« L'expression la plus simple du nationalisme est la défense de la Terre et du Sang.
Quel homme digne de ce nom ne défendrait pas sa famille ni son habitat ?
Alors le nationalisme étend cette vision de la famille à son peuple et celui de son habitat à sa nation ! »
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vendredi 23 octobre 2015

Jean-Marc Vivenza - Sur la Nuit éternelle...


La nuit n'est pas uniquement une simple forme d'alternance au jour dont elle serait le pendant sombre et mystérieux, la nuit est source, fondement et origine. De l'abîme en quoi elle a son séjour, elle tend, comme aspiration irréductible, vers l'insondable et le voilé. La nuit est le cœur de l'être en ce qu'il a d'obscur et d'énigmatique; voie par le vide que nos pas doivent cheminer. L'image de la source exprime à merveille la soif des origines qui nous brûle; la source de tout, c'est «l'Un» unissant, c'est le silence dont il faut écouter le murmure qui se répand à travers les multiples états de la nuit. Il faut citer ce texte suggestif : «La source ne se révèle comme la source qu'après que le cours du fleuve a été reconnu jusqu'à la mer. C'est pourquoi la marche vers la source est le retour vers elle dans la direction opposée à celle du cours habituel du fleuve, et ainsi cette marche doit d'abord éloigner de la source au lieu de conduire directement vers elle». Hôlderlin n'a-t-il pas écrit: «Mais voici que ce fleuve semble presque vouloir remonter à la source et il me semble venir de l'orient».

Sous le symbole de «l'orient», c'est l'esprit qui est à la recherche de sa propre source, source nocturne et invisible. Dans un passage de «Was ist Metaphysik», cette remontée aux sources est un «agir à rebours». Sans doute est-ce par une réflexivité totale sur son propre acte d'être que l'esprit cherche à expérimenter sa présence, «Mais à présent, c'est pour les Indes que les hommes sont embarqués». L'Inde, symbole du pays natal et de notre langue maternelle; «les Indes désignent le lieu où s'accomplit le tournant du voyage qui ramène désormais de l'Etranger au pays», insiste Heidegger. La lointaine source jusqu'où se frayer un chemin dans le pays de l'indicible, n'est-ce pas précisément la région du Sacré ? La nuit est le lieu d'une pensée silencieuse, d'une pensée du Silence, car la pensée tient sa vie de ce qu elle lutte avec Finformukble et, qu'en fin de compte, elle ne peut que se perdre à son sujet. Se taire ou bien, «le mot dictible reçoit sa détermination de l'indicible». Ce qui est inexprimable est ce qui échappe à nos prises... le divin ? Une chose est certaine, c'est que ce terme (divin), exprime à sa manière l'expérience de l'absolu qui polarise toute recherche, et désigne l'aire qui balaie la pensée originelle.

La nuit est l'espace qui ouvre sur le sacré, (le divin); elle est hors du temps, inanalysable; ce qui ne cesse d'être toujours car, en tant qu'initiale, elle demeure en soi intacte et sauve. L'originellement sauf donne, par son omniprésence à chaque réel, l'heure de son séjour, c'est-à-dire un séjour de ténèbres permanent et constitutif, objectif, brutal et massif. «Le Sacré est l'effrayant même», ambivalence de 1a nuit, frayeur et plénitude, lointaine et intime, souffrance et libération. «Le Sacré est l'intimité elle-même: il est le cœur... au-dessus des dieux et des hommes... plus ancien que l'étant... sa permanence est l'éternité de l'éternel. Le Sacré est l'intimité de toujours, il est ce cœur éternel».

Expérience du simple du même, l'intimité est le chemin du retour à l'origine lointaine où «la terre natale nous est rendue». En nous permettant d'écouter l'appel de l'Inaugural, 1a nuit est bien ainsi que l'affirmait Novalis: «le cœur puissant des révélations» . Depuis nos premières origines, nous sommes dans la nuit d'une provenance et d'un destin, notre nuit est un soleil, Sol Invictus. Nous sommes à tout moment sous le regard de l'être, voués à l'appel de l'abîme de la nuit, toutes les choses du monde ne sont ce qu'elles sont qu'en se détachant sur un fond obscur, elles en naissent et lui demeurent attachées. Nous savons que la terre ne s'ouvre que là où ses secrets sont protégés, là où une marge d'obscurité demeure inviolée. La Terre veut rester cachée, elle est ce qui dissimule essentiellement... le vertige de l'être. Le saut dans l'abîme n'exprime rien d'autre que le vertige de l'être; être, abîme et nuit échangent leurs déterminations afin de renforcer leur appartenance réciproque dans le même. Le «même», dit en un autre mode ce que laissait entendre la seconde accentuation du principe de raison: «Rien n'est sans raison». Tel qu'il est chanté par Hésiode et Holderlin, l'abîme de la nuit n'est pas la confusion trouble et l'indifférent pêle-mêle de ce qui s'effondre dans l'immonde; l'abîme que l'hymne hôlderlinien aux Titans nomme «Celui qui retient tout», est l'un des contraires extrêmes du Monde. Porté par la Terre maternelle, l'Abîme est «l'Ouvert» qui recueille l'ensemble de choses, en lui se laisse deviner le point immobile et silencieux autour duquel tout s'enlace.

L'abîme de la nuit est ce qui tient le Monde en balance et, comme «centre» (die Mitte), attire l'étant autour de lui pour libérer la ronde des anneaux de l'illusoire manifestation. La nuit dit le libre jeu de l'être, qui fonde le cercle des étants enroulés autour de lui. Tel est le centre calme du monde là où depuis toujours danse Shiva ! Natitija sur la cime des nuits. Semblable à l'enfant d'Héraclite qui pousse ses pions sur un damier, en son innocente et libre royauté, l'être dispense sa nuit abyssale, voilà pourquoi: «le sage entre dans l'être qui est partout et ne s'en distingue plus, comme l'eau dans l'eau, l'air dans l'air, le feu dans le feu, la nuit dans la nuit».

Jean-Marc Vivenza

mercredi 12 novembre 2014

De l'infiniment petit à l'infiniment grand, vous êtes une fractale de l'unviers, ne la pervertissez pas!



En dernière analyse le corps humain se réduit à la cellule, l'humanité se réduit à la molécule sociale qui est l'homme, le monde se réduit à l'astre et l'Univers au Monde.

Mais cellule, humanité, astre, monde, Univers, ne sont que des octaves de l'Unité toujours la même.

N'allons-nous pas voir les cellules se grouper pour former un organe, les organes se grouper hiérarchiquement pour former les appareils et ceux-ci se grouper pour former l'individu ?
  • Cellule,
  • Organe,
  • Appareil,
  • Individu,
telle est la progression qui constitue l'homme physiquement parlant.

Mais cet individu, qu'est-ce, sinon une cellule de l'humanité ?

La loi que suit la nature est si vraie que partout nous la retrouvons identique, quelle que soit l'étendue des objets considérés.

