accords bilatéraux, qui transfèrent leurs avoirs loin de « l’overreach » américain. La finance, celle des assets, celle des transferts, celle des impôts, celle du recensement des avoirs, est au cœur des affrontements et des manœuvres post-crise.

La situation est simple. Après des années de déclin, les Anglo-saxons ont voulu renverser le cours de l’Histoire. Ils ont mis en place, au début des années 70, puis ensuite au début des années 80, un ordre nouveau dérivé du capitalisme, une abstraction du capitalisme, un nouvel ordre: l’ordre financier. C’est un ordre qui s’est présenté comme multipolaire alors qu’en réalité, il est hiérarchisé. Certains en détiennent la clef et d’autres non. Le centre de cet ordre est le couple Grande-Bretagne-Etats-Unis. Le principe de cette mise en ordre, mise en coupe, est le profit financier, bancaire, spéculatif. Ce que nous appelons le capitalisme d’arbitrage, celui qui joue sur l’écart entre les valeurs de tout, de tout ce qui se traite sur un marché. Actions, obligations, dettes, matières premières et, bien sûr, le cœur de tout, le travail. Car l’arbitrage international du travail, cet arbitrage qui est la cause et la source du chômage, se traite sur un marché concret, le marché des marchandises. Le véhicule de cet ordre, ce sont les flux financiers, les structures, les superstructures, les théories et même, dans une certaine mesure, la culture. L’objectif de cette mise en ordre, ce n’est pas l’égalité, la justice, le progrès, le développement commun, non, c’est la maximisation du profit financier, au bénéfice d’une classe, d’un hegemon et d’un impérium. La règle du jeu a cessé d’être la production de richesses, elle a muté en sa dérivée la production de valeur. D’où, au passage, l’accroissement considérable des inégalités entre ceux qui avaient accès au crédit qui gonfle en levier les valeurs et ceux qui en étaient barrés. D’où l’appauvrissement relatif de ceux qui épargnent et produisent, au bénéfice de ceux qui financent avec de l’argent emprunté et qui spéculent. D’où, l’enrichissement des malins, des rusés, des bien-placés, au détriment des producteurs. D’où le Crony Capitalism.

Le système a muté également au cours de la période. On est passé de l’exploitation des travailleurs, des ouvriers dans les usines, à l’exploitation magique, soft, par la finance, c’est à dire les signes, les abstractions que l’on ne voit pas. Cela ne veut pas dire que l’exploitation du travail n’a pas continué, mais cela s’est déplacé ailleurs, là où on ne la voit plus, en Chine, au Bangladesh, au Vietnam, etc. Bref, chez les émergents. Les peuples, chez nous, sont en quelques sorte devenus de petits exploiteurs sans le savoir. D’où un changement de mentalité. Ceci explique l’affaiblissement des gauches productivistes, des syndicats. Ils n’ont pas suivi les délocalisations des postes de travail, ils sont restés dans leurs fauteuils d’infirmes quasi assistés, car privés de forces vives et vivifiantes de l’effort.


Le mouvement que nous décrivons, en forme de survol, a des limites. Eh oui, les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Plus on crée de soi-disant valeur, plus il faut en extraire du profit pour rentabiliser tout cela, pour rembourser, pour justifier les hausses des cours de Bourse, plus il faut taxer et surtaxer pour honorer les dettes. Plus la masse des assets, nous n’osons pas dire « actifs », financiers croît, et plus il faut prélever, faire du cash-flow pour justifier la valeur atteinte, accumulée. Il faut ce que l’on appelle « deliver ». Honorer les « claims » ; Désolé pour les anglicismes. Avec une masse accumulée de 160 trillions de dollars dans le monde, il en faut des richesses réelles pour maintenir tout en vie, pour maintenir tout cela solvable. Le besoin de prélèvement devient considérable, disproportionné. La masse de 160 trillions devient peu à peu fictive, c’est à dire qu’une grande partie n’est gagée par rien, du vent, des promesses. Tout le monde ne peut prétendre à ce que ses droits, son capital, ses créances, soient honorés. C’est ce qui est apparu en 2008, le révélateur en a été la crise dite du « subprime », c’est à dire la crise des prêts douteux au logement. La crise a révélé, non seulement un surendettement, mais une insolvabilité généralisée.


Autrement dit, puisque l’on ne pouvait maintenir la valeur de tout ce capital, il y avait un besoin de destruction. Un besoin de dépréciation. Un besoin de restructuration, étalement, moratoire. Appelons-le comme nous voulons, du moment que cela recouvre la destruction de ce qui est fictif et ne peut être honoré. En bonne logique, conformément aux règles internes du capitalisme et à sa morale, tout ce qui était fictif, bidon, obsolète, périmé, dépassé par le progrès technique, par la modernisation des processus de production, tout le capital qui était adossé « à la pourriture » du système devait être détruit. C’est la seule justification du capitalisme. On a le droit, la liberté de s’enrichir en produisant des richesses utiles à la société, mais si on cesse d’être efficace, alors on accepte sa responsabilité et on accepte d’être ruiné. Le gain comporte un risque, et quand le risque survient et que l’on perd, cela est dur, mais c’est ainsi, on est ruiné. Le capitalisme dans sa dureté n’est défendable que sous ces deux aspects, liberté et responsabilité.


L’introduction de la dissymétrie, les gains pour moi et les pertes pour la société, discrédite le système. Si on avait accepté la destruction, l’efficacité et la morale du système auraient été assurées. Mieux, le système aurait été légitimé. On serait reparti sur des bases saines, fortes, solides, on aurait déblayé l’avenir. Cassé les chaînes du boulet de l’excès de capital fictif, non productif, non compétitif. Hélas, le rapport des forces sociales, politiques, la gangrène des élites, la pourriture des médias, étaient tels que l’assainissement a été jugé inacceptable. Et les classes dominantes ont eu la possibilité de refuser en quelque sorte que justice capitaliste soit faite, elles ont triché. Elles ont fait en sorte, à la faveur de l’enfumage, que non seulement leur capital fictif ne soit pas détruit, mais en outre que, pour les sauver, on crée encore plus de monnaie, de quasi-monnaie, de dettes et que l’on mette les taux d’intérêt, c’est à dire la rémunération de l’épargne à zéro! On a créé de la monnaie pour rendre les dettes supportables, pour solvabiliser comme on dit, pour gonfler artificiellement la valeur des actifs financiers menacés de destruction, pour rendre vie à des collatéraux zombies, pour fabriquer des faux bilans. Au passage, on a modifié les règles comptables, mais c’est une autre histoire. Ainsi, on a consolidé la masse énorme d’actifs financiers afin qu’ils puissent continuer à prétendre prélever sur les richesses, les cash-flows. On a fait en sorte qu’ils puissent être « honorés »-le choix du terme est une honte- malgré leur péremption.


Autrement dit, on a continué de gonfler le passif du bilan du système mondial par le crédit gratuit, la création de monnaie, la lévitation des cours de Bourse. Ce faisant, alors que l’actif du bilan restait quasi stagnant, on a accru les déséquilibres. En effet, la croissance de la production de richesses réelles s’est pour ainsi dire arrêtée. Mieux, même les GDP réels correspondant à de vraies productions de biens et services consommables ont chuté. Le Gap entre ce que l’on pourrait produire et ce que l’on produit réellement est colossal. Le résultat est que la disproportion entre le passif et l’actif réel a augmenté et que le système est encore plus déséquilibré, plus fragile qu’avant. La masse des assets financiers visibles, on ne compte pas les droits, les claims, tels que les retraites bien sur, la masse des assets visibles dépasse largement le double du GDP mondial ! Et tout ceci alors que personne ne conteste, et pour cause, l’entrée dans une phase de croissance faible, voire dans une période de stagflation. Et nous en étions là, en Avril 2013. Un passif pléthorique, un actif insuffisant. Le tout cependant gelé car le passif ne circule pas, beaucoup de liquidités sont oisives, la prudence l’emporte, on garde des réserves, la monnaie et quasi-monnaie ne tournent pas, elles sont comme neutralisées. Beaucoup d’argent spécule, donc est bloqué sur les marchés. Ce qui fait que le déséquilibre ne se manifeste pas. Le système donne une apparence de stabilité grâce à ce que l’on appelle le Ponzi, c’est à dire grâce au fait que l’argent que l’on crée est sans cesse utilisé pour soutenir la valeur des assets, des cours de Bourse, de dettes. Pierre vend à Paul qui revend à Jacques… ….C’est une situation précaire, transitoire. Pourquoi? Parce qu’un tel système est instable, fragile. Il est vulnérable aux excès intérieurs et aux chocs extérieurs. Il peut basculer à tout moment dans l’euphorie si les spéculateurs considèrent que leur enrichissement va durer toujours, il peut basculer dans l’autre sens s’ils cessent de croire aux miracles. Il est à la merci d’un emballement inflationniste ou d’une rechute déflationniste.


Les premiers symptômes de la montée des risques ont conduit les USA à envisager de réduire, puis stopper les politiques monétaires décrites ci-dessus. Nous entrons dans la période de vérité, de retour sur terre, de réconciliation, comme on dit. Cette période se définit comme une période, soit de partage, soit de pillage. Face à un actif insuffisant pour un passif trop grand, le partage, ce serait la répartition de la rareté entre tous les participants au jeu mondial; le pillage, ce serait la possibilité pour les uns de se goinfrer et de spolier encore plus les autres. Le pillage, c’est le dépeçage au profit du plus fort et de ses complices, et son symétrique, l’appauvrissement des plus faibles et des moins solides. Vous avez compris que le choix des classes dominantes, c’est le dépeçage. La politique en cours est engagée dans cette direction,. Les Anglo-saxons, les kleptos, les bourgeoisies compradores, ont commencé le processus à la fois au plan intérieur, dans chaque pays, et à l’extérieur, dans le monde entier. Sus à tout ce qui est vulnérable. Il faut réduire les droits des uns sur la richesse mondiale pour préserver les droits, voire augmenter les droits des autres.


  • D’où les politiques d’austérité, de réformes scélérates, d’érosion des protections sociales et des retraites, l’amputation de l’éducation.
  • D’où, pour faire tenir tranquille les peuples, la propagande malthusienne.
  • D’où les tensions géopolitiques, il faut conquérir les actifs des autres, leurs richesses gazières, leur gaz de schiste, leurs matières premières, contrôler leurs oléoducs, etc. Ou bien encore, il faut leur en barrer l’accès.
  • D’où la recrudescence de pressions sur les vassaux pour qu’ils s’alignent.
  • D’où la mise en coupe réglée de certaines parties du monde au mépris de l’Histoire et de la géographie et des engagements antérieurs.

La volonté de faire rendre gorge à certains pays, après l’Irak, la Libye, passe par la mise sous coupe réglée de l’Europe. Il faut que, non seulement elle ne s’oppose pas et ne dénonce pas, mais il faut qu’elle participe afin de s’assurer de sa complicité. Il faut donner une apparence « morale » au pillage. L’Europe a cessé de prétendre être un rival, un concurrent, l’enjeu maintenant est de l’aligner totalement.


La politique d’encerclement de la Russie s’inscrit, bien sûr, dans ce cadre. On prépare déjà un après Poutine chez les néocons ! On rêve d’un nouveau Gorbatchev qui vendra son pays à la CIA, ou pourquoi pas d’un nouvel Eltsine. Et surtout, on commence à asphyxier la Chine. La dévaluation du Yen, le rapprochement Japon/Corée du Sud, la constitution de bases qui encerclent la Chine, le financement des agitations séparatistes, tout cela va dans le même sens, affaiblir la Chine comme on l’ a fait de l’URSS, de l’intérieur, de telle façon que le régime craque, qu’une opposition se forme et que « la communauté internationale » des pillards puisse exercer ses droits, son droit. En l’occurrence, l’objectif est d’empêcher les mutations en cours qui verraient le consommateur chinois exercer ses droits de prélèvement sur les richesses mondiales et les ressources rares; rendez-vous compte, que se passerait-il si le Chinois commençait à jouir autant que l’Américain ou l’Européen ! Et puis, il y a l’autre aspect, l’autre enjeu, le trésor amassé par le régime de Pékin, ses immenses réserves, une partie colossale du passif mondial, sous forme de créances sur les pays développés. Il faut à terme, pouvoir le neutraliser, mieux, le confisquer. Quelle joie si on pouvait appliquer, là aussi, les fameuses Sanctions. Laminage des populations à l’intérieur des pays, monté des tensions géopolitiques, cela va de pair. Il suffit de regarder l’Histoire. Les deux phénomènes sont indissociables. Comme les deux faces d’une même pièce, d’une pièce de 160 Trillions qui représente le passif mondial.


Intuitivement, les peuples sentent bien la cohérence profonde des événements disparates qui se déroulent sous leurs yeux. Ils voient, ils sentent, sans pouvoir le verbaliser, que tout est lié. L’appauvrissement chez eux et la multiplication incroyable des conflits guerriers. Ils savent que la morale, la justice, tout cela c’est du pipeau et que l’on est dans une grande phase de pragmatisme cynique. Chacun ses intérêts. Ils sentent que la période de concertation, de coopération, qui a accompagné la montée des passifs est en train de se terminer. Ils savent qu’elle laisse la place à l’affrontement et à la guerre pour la mainmise sur les actifs, sur les richesses réelles. Très souvent, nous entendons les uns et les autres dire, désabusés: « tout cela se terminera par une bonne guerre », ils ont raison, ils ont une intuition que les élites n’ont pas, aveuglées qu’elles sont par leur propre propagande. Ces idiots croient à leurs mensonges!


Après l’analyse théorique, passons à la pratique:

Leçon de guerre civile

Les évènements dramatiques auxquels vont être confrontés les peuples d’Europe dans un plus ou moins proche avenir ne seront pas uniques, ni même exceptionnels dans l’histoire du monde. L’actualité regorge de guerres, conflits et génocides en tout genre, dont la médiatisation offre au survivaliste le moyen d’élargir ses connaissances et de se préparer en conséquence…Cet article est une compilation de quelques observations et analyses faites sur le terrain, ou tirées de reportages pris "sur le vif ". Voici donc le fruit de mes réflexions, que je vous invite à commenter. Voulez-vous savoir à quoi ça va ressembler lorsque la loi et l’ordre auront disparu, lorsque les gens se retourneront les uns contre les autres, et qu’il n’y aura personne sur qui compter à part éventuellement vos familles et vos proches ? Alors voici un aperçu… Quelques paragraphes à l’avenant, où vous trouverez des clés de compréhension sur ce à quoi nous pourrions bien être confrontés dans un proche avenir. Nous vivons une époque extraordinaire, comme aime à le répéter Pierre Hillard. Un point qui pourrait bien être le tournant de l’histoire humaine si les psychopathes sanguinaires qui dirigent le monde jouent leur jeu jusqu’au bout et souhaitent qu’il dégénère. Je suis heureux à l’idée de penser que la plupart d’entre vous ont déjà préparé les stocks et acquis les compétences qui leur permettront de tenir au mieux lorsque les lumières vont s’éteindre. J’espère avoir apporté ma contribution, au moins pour certains, même si elle n’est que très modeste. Espérons que nous n’aurons pas besoin de tout cela, bien qu’il soit vain d’attendre une quelconque pitié de la part de nos dirigeants.

Le danger des habitudes

Vous pourriez avoir le barda complet du parfait survivaliste – armes, munitions, équipements- vous pourriez même être formé à de nombreux domaines et compétences… et vous retrouver mort dans les premiers jours du chaos juste parce que vous aurez refusé de croire ce qui était en train d’arriver. C’est en général ce qui se passe lorsqu’une personne ne veut tout simplement pas comprendre une situation critique, ou n’en est pas capable. Il pourrait s’agir d’un évènement extrêmement soudain, comme des inconnus qui attaquent votre maison. Vous avez juste attendu quelques secondes de trop pour tirer, et vous êtes mort. Fin de l’histoire. Comme il pourrait s’agir du processus entier qui consiste à ne pas reconnaître le nouveau monde et ses nouvelles règles (ou l’absence de règles). Puis, une fois encore, ne pas faire les choses adaptées à la situation, et se retrouver mort. Dans un scénario de fin de civilisation tel que nous le vivons à notre époque, ce serait ne pas reconnaître la perversité du système et l’imminence de son écroulement ; croire en l’intégrité de nos dirigeants, sans voir l’esprit du mal qui les anime ; croire dans les bienfaits de la démocratie, sans voir que c’est elle qui conduit les peuples à la ruine ; s’abriter derrière le journal de 20 heures et penser que nous sommes trop évolués pour retomber dans l’anarchie. Dans un scénario de survie, ce serait par exemple utiliser le groupe électrogène pour maintenir la lumière dans la maison, juste parce que cela signifie pour vous une vie normale. Mais lorsque la vie normale a disparu, vouloir la maintenir à tout prix signifie généralement plus de problèmes. Ou bien encore sortir avec un sac à dos rempli de bonnes choses, en croyant naïvement que l’on va pouvoir tranquillement les échanger puis revenir entier à la maison avec de nouvelles boites de Nutella... S'accrocher au confort et aux comportements auxquels on est habitué peut être fatal. Ce que j’essaie de dire, c’est que vous pouvez être enfouraillé comme un commando de la légion, et pourtant vous faire dézinguer façon Foire du Trône par un vieux de 70 piges avec une pétoire encore plus âgée que lui. Juste parce que vous avez été surpris lorsque le chaos s’est abattu avec son lot de destruction et de violence, et que vous n’avez pas vu ce type arriver ou que vous le croyez trop gentil. Sans vous douter que le petit vieux a fait la guerre d’Indochine au milieu des niakoués, et sait mieux que vous quand il faut agir sans hésitation ni miséricorde…

Par exemple, le simple fait de traverser la ville au milieu de la nuit signifiera que vous aurez à ramper, sauter, vous cacher, marcher ou courir à travers toutes sortes de choses, et souvent des choses très dégueulasses. Parfois, vous devrez vous cacher dans des lieux si sales que la puanteur sera presque paralysante. Il se peut qu’au cours de votre périple, vous ayez à vous protéger derrière un mur parce qu’un sniper vous aura pris pour cible, et vous réaliserez que vous avez atterri sur un cadavre, ou plusieurs. Son visage aura peut-être été fracassé dans l’effondrement d’un mur, à moitié enterré ou décomposé, mais l’endroit sera si petit que vous devrez rester sur lui pendant un certain temps ; 10, 20 minutes, une heure, qui sait. Et pourtant, vous remercierez le Bon Dieu d’avoir pu vous cacher là et d’être encore en vie. Comme je l’ai dit plus haut, vous n’augmenterez pas vos chances de survie en collant à vos vieilles habitudes. S’il faut dans certaines circonstances agir comme un animal, alors vous devrez vous comporter comme tel. C’est une question de survie. S’il faut que vous mangiez des aliments abritant quelques vers, alors vous n’aurez d’autre solution que de le faire ; dans l’obscurité peut-être, sans regarder ce que vous mangez. Rester un homme, mais être prêt à agir comme un animal si les circonstances l’exigent. Cela revient à être flexible, s’adapter à la situation. Certains films hollywoodiens tendent à faire croire que la survie impose de devenir une bête à part entière ; c’est faux, il y a toujours une mince ligne de démarcation que chacun reste libre de franchir. C’est très bien si vous possédez tout un stock de savonnettes et lingettes aseptisantes, mais cela ne vous empêchera pas de finir entre quatre planches si vous n’acceptez pas le fait qu’un jour vous pourriez être amené à vous réfugier sur un tas de cadavres, ou manger du rat grillé pour survivre.