L'homme se groupe pour former la famille, la famille se groupe pour former la tribu, les tribus établissent le groupement hiérarchique pour constituer la nation, reflet de l'Humanité.
  • Homme,
  • Famille,
  • Tribu,
  • Nation.
Mais qu'est-ce donc que l'humanité sinon une cellule de l'animalité ? Cette animalité n'exprime qu'un des degrés des règnes existant sur la planète.

Voyez les satellites se ranger autour des planètes, les planètes autour des Soleils pour constituer les Mondes ; les Mondes qui ne sont eux-mêmes que des cellules de l'Univers marquent en traits de feu dans l'infini les lois éternelles de la Nature.

Partout éclate cette mystérieuse progression, cet arrangement des unités inférieures devant l'Unité supérieure, cette sériation universelle qui part de l'atome pour monter d'astre en Monde jusqu'à cette UNITÉ PREMIÈRE autour de qui gravitent les Univers.

Tout est analogue, la loi qui régit les Mondes régit la vie de l'insecte.

Étudier la façon dont les cellules se groupent pour former un organe, c'est étudier la façon dont les Règnes de la Nature se groupent pour former la Terre, cet organe de notre Monde ; c'est étudier la façon dont les individus se groupent pour constituer une famille, cet organe de l'Humanité.

Étudier la formation d'un appareil par les organes, c'est apprendre la formation d'un monde par les planètes, d'une nation par les familles.

Apprendre enfin la constitution d'un homme par les appareils, c'est connaître la constitution de l'Univers par les Mondes et de l'Humanité par les Nations.

Papus
Traité élémentaire de science occulte

mercredi 15 octobre 2014

Linga Puranâ - Le Kali Yuga, l'eschatologie indienne


On tue les fœtus et les héros. Les ouvriers veulent jouer des rôles intellectuels, des intellectuels celui des ouvriers. Les voleurs deviennent des rois et les rois deviennent des voleurs. Les femmes vertueuses sont rares. La promiscuité se répand. La stabilité et l’équilibre des castes et des âges de la vie disparaissent partout. La terre ne produit presque rien dans certains lieux et beaucoup dans d’autres. Les puissants s’approprient le bien public et cessent de protéger le peuple. Des savants de basse origine sont honorés comme des brahmanes et livrent à des gens qui n’en sont pas dignes les secrets dangereux des sciences. Les maîtres s’avilissent en vendant le savoir. Beaucoup se réfugient dans une vie errante. Vers la fin du Yuga, le nombre des femmes augmente, celui des hommes diminue.

Linga Puranâ

En lire plus : Ici et

mercredi 1 octobre 2014

Jean Parvulesco - La Conspiration de l'anti-Tradition


Face à la gigantesque conspiration subversive des forces négatives aujourd'hui partout en place, forces de l'anti-tradition, de la régréssion et du chaos, qui tendent à promouvoir l'avènement de leur Anti-Règne et la mise en processus de l'anéantissement final de tout, les quelques dizaines de combattants à demi-clandestins des "groupes géopolitiques" européens grands-continentaux, qui sembleraient être moins que rien, maintiennent, à contre-courant, à eux seuls, le feu vivant du contre-pouvoir polaire des origines, du contre-pouvoir traditionnel absolu de la "ligne guénonienne", et ce sont eux qui, à la fin, l'emporteront : ce n'est pas de l'histoire et de son devenir qu'émane l'Esprit, c'est de l'Esprit et de sa marche occulte, providentielle, en avant, que l'histoire naît et se développe. 

Jean Parvulesco
La Conspiration des Noces Polaires

samedi 23 août 2014

Fermeture du Kali Yuga avant l’avènement du nouvel age d'or selon les écrits védiques


"Les gens du Kali Yuga prétendront ignorer les différences des races et le caractère sacré du mariage, qui assure la continuité d'une race, la relation de maître à élève, l'importance des rites. Durant le Kali Yuga des gens de toutes origines épouseront des filles de n'importe quelle race. (...) Des femmes de haute naissance se livreront aux désirs des hommes les plus vils et pratiqueront des actes obscènes."

Visnhu Purana

"Durant la période de crépuscule qui termine le Yuga le Justicier viendra et tuera les méchants. Il errera sur toute la terre avec une vaste armée. Il détruira les Mlécchä (les Barbares de l'Occident) par milliers. Il détruira les gens des basses castes qui se sont saisis du pouvoir royal et exterminera les faux philosophes, les criminels et les gens de sang mêlé."

Linga Purana

jeudi 31 juillet 2014

Le mythe des royaumes souterrains de l'Agartha

Introduction au Soleil Noir
(Centre de l'Agartha)

Dans l’ésotérisme développé au sein des loges germaniques pré 3ème Reich, le centre de l'Agartha est représenté par le soleil noir (origine primordiale de l'énergie du Vril) en opposition au soleil blanc, le gammadion (croix gammée cerclée représentant le soleil que nous connaissons tous). L'un est le savoir oublié, l'autre révélé.


Ce soleil noir est composé de 12 branches, couplé au gammadion ils sont la représentation parfaite de l'ordre naturel terrestre. Le soleil blanc indiquant les 4 saisons (2 solstices et 2 équinoxes). Le soleil noir quant à lui, ses 12 branches représentent les 12 cycles lunaires, les 12 mois de l’année ainsi que les 12 signes zodiacales. Les branches et les creux du soleil noir forment les 24 heures de la révolution terrestre. Si nous insérons ces deux symboles dans une figures en 3D et en comptant le point vernal (point de conjonction de l'écliptique et de l'équateur) comme facteur de calcul, nous pouvons déterminer la date et l'heure sur les 12 x 2160 dernières années.

Le mythe de la Terre creuse


L'Agartha (ou Agarttha, orthographe adoptée par René Guénon, ou Agharta ou Agarthi ou Asgharta) est un royaume souterrain légendaire présent dans la tradition indienne et amérindienne. Agartha serait un royaume souterrain relié à tous les continents de la Terre par l'intermédiaire d'un vaste réseau de galeries et de tunnels. Cette croyance se retrouve dès l'Antiquité. Selon la légende, il existe encore de vastes portions de ces galeries actuellement, le reste ayant été détruit par des glissements géologiques. Le mystère demeure quant à savoir où se trouvent les différentes entrées de ces galeries ; entrées qui peuvent d'ailleurs ne rester ouvertes que pour un temps seulement.


La capitale de ce Royaume est Shambhala. Cette croyance est très liée au monde du Bouddhisme, mais on la retrouve aussi dans le folklore du Tibet, de la Mongolie, de la Chine, du Turkestan, du Cachemire, de la Perse, de la Russie, de la France, de l'Allemagne, etc.