La frontière entre l’homme et l’animal

L’importance de rester humain et de ne pas devenir tel un pur animal est souvent négligée par les gens qui se préparent pour la survie à long terme. Il existe une mince ligne de démarcation qui sépare les deux, sur laquelle vous devez vous efforcer de vous maintenir. Une des choses qui vont changer drastiquement lorsque le chaos va s’installer est que tout va devenir sale. C’est un processus assez lent. Les gens vont d’abord essayer de maintenir autant de propreté qu’ils le peuvent, mais sans les services habituels comme le ramassage des ordures ménagères, l’eau courante et les autres services communautaires qui rendent la vie normale, cela va devenir rapidement impossible. Plus tard, tous les déchets seront utilisés d’une manière ou d’une autre, mais au début, ils vont s’entasser partout. Quand vous ajoutez à cela les ruines de la rue, les déjections humaines et les cadavres, cela se transforme en un tableau très moche. Puis les gens accepteront petit à petit la saleté à l’extérieur, et la priorité sera de rester propre sur eux et à l’intérieur du petit cercle de leur habitation, et quand je dis "propre " cela ne veut pas dire à la manière dont nous l’entendons aujourd’hui ; juste aussi propre qu’ils le pourront. Certaines personnes vont tout simplement cesser de se soucier complètement de la propreté et de l’hygiène. Elles considéreront cela comme un luxe inutile, et vont devenir de véritables animaux. Leur allure et leur odeur seront si terribles qu’en comparaison, même un cadavre sentira le parfum. Dès lors, il sera facile de " jeter l’éponge " et s’abandonner à ce genre de comportement. Mais ce serait stupide. Non seulement en termes d’hygiène et de maladies, mais parce qu’en agissant ainsi vous admettrez que vous ne vous souciez plus de rien, et quand vous admettez cela, vous n’êtes plus qu’à quelques pas seulement de devenir un animal dans tout ce que vous faites. Beaucoup de gens abandonneront ainsi. Être aussi propre que vous le pourrez constituera le dernier lien avec la vie " normale " d’avant le chaos, la ligne à ne pas franchir. Non seulement c’est important pour rester en vie, à cause des microbes et de l’absence de services de soin, mais aussi parce qu’au niveau psychologique, cela maintiendra votre esprit sain et votre nature d’être humain. Même en situation de survie il est nécessaire de veiller à ces petites choses de manière à conserver sa dignité, son moral, et ne pas dégringoler. Arrêter de prendre soin de tout est un cancer qui nous ronge petit à petit. Après le chaos, beaucoup de gens vont se réveiller à la réalité et lutter pour rester des humains comme ils étaient avant, ou, au contraire, jeter l’éponge et devenir des bêtes. En tant que survivaliste, j’espère que vous saurez naviguer sur la ligne étroite qui sépare les deux sans jamais la franchir. Je suis persuadé que ceux qui y parviendront seront ceux qui auront les plus grandes chances de survivre.


Les hommes ont la vie dure

Regardez les conflits actuels de par le monde, notamment en Syrie. Les gens se font tuer, exploser la tête à coups de roquettes, meurent de faim, de blessures ; Il n’y a pas de soins médicaux appropriés, pas de services sociaux, pratiquement pas d’aide extérieure, et pourtant, beaucoup survivent. S’imaginer comme seul rescapé trois mois après l’effondrement du système est un autre mythe ridicule véhiculé par Hollywood. Même dans une ville bondée, il s’en trouvera toujours qui en réchapperont. Et ne croyez pas que vous allez obligatoirement vous en sortir parce que vous aurez taillé la route avant.
Les gens vont mourir en grand nombre, mais ils vont aussi se battre amèrement pour passer le cap. Les hommes ont la capacité de s’adapter, certains plus vite que d’autres, de sorte qu’au final ils apprendront tous à manger des aliments véreux, tirer et tuer, vivre sans douches et sans savon. Les gens vont mourir, certes, de toutes les manières possibles et imaginables, mais pas aussi rapidement ni facilement que beaucoup pourraient l’imaginer. ….Ça va être la lutte pour la survie, et tout le monde sera invité.

Qui va partir en premier ?

Ce ne seront pas nécessairement les plus faibles en termes de force physique. Attendez-vous à voir les premières victimes parmi les gens les plus dépendants de la société, ceux qui regardent assidûment le journal de 20 heures, la Star Ac, et qui ont une très faible capacité d’adaptation. Les pacifistes, les babas cools, minets et minettes, les adultes et enfants gatés qui ne supportent pas de boire leur café sans une cuillère en argent, les étudiants de Sciences Po, les assistantes sociales et autres spécialistes de l’enfance malheureuse ou des Droits de l’homme… et qui représentent au moins la moitié de la population. Vu de l’extérieur, un bonhomme de 70 piges ressemblerait sûrement à quelqu’un qui va partir dans les premiers, tandis qu’un jeune cadre dynamique à l’allure athlétique aurait toutes les chances de survivre. En réalité, le vieil homme pourrait être en mesure de s’adapter rapidement, parce qu’il est issu d’un milieu pauvre ou rural, a déjà survécu à deux ou trois guerres, ou grandi dans un environnement pratiquement similaire à celui de la survie. Le gaillard athlétique pourrait être perdu à cause de sa foi dans la société et ses structures, ou dans la bonté de la nature humaine, et se faire tirer un plomb par le grand-père pendant qu’il l’aide à traverser la rue.


Les armes pendant le chaos

Regardez attentivement les documentaires vidéos sur ce qui se passe en Syrie ou sur d’autres champs de bataille impliquant des civils. Vous y verrez beaucoup de gens qui portent une arme et donnent l’impression de ne savoir absolument pas ce qu’ils font. C’est un aspect tout à fait véridique de la réalité. Dans un scénario de guerre urbaine eu Europe, vous verrez probablement des gens avec des armes. La vérité est que très peu sauront vraiment s’en servir, quelques-uns pourraient même en tenir une pour la première fois de leur vie. Et le fait de tirer ne signifie pas pour autant qu’ils seraient capables de toucher quelque chose. Ceux qui auront des armes et qui sauront s’en servir constitueront une petite minorité. Pour toutes ces raisons, et si vous sortez avec un groupe pour la première fois, je vous conseille dans un premier temps de garder vos distances, et sérieusement surveiller vos arrières. Tirer sur les siens de manière non intentionnelle est une réalité. Chaque guerre entraîne son lot de gens qui se sont fait descendre par leurs amis ou leur propre famille qui étaient en train d’essayer de se défendre. Non seulement les bons tireurs ne seront pas légion, mais il serait également exagéré de penser que tout le monde va sortir des fusils de ses placards aussi facilement qu’un magicien tire des lapins de son chapeau. On compte environ 3 millions d’armes répertoriées en France. Supposons qu’il y en ait deux fois plus d’illégales et l’on arrive à un total de 10 millions environ. Sachant que nous sommes 65 millions, cela ne fait pas plus d’une arme pour 6 ou 7 personnes, voire 5 dans le meilleur des cas. Dès les premiers jours ou semaines passés, la majeure partie de ces armes seront inutilisables car leurs propriétaires n’auront plus de munitions pour les approvisionner. C’est pourquoi il est vital que vous fassiez des stocks importants. La différence se jouera à ce niveau. Si vous avez des armes, des munitions en quantité, et que vous savez comment faire marcher les deux en même temps, vous serez le roi du monde…

Accepter le chaos

La plupart des gens ont leur propre idée sur ce à quoi le monde tel que nous le connaissons pourrait ressembler dans un scénario de chaos. Mais cette idée est purement théorique. Ils imaginent comment ces événements pourraient se mettre en place, mais peu sont véritablement préparés. Ayant vécu dans la paix et la prospérité relatives la plus grande partie de leur vie, la majorité des Européens de l’ouest, surtout les jeunes, n’ont vraiment aucune idée de ce qu’il adviendrait de leur quotidien dans de telles circonstances. Aussi perturbante et irréelle l’idée d’une guerre civile, elle représente quelque chose à laquelle vous devez commencer à vous familiariser, de sorte que vous puissiez préparer votre esprit, votre corps et votre âme pour les horreurs absolues dont vos yeux seront témoins si le pire devait arriver. Le combat dans des espaces confinés tels que les villes est brutal. On peut s’attendre à toute sorte de blessures, et le fait d’être une femme ou un enfant ne protège en rien. Les balles et les explosifs ne font aucune discrimination, et si nos ennemis nous voient comme rien de plus que du bétail, alors tout ce qui bouge constituera une cible. Dans une politique de stocks, je placerais les fournitures médicales basiques (pansements, sparadrap, compresses, gazes, antiseptiques, etc.) en tête de liste, avec les munitions, et bien au-dessus des outils de jardinage par exemple. Le chaos, c’est aussi le fait d’accepter que tout autour de nous va s’écrouler et conduire au pire dont l’humanité est capable. Des endroits que vous connaissez depuis toujours vont être rayés de la surface de la terre, votre maison peut être, et très probablement des tas de gens que vous connaissez bien. Il va falloir vous détacher de ces choses et de ces personnes, de manière à rester concentré sur votre seule survie. Préparez-vous à tomber en chute libre avec tout ce et ceux qui vous entourent lorsque la fête va tourner au vinaigre et partir en vrille. Ça va être le saut à l’élastique pour tout le monde et à hauteur vertigineuse ; certains vont remonter, d’autres s’écraser en bas parce qu’ils seront trop lourds de toutes les choses sans importance, comportements et habitudes dont le monde moderne leur a bourré le crâne. Vous n’aurez que peu de temps pour vous en libérez, si vous tenez à remonter…



Source : Soldat du contingent

vendredi 8 mars 2013

Le manuel de la vie sauvage - Saury Alain

Ce monumental ouvrage (449 pages), empreint d’un profond humanisme et d’un amour fou pour tout ce qui vit, peut être considéré comme une véritable bible de survie.


Il nous permet, dès aujourd’hui, de nous initier progressivement à la vraie vie, selon les lois de la Nature (et de notre nature), dans le respect de toute la création, dans l’économie et donc dans la générosité. Un ouvrage à deux niveaux : trucs, recettes, idées, conseils, techniques pour tous les aspects d’une vie dans la nature; poésie, humanisme, amour, dignité de l’homme que ce dernier devrait s’efforcer de retrouver.

Dans notre pauvre monde en perdition , si l’apocalypse advenait – à juste titre car la disharmonie est insupportable – avec sa cohorte de famines, épidémies, guerres, cataclysmes… ce manuel de la vie sauvage pourrait certainement nous aider à sauver ce qui pourra l’être encore et, dès maintenant, il peut nous permettre de prévenir ces catastrophes et nous acheminer vers l’harmonie – salut de nos enfants et de tout ce qui vit dans la complicité et le don de soi, dans l’Amour.

Vous y découvrirez et apprendrez mille et une choses utiles – voire indispensables – au fil de ses 13 parties, dont voici quelques aspects (nous ne pouvons reproduire ici les 12 pages de table des matières !) :

1. Comprendre le temps : l’astronomie, compter et mesurer le temps, les prévisions météorologiques (traditionnelles, empiriques et techniques), connaître les climats, les nuages, construire des instruments météorologiques simples, etc.

2. Marcher et s’orienter : de jour comme de nuit, construire une boussole, lire une carte, s’équiper pour un déplacement, trouver le Nord, se défendre, s’abriter, nager, construire un radeau, grimper, se repérer, etc.

3. Se chauffer : allumer et construire un feu dans n’importe quelles conditions, les matériaux à utiliser, les divers types de feux de plein air, couper et abattre, chauffer son logis. faire son charbon de bois, etc.

4. Boire et trouver l’eau : la rendre potable, la filtrer, la stocker, reconnaître les sols, la radiesthésie, creuser un puits, drainer, irriguer, construire une pompe, etc.

5. Cueillir : identifier et récolter les plantes sauvages, les conserver, connaître leurs multiples usages (nutritifs, à huile, mellifères, à farine, textiles, à savon, à papier…), les champignons. cultiver le champignon de couche, etc.

6. Cuisiner : notions essentielles de diététique, le jeûne, quelques recettes importantes, cuisine et feux de plein air par tous les temps, etc.

7. Conserver : les méthodes de conservation suivant chaque catégorie d’aliments, à long ou à court terme, les boissons fermentées et non fermentées, etc.

8. Apprivoiser, ou chasser et pêcher : hébergement et nourriture des animaux domestiques, sauvegarde des animaux dits sauvages, tout sur les pêches en eau douce et en mer, le matériel, les diverses formes de chasses, pièges, armes rudimentaires ou sophistiquées, quelques gibiers, etc.

9. Se loger : les constructions simples et de type sauvage, abris de survie en pleine nature, igloo, tipi, grottes, tentes simples, techniques et matériaux de construction, maçonneries, charpentes simples, outillage, etc.

10. Fabriquer : se vêtir (couture, tricot, crochet, tissage, laine, costumes simples), autres artisanats (macramé, vannerie, verre…), la menuiserie (outils, affûtage, assemblages de base…). le travail du métal (outillage, construction d’une forge…), les nœuds, fabrications diverses d’une multitude d’objets nécessaires et utiles, etc.

11. Replanter : techniques de l’agriculture biologique (compost, fertilisants naturels, couches et châssis, semis, associations, culture, potager…), le reboisement et son utilité (haies, arbres, replantations…), greffes et boutures, etc.

12. Soigner et sauver : les principaux accidents et comment les traiter (plaies, brûlures, entorses, fractures, asphyxie, morsures, empoisonnements, accouchement…), notions de secourisme indispensables, le transport des blessés, la noyade, l’incendie, les médecines douces, etc.

13. Se nourrir subtilement : l’air, la lumière, le silence, la musique, la créativité, la spiritualité, l’amour sensuel, etc. Autant de questions (et bien d’autres !) auxquelles ce guide pratique répond, et dont les solutions sont là pour nous initier progressivement à une existence adulte, responsable, autarcique, altruiste, dans la joie et le respect de nous-même, des autres et de notre environnement.

Un livre à lire, à méditer, à pratiquer, à faire lire autour de soi – et surtout à nos enfants car ce sont eux qui feront peut-être de l’enfer que nous leur léguons aujourd’hui un paradis pour demain !



mardi 5 mars 2013

Le survivaliste - L'effondrement économique

Chaque année, des millions d'individus sont "matés" par le grand échiquier de la dette et ses règles de jeu…grand échiquier pouvant paraitre, a nous simples pions contribuables, d'une injustice et d'une complexité insurmontable.

Apres tout, il est aujourd'hui difficile de payer notre médecin en poules pondeuses…notre facture d'électricité et de téléphone en travail manuel, notre nourriture en savonnettes a la lavande fabriquées maison, nos nouvelles chaussures en munitions, notre essence en Argent métal, ou encore nos taxes foncières en betteraves Bio.


1- Conscientisation et réflexion

Si l'éventualité d'un incendie au domicile demande une certaine préparation, anticipation et responsabilité individuelle et familiale de part son niveau de probabilité (un incendie a lieu toutes les 2 minutes en France par exemple), le désastre financier (personnel, national ou global), devrait lui aussi être anticipé, et faire l'objet d'une stratégie de résilience a part entière, avec dans un premier temps la conscientisation de notre terrain économique.

- Que ferez-vous si vous et votre famille étaient les victimes d'un désastre économique ? Avez-vous un plan d'urgence ? Une porte de sortie ? Un moyen de résister, de surmonter et de reconstruire ?

- Que ferez-vous si vous perdez votre emploi ? Si vous perdez votre emploi durant une situation économique instable voir désastreuse comme durant l'effondrement économique de l'ex Union Soviétique, de l'Argentine, ou dans un environnement économique comme celui de la Grèce en ce moment même ?

- Que ferez-vous si votre salaire, votre chômage, votre pension ou encore votre retraite était coupée en 2…en 3 ? Si celle-ci ne tombait plus du tout?

- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de payer votre loyer ou votre prêt immobilier sans revenus ou aides sociales ?

- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de payer vos taxes foncières sans revenus ?

- Pendant combien de temps pouvez-vous continuer de vous nourrir, de vous vêtir, de vous déplacer, de vous éclairer, de vous soigner et de vous chauffer sans revenus et sans aides sociales ? 

- Que ferez-vous si les prix sur la nourriture et/ou certaines ressources comme l'électricité, le gaz naturel ou l'essence augmentaient de 300% d'un mois a l'autre ? De 600% ?

- Si vous ne travaillez pas, que ferez-vous si votre conjoint "soutien de famille" était la victime d'un accident, d'un licenciement, frappé par une maladie grave ou venait a décéder brutalement ?

- Avez-vous un plan d'urgence dans le cadre d'un effondrement économique familial, national voir global ?

Ces questions vous semblent dramatiques et farfelues ?

Qu'il s'agisse d'individus lentement poussés a l'érosion économique au travers d'une consommation exaltée et au nom de la croissance absolue, d'une urgence familiale, ou de populations entières confrontées a l'effondrement économique de leur pays…le désastre économique est malheureusement une situation bien réelle et de plus en plus palpable.

Cette érosion économique a l'échelle familiale, nationale voir globale, peut prendre plusieurs formes et s'exprimer de manières différentes, comme par exemple au travers de l'émergence de "villes tentes" aux Etats Unis, notamment en Californie, ou des milliers de familles se sont plus ou moins soudainement retrouvées a cohabiter sous des tentes ou dans des abris de jardin après avoir succombé a l'échec économique.

Si je prends ici l'exemple de familles non seulement Américaines mais aussi Californiennes (la Californie est la 8eme puissance économique mondiale aux dernières nouvelles), c'est bien pour appuyer sur le fait que l'urgence économique touche aujourd'hui des populations, et surtout des classes sociales, qui hier avaient une maison et deux voitures…qui hier avaient un confort important et un rythme économique raisonnablement stable.

Voyager pendant des années en première classe et se retrouver brutalement non pas en deuxième classe mais dans la soute a bagage, est une probabilité qui, dans le contexte économique ambiant, devrait nous conduire a la construction engagée d'une multitude de stratégies pour pouvoir résister et surmonter les milles et une conséquences d'un effondrement économique.

Parler de mettre en place un plan d'urgence économique familiale qui ne ressemble pas a un livret d'épargne ou une stratégie économique traditionnelle est aujourd'hui extrêmement difficile pour la plupart d'entre nous.