Il conserverait en son sein des bibliothèques d'archives des Savoirs Perdus des légendaires continents engloutis de l'Atlantide et de la Lémurie, serait le refuge des "hommes- éclairs" cités dans le Tjukurpa des aborigènes australiens et la cosmologie Mohawks, mais aussi des civilisations disparues des Mayas et des Aztèques, ainsi que leur trésors cachés avant l'arrivée des Conquistadores.

Le Royaume de l'Agharta est aussi à la base de la théorie des partisans de la Terre creuse, affirmant que l'intérieur de la Terre n'est pas uniquement composé de matière solide, mais aussi d'océans, de masses de terre auxquels on peut accéder par des entrées présentes au pôle Nord comme au pôle Sud, où à travers de profondes failles de la surface de la planète.

Cela a un certain rapport avec l'alchimie, notamment grâce à une énergie appelée VRIL (ce sont les peuples de ce Royaume souterrain qui sauraient utiliser cette "énergie"). Il y a une part de rêve, de contes, de mythes. Les entrées de galeries cachées qui ne restent "ouvertes" qu'un temps se retrouvent dans les contes de fées avec des entrées de grottes aux trésors ne s'ouvrant qu'à certaines époques ou en certaines circonstances.

Dans la symbolique, l'antre peut abriter des dieux et des monstres, dans la caverne se trouve plutôt une réserve d'énergie terrestre, parfois symbolisée par le trésor. La caverne est la concentration de forces magiques, une matrice, elle peut abriter les nains, gnomes et autres gardiens des trésors cachés. Entrer dans la caverne, c'est faire retour à l'Origine, et de là, monter au ciel, sortir du Cosmos, c'est pourquoi Lao Zi y serait né.

Présentant sa carte de la Terre, établie sur la base des rapports secrets de l’Amiral Byrd et du livre de Raymond Bernard, « The hollow Earth », Max Fyfield s’attira les sarcasmes et les quolibets des sommités scientifiques de l’époque. Dans les années 1970, lorsque Omraam Mikhaël Aïvanhov fit une série de conférences sur l’Agartha, elles lui valurent également les ricanements d’une partie de son auditoire.



Selon la théorie, les planètes ne sont au départ que des amas de particules gazeuses rejetées par les étoiles. Sous l’effet combiné du refroidissement de ces gaz expulsés de leur milieu originel et de l’action de la force centrifuge, il peut se produire une sorte de condensation qui aboutit à la formation d’un corps sphérique, les rejets les plus denses se matérialisant à la périphérie de la sphère sous forme de substances liquides puis solides. Mais l’intérieur de la sphère reste creux et ses pôles ouverts. Un tel processus conduit inexorablement à l’apparition d’une source d’énergie centrale, sorte de soleil qui, d’une certaine manière, est à la planète ce que le noyau est à l’atome. Certains voyageurs de l’astral arrivent à percevoir la teinte légèrement orangée de ces soleils internes qui irradient une lumière douce et agréable. Les noyaux solaires des planètes rayonnent sur un spectre qui recouvre toutes les fréquences compatibles avec le développement de différents niveaux de vie et de conscience, y compris dans le plan physique.

Les créatures qui habitent à l’intérieur des planètes vivent bien plus longtemps et dans des conditions bien plus faciles que celles qui restent plongées dans la dualité externe des jours et des nuits, des hivers et des étés, du chaud et du froid. Ceci s’explique d’ailleurs facilement à la lumière d’une loi élémentaire de la dynamique : lorsqu’un corps orbite autour d’un autre corps de masse plus importante, sa périphérie est naturellement soumise à une force centrifuge, génératrice d’instabilité et de turbulences, alors que sous l’effet gravitationnel inverse appelé force centripète, son centre demeure continûment en position de stabilité et d’équilibre.

Les entrées

On situe traditionnellement quelques entrées supposées du Royaume d'Agharta, qui sont basées, entre autres, sur les croyances bouddhistes ,dans les endroits suivants : Cueva de los Tayos (Équateur), Désert de Gobi (Mongolie), Grotte de la sibylle de Colchide (mont Atlas, Géorgie), Grotte de la sibylle de Cumes près de Naples (Italie), Chutes d'Iguaçu (Brésil), Mammoth Cave (Kentucky, États-Unis), Manaus (Brésil), Mato (Grosso, Brésil), Mont Epomeo (Italie), Pôle Nord et Pôle Sud, Pyramide de Khéops (Égypte), Uluru (Ayers Rock - Australie).

La théorie

Helena Blavatsky, fondatrice de la Société Théosophique en 1875, soutient l'existence d'une Grande Loge Blanche (blanc = voué au bien), composée de Grands Maîtres ou Mahatmas, qui veilleraient sur le monde. Celui qui préside, le Seigneur du Monde, vit à Shambala, qui se trouve dans le désert de Gobi. Il est venu de Vénus. Ses assistants sont le Bouddha, le Maha-Chohan, Manou et Maitreya. L'assistant de Manou est le premier Maître d'Helena Blavatsky, en 1851 : Maître M (Morya), et l'assistant de Maitreya est Maître KH (Koot Hoomi), autre Maître d'Helena Blavatsky (Peter Washington, La saga théosophique, Chambéry, Exergue, 1999, p. 14-15).



L'une des sources contemporaines concernant cette civilisation souterraine est le livre The Smoky God (1908) de Willis Emerson. Il prétend que son livre est la biographie d'un marin norvégien nommé Olaf Jansen. Il explique son voyage vers le Grand Nord et son aventure au centre de la Terre. Durant deux années, il aurait habité dans ces villes souterraines avec les habitants de ces colonies du réseau d'Agharta. Selon lui, ces habitants mesureraient plusieurs mètres de haut, seraient blonds aux yeux bleus, auraient la peau très claire et auraient l'air de grands dieux. Il compare la capitale, Shamballa, au jardin d'Eden. Jansen n'utilisera cependant pas le nom d'Agharta. Il sera repris plus tard dans un autre ouvrage intitulé Agharta - Secrets of the Subterrean Cities où l'on annonce que ce nom provient des croyances bouddhistes d'une civilisation qui vivrait au centre de la Terre. Selon ce second ouvrage, le réseau tout entier serait composé de plusieurs colonies ou villes dont Shamballa ou Telos. Toutes possèderaient leur propre écosystème et toutes les villes seraient reliées par un système de transport rapide.

Ferdynand Ossendowski, dans Bêtes, hommes et dieux, a laissé un témoignage saisissant. En Mongolie, en 1920-1921, le prince Choultoun Beyli lui aurait dit : "Ce royaume est Agarthi. Il s'étend à-tous les passages souterrains du monde entier. C'est un grand royaume comptant des millions de sujets sur lesquels règne le Roi du Monde. Il connaît toutes les forces de la Nature, lit dans toutes les âmes humaines et dans le grand livre de la Destinée..."