Le fait est que nous restons, pour une raison ou pour une autre, largement conditionnés a croire que l'urgence économique a l'échelle individuelle ou familiale n'est pas un risque tangible.
Au pire, les filets sociaux en place nous confortent dans l'idée que nous aurons toujours de quoi mettre de l'essence bon marché dans la voiture, de la nourriture saine et nutritive dans le frigo, et que nous serons toujours capable de répondre a nos besoins les plus basiques…après tout, notre cadre gouvernemental germe d'une garantie sociale basée sur un minimum immuable !

Si cette compréhension de "la machine providence" était sans doute plus ou moins valable pour la génération d'après guerre, ou l'omniprésence effrontée de la croissance et du surplus invitaient nos parents a totalement s'abandonner au système coeurs et poings liés, aujourd'hui, cette compréhension nous condamne a rester totalement désarmé face a l'urgence, personnelle ou globale.

Simplement, avoir des économies sur un compte en banque traditionnel et compter sur nos retraites, nos investissements boursiers, nos biens et en dernier recourt l'aide sociale, est non seulement insuffisant aujourd'hui, mais totalement précaire !

Durant l'effondrement économique de l'Argentine par exemple, les banques ont a un moment tout simplement refusées le retrait bancaire a leurs clients...


2- Les fonds d'urgence

Si la monnaie fiduciaire est une arnaque, elle reste la méthode principalement utilisée dans le monde entier pour nous permettre de sécuriser des ressources, et pouvoir jouir d'un certain confort…c'est la fameuse "pas de bras…pas de chocolats !".

Nous ne parlons pas ici d'accéder a l'ultime effervescence du capitalisme primaire en possédant 3 écrans plat par chambre a coucher et une Ferrari pour chaque jour de la semaine, mais bien de pouvoir manger a notre faim et si possible des aliments sains, de pouvoir nous chauffer, nous soigner, nous chausser, nous éclairer, nous déplacer et envoyer nos enfants a l'école, habillés si possible...

Si nous prenons les exemples de l'effondrement de l'ex Union Soviétique, de Cuba, et de l'Argentine pour rester actuel…il n'a jamais été question au début de l'effondrement pour ces populations de ne plus pouvoir "acheter" un bout de pain, et ceci en considérant l'intensité des fluctuations de valeurs accordées a la dite monnaie en place, ou la disponibilité des ressources.

Si nous prenons l'exemple de ces familles Californiennes qui se retrouvent a vivre dans un abri de jardin pour une raison x ou y, il n'est a aucun moment question pour elles de ne plus pouvoir utiliser l'argent papier pour espérer un jour réintégrer un logement avec plomberie.

Avoir des fonds d'urgence, est donc un des moyens direct que nous avons a notre disposition de pouvoir résister, surmonter et peut être reconstruire dans l'éventualité d'une crise économique individuelle, familiale ou nationale.

Ce n'est certainement pas la seule solution que nous devrions considérer pour minimiser le risque de l'échec boursier, mais en conjonction avec un éventail de démarches préventives, tangibles et pragmatiques, nous avons ici un moyen de créer de la résilience économique a l'échelle individuelle ou familiale…au cas ou et dans l'immédiat.

En survie, qu'est ce que notre corps sinon un compte en banque énergétique ?

Nous avons un certain capital de base, plus ou moins différents selon notre âge, notre sexe, notre taille et notre poids, et chaque geste effectué travail a diminuer ce capital, c'est a dire qu'avec chaque geste, nous allons "dépenser" de l'énergie.

Courir, manger, scier, marcher, respirer, pisser, s'interroger, s'inquiéter, digérer, pêcher, s'habiller, se laver, parler, penser…sont autant d'activités qui vont venir prélever des virements plus ou moins importants sur notre compte en banque énergétique.

Si nous pouvons remplacer cette énergie en absorbant d'autres sources d'énergie (principalement par l'absorption de nutriments), alors nous pouvons recommencer ces transactions le lendemain.

Si nous ne pouvons pas remplacer cette énergie dépensée, alors nous sommes rapidement "a découvert", et lentement mais surement nous devenons, directement ou indirectement, les victimes d'un rapport énergie / rendement déséquilibré, et nous risquons l'effondrement.

C'est pour cette raison que la survie devrait être comprise comme une démarche constante d'économie, a savoir ne pas "remuer" et "gesticuler" inutilement.

Comme nous l'indiquons simplement avec Piero San Giorgio dans "Rues Barbares":

Dépense énergétique minime + rendement important = vie
Dépense énergétique moyenne + rendement moyen = survie
Dépense énergétique importante + rendement minime = mort

Heureusement pour nous, notre corps a hérité d'une multitude de mécanismes visant a la préservation. Un des stratagème que celui-ci utilise pour minimiser les risques de découverts énergétiques, est de tout simplement faire des économies (des réserves) durant les périodes de surplus, pour pouvoir, dans l'immédiat, restituer cette énergie, et donc retarder l'effondrement de son fonctionnement, durant les périodes de pénuries.

Cette stratégie va nous "acheter" quelques semaines pour nous donner le temps de peut être trouver a manger.

Nos fonds d'urgence sont tout simplement le reflet de cette stratégie instinctive et mécanique de mettre de l'argent ou des ressources (Fonds d'urgence, Argent métal, nourriture, essence, outils etc) de coté durant les périodes de surplus, pour peut être nous donner une chance de pouvoir surmonter une situation d'urgence, comme par exemple la perte de l'emploi de notre soutient de famille, une maladie grave, un enterrement, la réparation ou le remplacement de notre voiture, ou encore une inflation soudaine et déterminée des ressources de base comme la farine, le sucre, l'essence et le bois de chauffage (et les munitions !).

Pragmatiquement parlant, nous parlons ici principalement de stockes de nourriture, mais aussi d'un pécule d'urgence pouvant substituer ou venir renforcer nos revenus traditionnels, et maintenir le bon fonctionnement de notre opération, c'est a dire pouvoir continuer de payer notre loyer ou notre prêt immobilier, notre facture d'électricité, notre essence, notre nourriture, l'eau courante, l'électricité, l'assurance…mais aussi prévoir la boulette fiscale désobligeante comme une visite chez l'ophtalmo, le vétérinaire, ou une perte de la normalité passagère comme une inondation ou encore un incendie au domicile.

Tout comme la durée d'autonomie alimentaire, l'importance et l'ampleur de nos fonds d'urgence est une décision personnelle qui doit être réfléchie et adaptée a nos possibilités, mais il va de soi que le plus longtemps nous pouvons tenir, le plus nous aurons de chance de rétablir notre situation et ne pas finir sous un abri de jardin !


3- Construire des économies

Si après avoir construit une réserve alimentaire familiale avoir six mois d'autonomie financière devant soi est idéal, la plupart d'entre nous ne pourrons que très difficilement accéder a cette échelle de résilience économique.

Les dépenses semblent s'accumuler, les prix semblent monter, mais nos salaires semblent eux totalement pétrifiés. Si nous ajoutons a cela une démarche de préparation au sens large, les budgets saturent très vite.

Cependant, et comme d'habitude, il est toujours préférable d'avoir peu que de ne pas avoir du tout.

a) Réduire les dépenses

Réduire nos dépenses est un travail a part entière qui demande une certaine éducation, du temps, de la patience, de la réflexion, de l'honnêteté, de la discipline, et pour certains du courage…

Il n'y a pas 36 solutions pour construire des économies: soit nous dépensons moins, soit nous gagnons plus.

Dépenser moins est certainement la méthode la plus directe et jouable de pouvoir influencer notre résilience économique, et ceci des aujourd'hui: DVD, câble, téléphone, dépenses impulsives, routines alimentaires et énergétiques, méthodes de transport, vacances, habitudes…sont autant de sphères économiques ou nous pouvons "grappiller" et venir nourrir nos fonds d'urgences.

Portable a 400$, appartement trop grand, grosse voiture 8 cylindre, routine alimentaire 100% achetée et non préparée a la maison, toutes les lumières allumées a la maison 24/24h…voila l'exemple d'une "consommation" totalement capable d'être diminuée.

Faire des économies est avant tout décider de faire des économies…c'est a dire évaluer et peut être remettre en cause nos routines économiques, chose qui malheureusement ne fait pas partie du cursus de l'éducation nationale.

Quand vous réussissez a diminuer vos dépenses, transformez la différence en fonds d'urgence. Votre facture d'électricité est maintenant de 50EUR au lieu de 60EUR par mois parce que vous utilisez l'électricité consciemment ?

La différence devrait immédiatement intégrer vos fonds d'urgence.

Votre budget nourriture est maintenant de 300EUR par mois au lieu de 400EUR parce que vous préparez vos propres repas et que vous avez diminué voir éliminé votre budget "resto" ?

La différence devrait immédiatement intégrer vos fonds d'urgence.

b) Se payer soi même en premier

Mettre de l'argent de coté implique aussi la stratégie de se payer soi même en premier.

Se payer soi même semble idiot et contre intuitif, mais cette stratégie est pourtant logique si nous prenons conscience que notre salaire ou nos gains servent avant tout a payer un autre: loyer, taxes, factures, consommables etc.

Les stratégies "d'auto-paiement" sont généralement basées sur 10% de nos gains: vous gagnez 1000EUR par mois ? Avant de faire quoi que ce soit avec cet argent, payez-vous 100EUR que vous mettez de coté…c'est le concept de la case "Départ" sur "Monopoly".

Si 10% est impossible, payez-vous 5%, 1%, 0,1%…mais payez vous !

c) La petite monnaie

Un autre moyen de venir nourrir nos économies est de tout simplement réintroduire l'idée de cagnotte ou "tirelire". Déposer la petite monnaie du jour dans un bocal peut sembler ridicule, mais cette méthode est un moyen constant et peu contraignant de contribuer a la construction d'économies.

Quand nous avons commencé notre cagnotte familiale il y a plus de 10 ans, il était surtout question pour moi d'éliminer au quotidien la ferraille de mes poches. Mais tous les 6 mois environs, cette méthode nous donne dans les 70 $ !

Ces 70 $ sont généralement directement transformés en Argent métal, et cet Argent métal est déposé dans le coffre familiale...jamais en banque !

d) Le vide grenier

Un excellent moyen de venir nourrir nos fonds d'urgence rapidement est de tout simplement vendre notre surplus…généralement accumulé sous la forme d'objets divers que nous n'utilisons jamais.

A quoi va vous servir la série complète en 10 DVD de "Docteur House" le jours ou il n'y aura plus d'électricité ?


4- La restructuration économique

Si les fonds d'urgence nous donnent un moyen pertinent de pouvoir négocier une urgence économique dans l'immédiat…cette stratégie reste incomplète de part sa courte portée.

Le fait est que la plupart d'entre nous vivons d'une manière "linéaire"…Nous avons un domicile, un boulot, une seule et unique méthode de sécuriser la totalité de nos ressources ("acheter" avec de la monnaie fiduciaire), et si cette "ligne" économique basée sur la singularité en chaine casse, c'est la totalité de notre existence qui s'effondre.

Une cane a pêche est un outil formidable, pouvant comme le disait le proverbe nourrir un homme toute sa vie. Sauf qu'une cane a pêche est un outil linéaire…coupez le fil et le problème de dépendance réapparaît aussitôt.

Si nous parlons souvent de Permaculture sur ce blog, c'est que cette démonstration pratique dans nos jardins reflète une intention holistique qui s'éloigne de la singularité pour créer de la pluralité interactive.

La Permaculture n'est pas une cane a pêche, mais un filet. Vous pouvez couper un fil ou trois, il continuera de fonctionner…car sa force réside dans la pluralité complémentaire et redondante de ses parties.

Les stratégies économiques traditionnelles comme les investissements par exemple, sont elles aussi basées sur l'idée de filet et non de cane a pêche, au travers du concept de la diversification.

La seule différence ici est que le survivaliste n'est pas mue par le gain, mais par la construction de résilience et d'indépendance…et ses investissements seront alors le reflet d'une diversification de valeurs tangibles et non abstraites, pouvant lui permettre par exemple une autonomie durable et plaisante au cas ou sa retraite ne pouvait plus être assurée par le système.

La résilience économique est donc une affaire de Permaculture…ou un nombre important de systèmes vont venir créer un environnement beaucoup plus résilient et auto-suffisant qu'un projet linéaire et basé sur la singularité économique.

Votre voiture par exemple, si vous décidez d'en avoir une, devrait être beaucoup plus qu'un simple système de transport ou un statut économique et social. Elle devrait par exemple, dans le cadre de la perte de l'emploi, pouvoir vous permettre de prendre un boulot sur un chantier et transporter des outils ou des matériaux. De pouvoir y mettre vos légumes bio pour aller faire les marchés, ou encore de pouvoir commencer un petit business de navette locale pour les personnes âgées qui ont du mal a aller au marché a pied.

Un Vespa c'est sympa…mais ce véhicule ne nous offre qu'une exploitation limitée, dans le sens ou la transportation de biens et de personnes reste un pilier de l'économie, et ceci indépendamment de sa structure.

Nos choix concernant nos achats et nos connaissances (manuelles et intellectuelles) devraient donc refléter une intention de pluralité, de redondance, d'interactivé et de polyvalence, pour tout simplement élever notre niveau d'adaptation et de mobilité économique.

Fonds d'urgence, savoirs faire brutes: faire du feu, chasser, pêcher, survivre quoi…mais aussi savoirs faire souples et techniques: liens social, lire, écrire, communiquer, souder, réparer etc…récupération des eaux de pluie, possibilité de produire sa propre nourriture, avoir une voiture polyvalente, diversifier ses économies, avoir des réserves de nourriture, avoir une méthode de régulation thermique durable et indépendante des réseaux de distribution, parler plusieurs langues et apprendre plusieurs métiers sont autant de démarches capables de venir fortifier notre stabilité économique et contribuer a notre résilience et notre bien être.

dimanche 3 mars 2013

Dissimuler des armes et du matériel en prévision d'un coup dur!

Dissimuler des armes et du matériel en temps de guerre relève d’une véritable technique principalement utilisée en guérilla. L’homme a de tous temps cherché à soustraire à la convoitise de ses prochains les objets précieux auxquels il tient.

Il n’est pas rare de lire dans nos journaux le récit de la découverte de pièces d’or ou de bijoux par des ouvriers chargés de la démolition d’une maison ancienne. Cette pratique ancestrale n’a pas disparu de nos jours malgré l’existence des banques, de coffres dans des établissements spécialisés et autres livrets de caisse d’épargne.

En effet il n’est pas rare que des malfaiteurs s’attaquent aux coffres et alors adieu or et bijoux. Mais plus important est le fait qu’en cas de conflit ou de crise la première chose à laquelle procède un gouvernement consiste à fermer les banques ou au mieux à limiter les sorties d’argent, en conséquence même si votre compte en banque est bien approvisionné vous ne pourrez pas toucher votre argent.

Tout le monde sait que les banques prêtent l’argent de leurs déposants; ce système fonctionnement parfaitement tant que tous les déposants ne viennent pas en même temps réclamer leur argent. Si ce cas se produisait, la banque fermerait tout simplement ses portes, autrement dit vous seriez marron.

Vos chéquiers et autres cartes de crédit ne vous seraient alors d’aucun secours car lorsqu’il y a une crise, seul l’argent liquide est accepté et encore dans bien des cas il n’y a que l’or qui serve de monnaie d’échange.


Source : Aryanalibris

lundi 22 octobre 2012

Lynx - Une Femme Hors du Temps



Une expérience fort intéressante de retour volontaire à l’âge de pierre. Vous remarquerez que beaucoup sont là pour des causes écologiques et pour trouver une alternative au matérialisme. Vous remarquerez également que ces préoccupations pour la terre sont le fait d’Aryens. Ici, pas d’Africains, pas d’Asiates, encore moins de Sémites, peuples qui haïssent la nature et qui nous ont entraîné dans leur folie pour la changer et à sa destruction, notamment à travers la religion du désert. Plus étonnamment point davantage de candidats amérindiens, soi-disant si proches de la Terre-Mère. Dans le reportage, on nous explique qu’ils voient même d’un mauvais œil ces Blancs qui, selon eux, les imitent. En réalité, la plupart des peuples du monde n’aspirent qu’au rêve consumériste avec encore plus d’avidité que nous et ils renient leur culture et leurs traditions très rapidement pour le Veau d’Or de Mammon et de sa secte.

En revanche, ici et là, dans le monde Aryen ou ce qu’il en reste, des hommes et des femmes essayent de trouver des alternatives plus ou moins radicales pour sortir de l’impasse mercantile imposée par la juiverie internationale et ses collabos. L’âme aryenne est profondément ancrée dans la nature et dans l’accomplissement de soi et sans l’une, elle dépérit, sans l’autre elle se morfond.

Ce monde abject au service de l’économie n’est pas le nôtre. L’âme aryenne se nourrie d’héroïsme, de légendes, de rêves et d’action. Si le taux de suicide est si grand dans nos pays industrialisés et malgré le « bonheur matérialiste », c’est que ces conditions n’existent plus dans notre société. La mort est alors parfois préférable à l’humiliation et à la déchéance pour nombre d’entre-nous et notamment pour les jeunes, qui ont soif d’idéal, et qui ne voient aucune issue dans cette morne existence de ronds de cuir.

Source : Tancrède Lenormand

vendredi 27 avril 2012

Bienvenue en enfer (Lisez cela, en prévision du chaos à venir) !


L'homme qui répond aux questions ci-dessous, raconte comment lui et son clan ont survécu pendant un an dans une ville de 60 000 habitants durant l'effondrement de la Bosnie en 1992. 

Sans eau, sans électricité, sans pétrole, sans système de santé, sans protection civile, sans systèmes de distributions ou de réseaux traditionnels, ce survivant devenu par la suite survivaliste, témoigne sans détours d'une survie urbaine crue et pragmatique.

L'échange est long, et ce qui est présenté ici n'est qu'une ligne droite pouvant nous faire conscientiser certaines lacunes, ou encore remettre en cause certaines idées quant a l'effondrement de la normalité dans un univers urbain.

L'avantage de ce retour d'expérience, est qu'il est bâtit sur un questionnement purement survivaliste issu du forum "Survivalist Boards", et que l'orientation de l'entretient est donc extrêmement ciblé sur les réalités d'une survie urbaine durant un effondrement de la normalité.

Même si ce témoignage reste d'une situation extreme, il nous permet d'entrevoir certaines réalités, et de rétablir une certaine priorité au sein de nos préparations.

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Je suis de Bosnie, et comme vous le savez, c'était l'enfer la bas de 1992 a 1995. Pendant 1 an, j'ai vécu et survécu dans une ville de 60 000 habitants sans électricité, sans pétrole, sans eau courante, sans services traditionnels de distribution de nourriture et de consommables, et sans aucune organisation gouvernementale.

Notre ville était encerclée par des forces armées pendant 1 an, et dans cette ville, c'était la merde. Nous n'avions pas de police ou d'armée organisée…il y avait des groupes armés, et ceux qui étaient armés défendaient leurs maisons et leurs familles. Quand tout a commencé, certains d'entre nous étaient mieux préparés que d'autres, mais la plupart des familles voisines n'avaient de la nourriture que pour quelques jours. Certains d'entre nous avaient des pistolets, et très peu étaient ceux qui avaient des AK47 et des fusils. Apres 1 ou 2 mois, les gangs ont commencés leur destruction: les hôpitaux par exemple, se sont rapidement transformés en abattoirs. Les forces de police n'étaient plus présentent, et l'absentéisme du personnel hospitalier était de plus de 80%.