En France 

Des récits font état de plusieurs accès retrouvés fortuitement, ou ‘formellement’ situés, donnant accès à différentes versions de l’Agartha ! On retrouve ces légendes dans des provinces très éloignées les unes des autres comme à Bugarach (Aude), la Haute Loire (Pradelles), l’Ariège (Miglos), le Massif du Pilat (Annonay), la Bourgogne, la Savoie (le Bourget du Lac), l’Ardèche (St Pierreville) les Alpes Maritimes (Falicon), la Provence (plateau du Clansaye, Baux de Provence), les Cévennes (Le Temple !) pour citer seulement les plus connus. La surprise est, parfois, d’autant plus grande que ces récits merveilleux sont minutieusement relatés par des personnes n’ayant aucune notion de ce que sont l’Atlantide, l’Agartha et leurs mythes essentiels.

On retrouve fréquemment, le fait d’animaux (chats, chiens, veaux, même des porcs !) ou enfants tombant dans ces ‘ouvertures’ et retrouvés parfois plusieurs jours plus tard en parfaite santé, non affaiblis. Cependant, concernant les enfants, ils n’ont plus souvenirs de leur aventure. On signale aussi des adultes (chasseurs, bergers, égarés, braconniers, même un magistrat !) qui après plusieurs jours d’absence sont retrouvés sans que leur barbe ait trop poussé… mais, eux aussi, sans la moindre mémoire ni notion de la durée de cette promenade en Agartha. Deux témoignages signalent que les hommes ayant subi ce cheminement en sont revenus avec leurs cheveux entièrement blanchis ! Egalement les ‘victimes’ précipitées dans ces ‘passages’ n’ayant pas prévu cet accident ne disposent évidemment pas d’éclairage et parviennent pourtant à se diriger dans ce milieu supposé obscur et, mieux encore, à en ressortir. Parfois on explique que ces ‘portes’ sont sous la garde de quelques créatures titanesques, exigeantes, pourtant faciles à émouvoir ou berner. Bien entendu s’ajoute la traditionnelle présence de trésors phénoménaux desquels quelquefois l’audacieux témoin parviendra à saisir une pièce ou deux. Iil arrive souvent qu’il soit question de lacs souterrains gigantesques et de véritables fleuves les alimentant. Mais étrangement il semble possible de les parcourir et de les suivre sans pour autant savoir comment.

mercredi 25 juin 2014

France profonde - Sorcellerie et guérison en Auvergne

L’Auvergne, ce sont les volcans, prairies, lacs et rivières, églises et châteaux. Cette alliance du feu, de l'eau et de a pierre a forgé l'âme d'un peuple. Si la recherche de l'équilibre entre l'homme et le cosmos a toujours été une préoccupation constante des sociétés traditionnelles, cela est particulièrement vrai en Auvergne. Le mode de vie qui en découle - l'écoute du plus humble élément naturel et la recherche de sa juste place - ne doit pas être considéré comme relevant de pratiques superstitieuses. Car plantes, animaux et pierres parlent à celui qui a des oreilles pour entendre.


Grandes pierres de saints dans le Velay

Venu de la nuit des temps, l'usage des pierres guérisseuses s'est perpétué jusqu'à nos jours sur les hauts plateaux du Velay et de l'Ardèche, non loin des sources de la Loire, au pied du mont Mézenc. 


En bordure du chemin allant de Velay à Chapey, ancien chemin gallo-romain on peut voir 5 monolithes, redressées en 1951. Ces pierres tumulaires en granit sculptées au nombre de 5 sont des stèles funéraires, vestiges de la civilisation celtique de l’époque. Dressées sur des tombes, ces stèles étaient sculptées et représentaient le défunt dont elles évoquaient la vie ou faisaient référence à une divinité locale. La présence de ces stèles permet d’affirmer l’occupation celtique de ces lieux et de dater cette occupation au Ve siècle avant J.C (En savoir plus).

Buste-reliquaire de Saint Théofrède
Au cœur du Velay, dans le trésor de l'abbatiale du Monastier-sur-Gazeille, est conservé le reliquaire de saint Théofrède, merveilleuse pièce d'orfèvrerie médiévale. À l'instar de saint Martin, cet infatigable évangélisateur arpentait les chemins antiques sans compter sa peine. De nombreuses pierres, dans la commune et dans les environs du Monastier, conservent ainsi une trace de son passage : le saint marqua de-ci de-là un bloc de rochers, y enfonçant son bâton, s'asseyant sur des lieux fort anciens, sanctifiant ainsi ce qui avait été de tout temps vénéré (En savoir plus et encore plus).

La chaire de saint Théofrède, poste d'observation, se tient au lieu dit. Le Mont, à la sortie du Monastier, en direction de Solignac-sur-Loire. Vous rencontrerez sans doute au cours de vos pérégrinations quelques anciens prêts à vous indiquer l'emplacement de ces rochers, qui ne sont mentionnés dans aucun guide. Des grandes pierres guérisseuses, il y en a à foison. Les usages se sont maintenus, quoique discrets, et c'est en vous armant de patience que vous vous ferez conduire à l'emplacement de la pierre de saint Maurice, dans les bois de la Griseyre, à Pigères (Pradelles), où se déroule un culte à peine christianisé pour aider les enfants à marcher.


Légende de la pierre de Saint-Maurice

A la Griseyre, près de Pigeyres, la pierre de Saint-Maurice passait pour guérir les enfants atteints d'affections plus ou moins graves des membres inférieurs. Elle est encore de nos jours l'objet d'une vénération religieuse.

Le lieu, isolé au milieu des bois éveille l'étrangeté de l'affaire, mais ce qui étonne plus encore, ce sont les dizaines de croix gravées sur l'écorce des arbres. Certains de leurs auteurs se sont même appliqués pour sculpter ces marques. Sont-elles, signes de leur passage, faites pour empreindre l'ultime espoir, l'éternelle reconnaissance ? Sont-elles le reflet d'un rituel ? Entre ces pins aux fûts verticaux, la pierre des miracles sommeille, presque entièrement enfoncée sous la mousse.

Mais si l'on en fait le tour, on s'aperçoit qu'à un endroit le sol se dérobe sous elle, faisant place à une cavité grande de toute sa surface. L'enfant malade, dit-on, doit y glisser les jambes afin qu'elles soient délivrées d'un handicap physique jugé parfois incurable. De bouche à oreille, la pierre de Saint-Maurice, surmontée de sa croix, se révèle être le socle du prodige. De l'endroit émane des ondes magiques ; il exerce aussi une attraction puissante puisque la pierre et lui s'attirent. Mais écoutez plutôt la légende.

Il y a fort longtemps, les paysans des villages, enracinés à leurs croyances comme l'arbre à la terre, décidèrent de transporter la pierre à Saint-Arcons, près du cimetière. Ils pensaient qu'elle serait plus accessible à cet emplacement qu'au fond d'un bois. Pour ce faire, on l'attela à deux énormes bœufs, mais arrivés près de la passerelle sous laquelle chantait la Méjanne, les bêtes s'arrêtèrent. On eut beau les pousser, les tirer à hue et à dia, rien à faire, les bœufs têtus comme des mules n'avancèrent pas plus. Que faire ? On décida d'abandonner la pierre et d'essayer de recommencer l'opération le lendemain.