J'ai eu de la chance, ma famille était large a cette époque (15 membres dans une grande maison, 6 pistolets, 3 AK47), et donc nous avons survécu…tout du moins la plupart d'entre nous.

Les Américains balançaient des MRE (Meals Ready to Eat - Rations de combat) tous les 10 jours pour aider les villes encerclées comme la notre, mais ce n'était jamais assez. Quelques maisons avaient des petits jardins potager, mais la plupart n'en avaient pas.


Apres 3 mois, les premières rumeurs de décès par famine commençaient…mais aussi les décès par exposition au froid. Nous avons démonté toutes nos portes, l'encadrement des fenêtres des maisons abandonnées, notre parquet...et j'ai aussi brûlé la totalité de nos meubles pour nous tenir chaud.

Beaucoup sont mort de maladies, surtout a cause de l'eau (2 membres de ma famille), nous buvions principalement l'eau de pluie, nous mangions du pigeon et même du rat.

La monnaie est vite devenue de la merde… 
Nous faisions du troque; pour une boite de boeuf tu pouvais avoir une fille pour quelques heures (c'est dur, mais c'était la réalité), je me rappel que la plupart des femmes qui vendaient leurs corps étaient des mères désespérées. 

Armes a feu, munitions, bougies, briquets, antibiotiques, pétrole, piles et nourriture…on se bâtaient comme des animaux pour ça. 

Dans une situation comme celle-la, tout change, et la plupart des gens deviennent des monstres…c'était moche. 
La force était dans le nombre. Si vous étiez tout seul a vivre dans une maison, ce n'était qu'une question de temps avant d'être pillé et tué…peu importe si vous étiez armé. Moi et ma famille, nous sommes prêt maintenant; je suis bien armé, j'ai un bon stock et je suis "éduqué". Ce n'est pas important ce qui va se passer; tremblement de terre, guerre, tsunami, extra-terrestres, terrorisme, pénurie, effondrement économique, émeute…l'important c'est que quelque chose va se passer ! 

De mon expérience, vous ne pouvez pas survivre seul, la force est dans le nombre, soyez proche de votre famille, préparez avec elle, choisissez vos amis sagement et préparez-vous avec eux aussi.


1- Comment vous déplaciez-vous en sécurité ? 

En fait la ville était divisée en communauté de rues. Dans ma rue (15 / 20 maisons) nous avons organisé des patrouilles (5 hommes armé chaque soirs) pour garder un oeil sur les gangs et les ennemies.

On troquait entre nous dans la rue. A 5 kilomètres il y avait une rue très organisée pour le troque, mais c'était trop dangereux de s'y rendre pendant la journée a cause des tireurs d'élite. En plus on avait plus de chance de se faire dépouiller la bas que de troquer, et je n'y suis allé que 2 fois, et seulement quand j'ai vraiment eu besoin de quelque chose de particulier et d'important (il parle principalement ici de médicaments, et notamment d'antibiotiques).

Personne n'utilisait les voitures en ville parce que les routes étaient bloquées avec des débris, ou d'autres voitures abandonnées…et le pétrole valait de l'or ! Si je devais aller quelque part c'était de nuit. Ne jamais se déplacer seul, mais jamais en groupe important non plus (2 / 3 hommes peut être). Toujours armé, très vite, et toujours dans les ombres au travers des ruines, jamais dans les rues.


Il y avait beaucoup de bandes organisées, 10 / 15 personnes, parfois 50…mais il y avait aussi des gens comme toi et moi, des pères, des grands pères, des gens bien avant la merde, qui maintenant tuais et pillais.

Il n'y avait pas vraiment de bons et de méchants…la plupart étaient entre les deux; c'est a dire prêt a tout, au bon comme au moins bon. 

2- Et le bois ? Il me semble qu'il y a beaucoup de forets autour de ta ville, pourquoi avez-vous brûlé vos meubles et vos portes ? 

Autour de ma ville il n'y a pas beaucoup de bois.
Ma ville était une très belle ville, elle ressemblait a n'importe qu'elle autre ville avec ses cinémas, ses restaurants, ses écoles, son aéroport, ses centres culturels…

Nous avions des arbres dans la ville, des parcs et des arbres fruitiers…mais tous les arbres ont été brûlé en moins de 2 mois.
Quand tu n'a pas d'électricité pour préparer la nourriture et te chauffer, tu brules ce que tu as sous la main; tes meubles, tes portes, ton parquet (et ça brule vite ce bois la !).

Nous n'avions pas de banlieue et de fermiers. Dans les banlieues c'était l'ennemie, et nous étions encerclés. Et dans la ville, tu ne savais pas qui était ton ennemi.

3- Quelles sorte de savoirs faire as-tu utilisé durant cette période? 

Tu peux imaginer que d'une certaine manière c'est le retour a l'âge de pierre !

Par exemple, j'avais une bouteille de gaz. Mais je ne l'utilisais pas pour faire chauffer ou préparer notre nourriture, c'était trop précieux ! J'ai bidouillé la bouteille pour pouvoir y attacher un tuyau pour recharger les briquets. Les briquets, ça n'a pas de prix !

Une personne m'amenait un briquet vide, je le rechargeait, et je prenais une boite de conserve ou une bougie en échange par exemple. J'espère que tu comprends mon exemple.

Aussi, je suis infirmier.
Dans ces conditions, mes connaissances étaient mon argent. Soyez éduqués et entraînés…durant un tel effondrement, tes connaissances valent de l'or si tu sais réparer certaines choses. Les objets et les stocks vont disparaitre un jours, c'est inévitable…mais tes connaissances peuvent être ta nourriture.

Je veux dire…apprends a réparer les choses; les chaussures ou les gens… Par exemple, mon voisin savait faire du pétrole pour les lampes…il n'a jamais eu faim.

4- Si tu avais 3 mois pour te préparer aujourd'hui, qu'est ce que tu ferais ? 

Si j'avais 3 mois pour me préparer ?
Hmmm…fuir a l'étranger ? (blague).

Aujourd'hui, j'ai conscience que les choses peuvent s'aggraver très très rapidement. J'ai de la nourriture, des produits pour l'hygiène, de l'énergie etc. Un approvisionnement de 6 mois.

Je vis en appartement avec une bonne sécurité. J'ai une maison avec un abris dans un village a 5 kilomètres de mon appartement, et dans cette maison j'ai encore 6 mois d'approvisionnement. Ce village est une toute petite communautés, la plupart des habitants sont préparés…ils ont apprit avec la guerre.

J'ai 4 différentes armes a feu avec 2000 munitions chacune.

J'ai un bon jardin avec la maison et des connaissances en jardinage.

Aussi, j'ai un don maintenant pour sentir la merde…tu sais, quand tout le monde autour de toi dit que tout va bien ce passer, mais que toi tu sais qu'en fait tout va s'effondrer ?

Je pense que j'ai la force de faire tout ce que je dois faire pour survivre et protéger ma famille, parce que quand tout s'effondre, soi sur, si tu n'a rien, tu vas faire des choses qui ne sont pas très jolies pour sauver tes gosses…tu veux juste survivre avec ta famille.


Survivre seul; aucune chance (c'est mon opinion), peu importe si tu es armé et préparé, au final, si tu es seul tu vas mourir, je l'ai vu...plein de fois.

 Des groupes et des familles avec énormément de préparation et de connaissances variées, c'est le mieux.

5- Quel matériel devrions-nous stocker ?

Ca dépend.
Si tu veux survivre comme un voleur, la seule chose dont tu as besoin c'est des armes et beaucoup de munitions.

A part des munitions, de la nourriture, du matériel pour l'hygiène et de l'énergie (piles etc…), tu veux te pencher sur des petites choses faciles a troquer; couteaux, briquets, savon, pierres a feu…
Aussi, beaucoup d'alcool, le genre qui se garde longtemps, comme du whisky par exemple, la marque n'est pas importante, ça peut être le truc le moins chère possible, mais c'est très bien pour le troque dans les moments difficile.

Le manque d'hygiène a fait beaucoup de morts.
Tu vas avoir besoin de choses très simples, mais en quantités importantes, comme énormément de sacs poubelle, je veux dire, énormément !
Et beaucoup de duct tape.

Des assiettes et des gobelets en plastique ou en carton…tu vas en avoir besoin beaucoup ! Je sais, parce que nous n'en avions pas du tout.
Mon opinion est que le matériel pour l'hygiène est peut être encore plus important que la nourriture.

Tu peux facilement tuer un pigeons, ou trouver quelques plantes a te mettre sous la dent, mais tu ne peux pas tuer du produit désinfectant pour les mains par exemple.

Plein de produit pour nettoyer, désinfecter, beaucoup de savon, de la Javel, des gants, des masques…tout ce qui est jetable.
Aussi, un entrainement dans les premiers soins, apprendre a nettoyer une plaie, une brulure ou même une blessure par balle, car il n'y a pas d'hôpital…même si tu trouves un médecin quelque part, il n'aura pas de médicaments, ou tu n'auras rien pour le payer.

Apprendre a utiliser les antibiotiques, et en avoir beaucoup.

Pour les armes il faut rester simple.
Maintenant je porte un Glock .45, parce que j'aime bien, mais c'est pas une arme ou un calibre répandu ici, donc j'ai aussi deux 7,62 mm TT pistolets Russe cachés, parce que tout le monde a cette arme ici, et beaucoup de munitions.

J'aime pas les Kalashnikov, mais c'est pareil, tout le monde en a une…donc…

Il faut avoir des choses petites et discrètes.
C'est bien d'avoir un générateur par exemple, mais c'est mieux d'avoir 1000 briquets BIC. Le générateur, dans une situation merdique, va attirer l'attention. 1000 briquets prennent pas de place, c'est pas chère, et tu peux toujours les troquer pour quelque chose.

Pour l'eau, la plupart du temps on récupérait l'eau de pluie dans 4 gros tonneaux, après on la portait a ébullition…on avait aussi une rivière pas loin, mais l'eau est vite devenue trop polluée.

Le matériel pour l'eau est très important. Il faut avoir des tonneaux, des seaux et des récipients pour stocker et transporter l'eau.


6- Est-ce que l'or et l'argent métal t'on aidé ?

Oui.
Personnellement, j'ai échangé tout mon or pour des munitions.

Parfois on était capable d'utiliser de la monnaie (Mark et Dollars) pour acheter certaines choses, mais ces occasions étaient rares, et le prix était toujours exorbitant.

Par exemple, une boite de haricots valait 30/40 $.

La monnaie courante s'est très vite effondrée.
Simplement, on troquait quelque chose pour autre chose.


7- Est-ce que le sel avait de la valeur ?

Oui, mais pas autant que le café ou les cigarettes.

J'avais beaucoup d'alcool, et j'ai troqué avec sans problème.
La consommation d'alcool était plus de 10 fois supérieur qu'en temps normal.

Maintenant, c'est probablement mieux de stocker des cigarettes, des briquets et des piles pour le troque parce que ça prend moins de place.

Je n'étais pas un prepper a l'époque, on a pas eu le temps de se préparer…quelques jours avant que la merde atterrisse dans le ventilateur, les politiciens a la télé répétaient que tout allait bien. Quand le ciel nous est tombé sur la tête, on a juste prit ce qu'on pouvait.


8- Est ce que ça a été difficile d'obtenir une arme a feu durant l'événement et qu'est ce que vous avez pu troquer pour les armes et les munitions ?

Apres la guerre, chaque maison avait une arme.
La police a réquisitionnée pas mal d'armes au début de la guerre…mais la plupart des gens ont caché leurs armes quelque part.

J'ai une arme légale (licence), et les autorités ont une lois qui s'appelle "collection temporaire". Dans une situation de trouble (émeutes par exemple…), le gouvernement a le droit de temporairement confisquer toutes les armes…donc tu gardes ça en tête.


Tu sais, il y a des gens qui ont une arme légale, mais ceux qui ont des armes légales ont aussi des armes illégales cachées quelque part, juste au cas ou il y aurait une confiscation.

Si tu as de bonnes choses a troquer, c'est pas compliqué de trouver une arme pendant une situation difficile, mais ce qu'il faut savoir, c'est que les premiers jours sont les plus dangereux en terme de chaos et de panique, et que peut être que tu ne va pas avoir le temps de trouver une arme pour défendre ta famille.

Ne pas être armé durant la panique, le chaos et les émeutes…c'est pas bien.


Dans mon cas, a un moment un homme avait besoin d'une batterie de voiture pour sa radio, et il avait des fusils…j'ai troqué la batterie pour 2 fusils.

Pour les munitions…parfois je troquais des munitions pour de la nourriture, et quelques semaines plus tard de la nourriture pour des munitions.
Par contre, je ne faisais jamais du troque chez moi, et jamais dans des quantités importantes.

Très peu de gens (voisins) savaient combien de choses j'avais chez moi.

Le truc, c'est de stocker le plus possible en rapport avec l'espace et l'argent…et après, suivant la situation, tu vois ce qui est le plus demandé.
Correction, munitions et armes auront toujours la première place pour moi…mais qui sait, numéro deux c'est peut être des masques a gaz avec des filtres.

9- Et la sécurité ? 

La défense était très primitive.
Encore une fois, nous n'étions pas prêt…et nous avons utilisé ce que nous pouvions.

Les fenêtres étaient cassées, les toits étaient en piteux états a cause des bombardements.

Toutes les fenêtres étaient bloquées avec quelque chose: sacs de sables, pierres.
J'ai bloqué ma porte de jardin avec des débris, et j'utilisais une échelle en aluminium pour passer au dessus du mur. Quand je revenais chez moi, j'appelais quelqu'un pour qu'il me passe l'échelle.

Un mec dans notre rue a complètement barricadé sa maison.
Il a fait un trou dans un mur connecté a la maison de son voisin qui était en ruine…une entrée secrète.


Ca va paraitre étrange, mais toutes les maisons les plus sécurisées ont été pillées et détruites en premier. On avait de belles maisons dans mon quartier, avec des murs, des chiens, des alarmes et des barres de fer aux fenêtres.

Les foules ont attaquées ces maisons en premier…certaines étaient défendues et ont tenues, d'autres non…ça dépend combien d'armes et de bras ils avaient a l'intérieur.

Je pense que la sécurité c'est important, mais il faut la garder d'un profil bas…oublies les alarmes par exemple. Si tu vies en ville et que la merde arrive, tu vas avoir besoin d'un endroit simple et sobre, avec beaucoup d'armes et de munitions.

Combien de munitions ?
Le plus possible.

Il faut garder ton domicile le plus inintéressant possible.

Aujourd'hui ma porte est en acier pour des raisons de sécurité, mais seulement pour me sauvegarder de la première vague de chaos…après ça, je pars pour retrouver un groupe plus important (famille et amis) a la campagne.

A la maison, on a eu des situations pendant la guerre, pas besoin de rentrer dans les détails…on a toujours eu plus de puissance de feu, et le mur en brique.
Aussi on avait toujours quelqu'un qui surveillait la rue…une bonne organisation au cas ou les gangs viennent est primordial.

Il y avait toujours des coups de feu en ville.

Encore une fois, la défense de notre périmètre était très primitive…toutes les issues étaient barricadées, avec juste des petites ouvertures pour les fusils, et toujours au minimum 5 membres de la famille a l'intérieur prêt a se battre, et une personne dans la rue, cachée.

Pour éviter les tireurs d'élite, on restait a la maison toute la journée.


Dans les premiers temps, les faibles meurent, et les autres se battent.

Il n'y avait presque personne dans les rues durant la journée a cause des tireurs d'élite…la ligne de défense était extrêmement rapprochée.
Beaucoup sont mort parce qu'ils voulaient aller se renseigner sur la situation par exemple…c'est très très important, il faut se rappeler que nous n'avions pas d'informations, pas de radio, pas de télé…rien, juste des rumeurs.

Il n'y avait pas d'armée organisée…mais nous étions tous des soldats.
On était forcé.
Tout le monde portait une arme et essayait de se protéger.

Dans la ville, tu ne veux pas porter de truc de qualité parce que quelqu'un va te tuer et te prendre tes affaires. Tu ne veux même pas avoir un beau fusil, et attirer l'attention.

Je vais te dire; si c'est la merde demain, je veux rester sobre, et ressembler a tout le monde dehors, peureux, désespéré, confus, et peut être que je vais crier et pleurer un peu… Pas de vêtement chic…je ne vais pas sortir avec mes super habits tactiques tout neuf et crier "je suis la, vous êtes tous mort maintenant les méchants !".
Je vais rester profil bas, lourdement armé et bien préparé en attendant et en évaluant mes options, avec mon meilleur ami ou mon frère a mes cotés.

Ca n'a pas d'importance d'avoir une super sécurité, un super fusil…si les gens voient qu'ils devraient probablement te voler, que tu es rentable, ils vont te voler.
C'est seulement une question de temps, et de combien de bras et d'armes vont être de la partie.

10- Quelle était ta situation avec les toilettes ?

On utilisait une pelle et n'importe qu'elle bout de terre a proximité de la maison…ça a l'air sale, mais c'était sale.
On se lavait avec l'eau de pluie récupérée, ou alors a la rivière, mais la plupart du temps c'était trop dangereux.

On avait pas de papier hygiénique…et même si j'en avait je le troquais.

C'était une sale situation.


Si je peux te donner un conseil; en premier, il faut avoir des armes et des munitions…après tout le reste, et je veux dire tout !
Ca dépend de la place que tu as et de ton budget bien sur.

Si tu oublis quelque chose, c'est pas grave, il y aura toujours quelqu'un pour troquer…mais si tu oublis les armes et les munitions, tu ne pourras pas avoir accès au troque.

Aussi, je ne vois pas les grandes familles comme plus de bouches a nourrir, je vois les grandes familles comme plus d'armes et plus de forces…après, c'est dans la nature des gens de s'adapter.

11- Et les soins pour les gens malades ou blessés ?

Les blessures étaient principalement des blessures par balles.
Sans les spécialistes et tout le reste, si la victime avait la chance de trouver un docteur quelque part, il avait 30% de chance de s'en sortir.

C'était pas comme dans les films, les gens mourraient…beaucoup sont morts de petites blessures infectées.
J'avais des antibiotiques pour 3 ou 4 traitements, bien sur, seulement pour ma famille.

Des choses très bêtes tuais les gens.
Une simple diarrhée est capable de te tuer en quelques jours sans les médicaments et l'hydratation nécessaire…surtout les enfants.

On a eu beaucoup de maladies de la peau, et des empoisonnements alimentaire…on pouvait pas faire grand chose. On faisait beaucoup avec les plantes locales et l'alcool, et pour le court terme ça allait, mais sur le long terme c'était horrible.
L'hygiène est primordiale…et avoir le plus de médicaments possible, surtout les antibiotiques.