Que se passa-t-il pendant la nuit ? Quelle force extra-naturelle influa ? Elle regagna sa place dans la clairière. Les villageois, songeant que seule une puissance divine avait pû accomplir pareille chose, vouèrent au roc sacré une vénération nouvelle, justifiée par leur grande foi et leur mentalité naïve.

La pierre de Saint-Maurice demeura dans l'antre des bois.
(En savoir plus) 

Petites pierres guérisseuses et protectrices

Des éléments minéraux sont également utilisés pour protéger les habitants des maisons contre toutes sortes de maux, pourvu qu'ils soient correctement disposés. Placés aux extrémités des faîtières de toiture, ils servent à éloigner la foudre et assurer la fécondité des hommes et des animaux. Dissimulées dans des endroits précis, sous le seuil d'entrée, dans la voûte du porche, dans la cheminée, la mangeoire. Les haches néolithiques permettent de rompre les sorts qu'un passant envieux aurait pu jeter sur la maisonnée.

Plus étonnant encore est l'usage dans ces régions de petites pierres guérisseuses, constituées en série, qui rassemblent des matériaux de diverses provenances que l'on peut classer en trois catégories de matériaux préhistoriques
  • Les haches néolithiques
  • Les fragments de bijoux celtiques (anneaux de verre)
  • Les pierres naturelles (variolites, galets de quartz, fossiles) 

Variolite, Quartz et fossile
Connues sous les appellations de pierres de tonnerre, pierres de serpents, pierres à venin ... D'autres pierres sont encore employées en fonction des règles d'analogie: les vertes guérissent les plaies infectées les maladies de la peau, les rouges stoppent les hémorragies, les blanches sont réservées aux nourrices, car elles favorisent les montées de lait.

Conservées dans des sacs, ces séries de pierres mises à tremper dans de l'eau pendant un temps plus ou moins long, variant de quinze minute à vingt-quatre heures, à moins qu'elles ne restent constamment immergées. Une part de l'eau est bue et le restant versé sur la plaie ou la partie malade. Le mal serait ainsi repoussé de l'intérieur du corps vers l'extérieur, puis éliminé par lavage. Ces pierres servent à guérir les morsures de serpent, piqûres d'insectes, affections causées par le venin des crapauds, le souffle des salamandres, ainsi que certaines maladies de la peau, tant chez les hommes que chez les animaux. Leur usage s'est maintenu jusqu'à nos jours dans plusieurs familles.

Vous en verrez à Moudeyres, dans la ferme des frères Perrel (En savoir plus), à Bigorre, à l'intérieur des chaumières du village, et surtout à Freycenet-la-Cuche, à l'exposition qui est consacrée à la médecine traditionnelle et aux croyances en Auvergne. (En savoir plus)
Autres pierres

Les pierres de la pigote sont préservées des regards indiscrets par leurs actuels détenteurs, présentées comme des trésors précieux dont l’origine reste mystérieuse. Avec de la patience, vous aurez peut-être la chance d’en entendre parler ou, mieux encore, de les voir. Pourtant, on considère encore parfois que le seul fait de les montrer à des étrangers pourrait en diminuer le pouvoir. De même faut-il éviter de les poser à même le sol.

Une pierre de la pigote (une variolite dans le cas présent)

Une croyance veut que ces pierres soient les restes fossiles de grands reptiles et autres animaux venimeux mintenant disparus (tête, queue, sections du corps), d'où leur mode de fonctionnement particulier. A moins que ce ne soient les serpents eux-mêmes, se réunissant parfois en des mêlées orgiaques, qui forment ces pierres à partir leur écume solidifiée. C'est du moins ce que vous entendrez au cours de conversations nocturnes, car il n'est pas bon de parler de ces choses en plein jour.

Saints protecteurs dans le Bourbonnais

En Bourbonnais, le dieu Borvo entretient le bouillonnement des sources. À Gannat (Allier) et dans ses environs, les dieux ont cédé la place aux saints intercesseurs, guérisseurs, mais aussi parfois facétieux, voire envoûtants. Eh oui, les saints sont parfois accusés de jeter des maléfices sur ceux qui les ont négligés. Car il existe des maladies causées par les saints que les devinaïres, ces femmes souvent veuves, ont le pouvoir d'identifier en vue de réparer l'outrage volontaire ou involontaire qui leur a été fait et qui a attiré leur courroux. S'ensuivent des pèlerinages propitiatoires. Et les saints protecteurs des vignes, comme saint Verny, font encore parfois les frais d'une trop grande sécheresse et finissent l'été les pieds dans la rivière.

Saint Eutrope. Martyre, apôtre de la Saintonges au IIIème Siècle.

Les saints font également office de guérisseurs. Dans ce cas, il s'agit d'effectuer un transfert de la maladie sur le saint lui-même ou par son intermédiaire. Il est généralement choisi en fonction d'analogies précises, telles que nom, mode de vie, fonction, détails du martyre. Ainsi, la Vierge Marie est invoquée en cas de stérilité féminine et de couches difficiles. Saint Eutrope soulage les enfants estropiés, saint Roch dissout les calculs, saint Foutin redonne la vigueur aux hommes et la fécondité aux femmes. Quant à saint Expedit, il règle tous les Problèmes et permet même... d'expédier ses ennemis ad patres. Pour cela les fidèles se rendent dans les églises, font brûler des cierges, plantent des aiguilles dans la base de la statue, raclent cette dernière, touchent les reliquaires ou déposent des rubans et des fragments de vêtements ayant été en contact avec le malade.

Les panseurs de secrets

Ce pays est aussi celui des panseurs de secrets, guérisseurs ayant reçu des conjurations, prières venues de la nuit des temps, transmises oralement de génération en génération. Œuvrant gratuitement pour le service de la communauté, le guérisseur devra les transmettre à son tour avant de mourir, sous peine d'emporter avec lui tous les péchés de la lignée, et de devoir rendre compte dans l'au-delà du bien comme du mal accompli par les ancêtres qui l'ont précédé (En savoir plus).

lundi 12 mai 2014

Prophétie de saint Nilus sur la venue de l’Antéchrist


"Après l’année 1900, vers le milieu du vingtième siècle, les gens de cet âge-là deviendront méconnaissables.

Lorsque le temps de la venue de l’Antéchrist approchera, l’intelligence des hommes sera obscurcie par les passions charnelles ; l’avilissement et la licence s’accentueront. Le monde deviendra alors méconnaissable.

Les gens changeront d’apparence, il sera impossible de distinguer les hommes des femmes à cause de l’effronterie dans leur manière de s’habiller et dans la mode de leurs cheveux.

Ces gens seront cruels et comme des animaux sauvages à cause des tentations de l’Antéchrist.

On ne respectera pas les parents et les aînés. L’amour disparaîtra. Et les pasteurs chrétiens, évêques et prêtres, deviendront des hommes vains, complètement incapables de distinguer le chemin à droite du chemin à gauche.

En ce temps-là, les lois morales et les traditions des chrétiens et de l’Église changeront. Les gens ne pratiqueront plus la modestie, et la dissipation règnera. Le mensonge et la cupidité atteindront de grandes proportions, et malheur à ceux qui empileront des trésors ! La luxure, l’adultère, l’homosexualité, les actions secrètes et le meurtre seront la règle de la société.

En ce temps futur, à cause du pouvoir de si grands criminels et d’une telle débauche, les gens seront privés de la grâce du Saint-Esprit, reçue à leur Baptême, et de même ils n’auront pas de remords.

Les églises seront privées de pasteurs pieux et craignant Dieu, et malheur aux chrétiens qui resteront sur la terre à ce moment-là ! Ils perdront complètement leur Foi, car il n’y aura personne pour leur montrer la lumière de la vérité. Ils s’éloigneront du monde en allant dans de saints refuges afin d’alléger leurs souffrances spirituelles, mais ils ne rencontreront partout qu’obstacles et contrainte.

Tout cela résultera du fait que l’Antéchrist veut être le Seigneur de toutes choses et devenir le maître de tout l’univers. Il accomplira des miracles et des signes invraisemblables. Il donnera aussi à un pauvre homme une sagesse dépravée pour découvrir une manière par laquelle un homme puisse mener une conversation avec un autre d’un bout de la terre à l’autre.

En ce temps-là aussi, les hommes voleront dans les airs comme des oiseaux, et descendront au sein de l’océan comme des poissons.

Et lorsqu’ils en seront rendus là, ces malheureux passeront leur vie dans le confort sans savoir, pauvres âmes, que c’est une supercherie de Satan. Et lui, l’impie, il remplira à tel point la science de vanité qu’elle s’écartera de la voie droite et conduira les gens jusqu’à la perte de la foi dans l’existence de Dieu, d’un Dieu en trois Personnes.

Mais le Dieu infiniment bon verra la déchéance de la race humaine, et il raccourcira les jours pour l’amour du petit nombre de ceux qui doivent être sauvés, car l’Ennemi voudrait amener même les élus dans la tentation si c’était possible…

Alors, l’épée du châtiment apparaîtra soudain, et elle abattra le corrupteur et ses serviteurs."

Source : Bibliothèque de combat 

Corrélation avec le kali-yuga indien
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Ils tueront les enfants
dans le ventre des femmes,

les hommes épouseront des hommes,
et les femmes, des femmes,

ils nourriront les vaches avec de la viande,

le héros et le guerrier
seront moqués et bannis,

les rois seront des voleurs
et les voleurs deviendront rois.

vendredi 14 mars 2014

Jean Phaure - Le cycle de l'humanité adamique (1973)

Schéma synthétique du Cycle de l'Humanité adamique
selon les traditions égyptienne, hindouiste, grecque
et biblique

Extrait de l'introduction 

Du point de vue de l'Esprit, on pourrait répartir les hommes de cette planète en deux grandes catégories :
  • Ceux qui conjuguent le verbe AVOIR; c'est le plus grand nombre.
  • Et ceux qui conjuguent en eux le verbe ÊTRE.
Ces derniers, peu nombreux et qui vivent souvent en marge des collectivités, sont les seuls à refléter un état antérieur de l'humanité où l'homme n'était pas encore projeté à l'extérieur de lui-même. Aujourd'hui la forme même de la société (y compris ce qu'elle a acquis de moins critiquable quant à l'élévation de son "niveau de vie") Pousse l'homme moderne à s'aliéner sans cesse pour l'acquisition de biens matériels dont souvent la jouissance lui est interdite faute de temps. Ce "loisir" dont l'accroissement quantitatif donne lieu à tant de revendications et de bulletins de victoire est lui-même insidieusement détruit par les formes mêmes de la survie dans les mégalopolis contemporaines; temps de transport, nuisances, pollutions, exiguïté des logements, pléthore de l'"Information", éloignement des lieux où la nature subsiste encore, - et surtout caractère passif et grégaire des divertissements procurés par les moyens audio-visuels, qui en arrivent à opérer un veritable "lavage de cerveaux"...

Où peut encore en ce vertige sensoriel prendre place la réflexion sur soi-même, indispensable pour retrouver périodiquement les motivations même de l'action ? la plupart de nos contemporains sont si bien conditionnés qu'ils ne savent même plus analyser les causes de leurs maux et que faute de savoir se "ressourcer" demandent à cette même activité multiforme un remède à leur angoisse et à leur aliénation. Ainsi tombent ils de plus en plus dans les pièges chatoyants de la Matière, de la Maya, qui leur prodigue de sensibles autant qu'illusoires satisfactions et aiguise sans fin leur inextinguible soif.

Symbolisme et origine de la Svastika, le plus ancien symbole des cultures indo-européennes

Je mets ici un article sur la svastika car je constate qu'il existe encore de nombreux préjugés concernant ce symbole païen remontant à la nuit des temps.

Le swastika, la svastika, le tétraskèle, la croix gammée, le fylfot, la roue solaire à 4 branches, nombreux sont les noms qui désignent ce symbole. Faut-il vraiment le présenter? Est-il seulement présentable ? Bien qu’elle puisse au premier abord paraître choquante, la réponse à ces deux questions est oui. Pour cela il faut clarifier d’entrée la situation historique de la svastika. Il est temps de réhabiliter ce symbole millénaire aux yeux du grand public car elle n'est pas une invention du XXè siècle; elle est aussi ancienne que les plus anciennes civilisations du monde. Les premières inscriptions de svastika furent trouvées en Ukraine sur des défenses de mammouth datées vers 10.000 ans avant notre ère. Comme quoi ça ne date pas d’hier…

Bien des cultures de par le monde en ont fait et en font usage : on la retrouve parmi la civilisation sumérienne, les cultures européennes durant leurs différents âges historiques, les civilisations amérindiennes, et parmi presque toutes les cultures asiatiques. De nos jours encore, il est un symbole sacré dans toute l’Asie où on le trouve associé en Inde au culte du Dieu Ganesh ou de Bouddha, et dans tout l’extrême Orient où il est considéré comme l’un des plus grands porte-bonheurs qui soit. À tel point que la croix rouge en extrême Orient est représentée très souvent par une svastika rouge au lieu d’une croix comme en Europe ou d’un croissant de lune dans les pays musulmans.


Il serait donc très injuste d’ignorer la véritable dimension historique de la croix gammée car nous sommes en présence d’un symbole vieux de plus de 12.000 ans. Cela fait moins d’un siècle que le svastika fut utilisé pour la première fois comme emblème politique. Ce signe fut, et continue d'être l’une des plus anciennes marques culturelles et religieuses des traditions païennes.

Nous avons vu que les Sumériens ont fait très tôt usage de ce symbole, cependant il est étrange de constater que les héritiers de cette culture sumérienne, les Assyriens et les Babyloniens, n’ont pas utilisé la svastika. Il en va de même pour la civilisation de l’ancienne Égypte où la svastika semble briller par son absence.


On la retrouve par contre dans toutes les civilisations d’origine indo-européenne : Hittites, Indo-Aryens, Indo-Iraniens, Perses, Grecs, Romains, Celtes, Germains, et Slaves. Mais contrairement à ce qu’avançait Guido Von List, chez les Germains et dans le reste du Nord de l’Europe, la svastika apparaît tardivement. Alors que dans le sud européen elle était très en vogue depuis l’âge du bronze et même depuis le néolithique. Dans le nord elle prend véritablement racine que durant l’âge de fer où il fut associé au Dieu Thor.


Après la christianisation des Vikings, il était souvent coutume de graver une svastika au centre des crucifix. Ce fait est typique de la phase de transition où l’on retrouve un fort mélange du symbolisme païen et chrétien. Mais là encore, le christianisme s’efforça de le faire disparaître car il le jugeait comme une réminiscence des cultes « idolâtres ».

Parmi les peuples pré-indo-européens, elle est surtout présente dans les cultures des Balkans, du centre de l’Europe comme l’Ukraine, et dans la civilisation de la vallée de l’Indus. À partir de cette dernière semble d’ailleurs s’opérer l’expansion vers tout le reste de l’Asie. Puis il existe en Europe un cas assez particulier qui est celui du pays basque, l’un des rares peuples pré-indo-européens à avoir maintenu sa culture et son identité au travers des âges. La svastika est le symbole par excellence des Basques ; son nom est le Lauburu (prononciation correcte : « Laoubourou »), qui vient de deux mots basques signifiant « quatre têtes ». 

Laoubourou basque lors d'une fête traditionnelle
Un autre indice intéressant concernant l’histoire de la svastika, est que l’on a pas de traces de cette dernière en Amérique avant l’arrivée des Espagnols. Bien que très présent parmi les cultures amérindiennes post-colombiennes, il serait donc possible que l’usage de ce symbole soit dû à une importation des colons européens.


Quant à la symbolique proprement dite du svastika, elle rejoint complètement celle de la Roue Solaire à deux axes (4 branches). Ci-dessous se trouve l'article concernant la roue solaire. La croix gammée est donc un symbole solaire en connexion étroite avec les quatre points cardinaux et les quatre saisons marquées par les solstices d’été et d’hiver ainsi que les équinoxes de printemps et d’automne. Ce dernier détail a son importance car il est la preuve que ce symbole a dû naître dans une région fortement influencée par les quatre saisons ; ce qui exclut logiquement les régions tropicales ou équatoriales qui ont un rythme saisonnier très différent. De plus, bien des mythes solaires comme en Grèce ou en Inde l’associent au symbolisme polaire. Dans le monde spirituel la svastika a semble-t-il remplacé la Roue Solaire afin de mettre encore plus l’accent sur l’aspect giratoire. Le mouvement cyclique est symbole de vie, et il est généré par le centre, le pôle cosmique, représentant l’axe immuable qui est garant de l’ordre naturel des choses et de la résorption cyclique. Quel que soit le sens dans lequel le svastika est placé, il est toujours en équilibre parfait. Il est synonyme de lutte contre les forces du chaos et de la dissolution, il est la maîtrise de l’espace et la maîtrise de soi-même. De nos jours, il existe une interprétation erronée quant au sens giratoire de la croix gammée. Il est coutume de croire que tournée vers la gauche, croix sénestrogyre, elle serait bénéfique, et tournée vers la droite, croix dextrogyre, elle serait un signe maléfique. Cette explication est née après la seconde guerre mondiale et n’a aucun fondement historique. Les deux sens giratoires du svastika sont aussi bénéfiques l’un que l’autre ; les inscriptions attestent bien que quel que soit le sens donné, le symbole reste le même. La seule explication plausible serait que dans un sens il représenterait la phase ascendante des forces solaires du solstice d’hiver au solstice d’été, et que dans l’autre sens il exprimerait la phase descendante du solstice d’été au solstice d’hiver. Mais même dans ce cas, il n’existe aucune notion de Bien ou de Mal, car les deux phases s’inscrivent dans un seul et même rythme cyclique du soleil. Le Bien absolu et le Mal absolu sont d’ailleurs des conceptions étrangères aux traditions païennes dont est issu la svastika. Ces conceptions absolutistes sont nées avec les monothéismes, les religions à dieu unique.


Symbolisme de la Roue Solaire

La Roue Solaire est une évolution majeure du symbole solaire primitif qu’est le cercle. Les deux axes sont orientés vers les quatre points cardinaux formant ainsi la base de tous les signes d’orientation. C’est celui-là même qui forme par exemple une boussole marquant le Nord dans sa partie supérieure. Mais bien avant l’invention de la boussole, ce symbole solaire était présent dans toutes les cultures européennes surtout depuis l’âge du bronze. Cette lointaine époque nous a légué entre autres de très nombreuses roches gravées en Scandinavie couvertes d’un nombre impressionnant de ces roues solaires. Et bien d’autres cultures païennes de par le monde ont également fait usage de ce symbole. Mais avant de nous plonger dans les mystères de la roue solaire, voyons d’abord certains aspects liés à la notion même d’orientation. L’orientation implique trois éléments de base : l’orientation du sujet par rapport à lui-même qui est marquée par le point central, l’orientation dans l’espace par rapport aux points cardinaux terrestres marquée elle par l’axe Est-Ouest désignant les levers et couchers du soleil, et puis l’orientation par rapport aux points cardinaux célestes marquée par l’axe Nord-Sud. La roue solaire véhicule donc une véritable synthèse de l’orientation dans tous les sens du terme.

Elle ne nous oriente pas uniquement dans l’espace, mais aussi dans le temps au travers de l’année solaire. Car en effet cette roue sacrée marque quatre fêtes païennes très importantes qui sont celles des solstices d’hiver et d’été, et les équinoxes d’automne et du printemps. Ces fêtes ne sont pas uniquement agricoles, elles ont eu par le passé un caractère hautement religieux pour nos ancêtres polythéistes.

Célébration de Yule (Solstice d'hiver)

Le solstice d’hiver, repris et déformé par le christianisme en faisant de lui la fête de Noël, marque le moment de l’année lorsque Dame-Nature reprend son souffle ouvrant ainsi les portes de la nouvelle année après une période de 12 nuits sacrées. Les journées redeviennent plus longues promettant ainsi la venue de jours meilleurs et le retour du soleil. Les romains célébraient entre autres le culte au Dieu solaire Mitra qui chaque année renaissait le 25 décembre comme l’enfant –soleil, désignant cette date comme celle du Sol Invictus, le soleil invaincu. Juste avant les romains célébraient les Saturnales, moment où il était coutume de se faire des cadeaux. Cette période se terminait par la fête et le culte au Dieu Janus, le Dieu bicéphale portant une clé dans une main. Ce Dieu, qui a donné son nom au mois de Janvier, était celui qui fermait et ouvrait les portes de la nouvelle année solaire. Ce moment de l’année était tellement ancré dans toutes les cultures païennes d’Europe, que le christianisme ne put jamais en venir à bout et termina au IVè siècle de notre ère par l’intégrer dans son calendrier en inventant la date de naissance de leur christ afin d’effacer le souvenir du Soleil Invaincu.

L’équinoxe de printemps, marquant le retour des beaux jours, était le moment de l’année dédié à la fécondité et à l’amour. Les plantes repoussent à nouveau, les démons de l’hiver sont chassés, la promesse de champs fertiles emplie les cœurs de tous les gens, les fleurs inondent les prés de mille couleurs, les couples se forment et s’unissent par le charme ancestral lié à la magie du printemps. Tout grandit et se remet à croître. C’est la célébration de la renaissance de la vie après la pause hivernale. Les Germains rendaient culte à la Déesse Ostara, Déesse qui donna son nom à la fête de « Ostern / Easter » (Pâques). Et tout logiquement, cette période pendant laquelle les jours et les nuits sont de même durée, était l’occasion de célébrer l’union amoureuse et sexuelle du Père-Ciel avec la Terre-Mère, union qui neuf mois plus tard, pendant le solstice d’hiver, donnera naissance à l’enfant-soleil.


Le solstice d’été, moment où le soleil se trouve à son apogée, marquait pour nos ancêtres cet instant magique pendant lequel les forces solaires sont au plus fort de leur vitalité. La nature resplendit de toute sa puissance et rayonne d’une clarté inégalable. L’été apporte avec lui la chaleur, la joie, l’abondance, éléments qui de nos jours encore envoûtent tous les vacanciers en quête du bonheur estival. Mais le solstice d’été est un moment paradoxal de l’année, car au même moment où le soleil se trouve à son point le plus culminant et où l’on chante la victoire des puissances solaires sur les forces obscures de l’hiver, le soleil annonce déjà le destin inéluctable de sa course cyclique et du déclin qui l’attend. Car en effet les journées, tout doucement, vont commencer à partir de cette date à décroître, la lumière diurne se réduit inexorablement et prend le chemin du crépuscule des Dieux. Chez les Germains il était d’usage d’enflammer de grandes roues solaires et de leur faire dévaler des pentes, ce qui symbolisait l’aspect fécondant du soleil mais aussi son déclin annoncé. Sinon, bien des rites ont entouré le solstice d’été et l’entourent encore. Dans les pays baltes où le paganisme est encore très vivant, le solstice d’été est une véritable fête nationale. Les gens se coiffent de couronnes en feuilles de chêne symbolisant ainsi le soleil sacré, puis dansent et chantent autour de grands feux. Ces feux se retrouvent dans toute l’Europe où les peuples célèbrent les joies liées au jour le plus long de l’année. Les danses en rond tout comme les feux sont autant d’hymnes au symbolisme solaire. Le christianisme là aussi s’empressa de détourner le sens de cette célébration en faisant d’elle la St-Jean. La fête des Feux de la St-Jean depuis quelques décennies a heureusement une très nette tendance à retrouver ses racines païennes. Un cas flagrant sont les Focs de la San Joan en Roussillon. Cette fête est bien-sûr intimement liée non à un quelconque saint chrétien, mais au Dieu solaire de toutes les traditions païennes d’Europe : Apollon chez les Grecs, Bélénos / Lugh chez les Celtes, Balder dans la tradition germano-nordique, Abélio chez les Celtibères, Dazbog chez les Slaves. Il faut tout de même préciser ici que dans le cas celte, les 4 fêtes majeures sont décalées dans le calendrier, ce qui génère parfois quelques confusions.
 

Mabon : équinoxe d’automne

La quatrième fête enfin est celle de l’équinoxe d’automne, qui elle aussi est un peu paradoxale. Elle marque d’un côté l’abondance car c’est le moment où l’on remerciait les Dieux pour les bonnes récoltes, et d’un autre côté cette fête marque le déclin des jours et du soleil dans sa course cyclique. L’abondance de cette fête se retrouve par exemple dans le Erntedankfest allemand où l’on remercie dieu pour les bonnes récoltes. Également dans ce cas, le couvert chrétien est très mince, et il suffit de gratter un peu pour retrouver le fond originel de la célébration. Quant au soleil qui décline, il suffit d’observer Dame Nature pour se rendre compte que les jours se réduisent, que les feuilles tombent des arbres, que grand nombre de plantes meurent, et que le froid se fait à nouveau sentir. La mort est au bout de ce chemin, c’est l’époque où les portes de l’au-delà s’ouvrent, où l’on craint les revenants. Lors de la Chasse Sauvage le Dieu Wodan chevauchant Sleipnir traverse le ciel tourmenté d’automne accompagné de tous les guerriers morts au combat. Mais la mort n’est pas définitive, car selon un vieil adage païen il est dit qu’il faut mourir pour renaître, tout comme l’arbre ne meurt qu’en apparence afin de renaître au printemps suivant. Ainsi s’accomplit un tour complet de notre Roue Solaire.

Cette Roue Solaire cache également un autre principe fondamental qui fut étudié par un grand philosophe tel que Heidegger. Ce principe est celui du Devenir et de l’Être. L’axe horizontal du symbole représente en effet le Devenir, c’est-à-dire tout ce qui est changeant et soumis aux caprices du temps. L’aspect matériel est inclus dans cette notion, comme par exemple le corps physique qui est l’expression du Devenir, celui qui naît, grandit, et finalement disparaît. Tandis que l’axe vertical représente l’Être, c’est-à-dire l’aspect non-changeant, immuable, la force spirituelle qui émane de toute vie. Mais contrairement aux monothéismes qui ont toujours tenté de séparer ces deux notions de corps et d’esprit, la sagesse païenne se reflète dans la symbolique de la Roue Solaire en démontrant que le Devenir et l’Être sont deux conceptions inséparables qui sont imbriqués l’une dans l’autre, qui s’interpénètrent en quelque sorte.

Selon certaines autres explications, l’axe horizontal serait de nature féminine, alors que l’axe vertical serait de nature masculine. L’image de ce symbolisme est de caractère plutôt sexuel et recoupe les autres symboles rattachés aux axes de la Roue Solaire que nous avons vu ci-dessus. Les 4 extrémités de la Roue Solaire quant-à elles nous renvoient au symbolisme lié à ce chiffre 4 qui est intimement lié à la terre. Le cercle représentant le soleil et le 4 la terre, nous sommes donc encore une fois en présence de l’union symbolique du soleil et de la terre.

Précisons au passage que ce symbole est souvent désigné comme «croix celtique», mot qui devrait être employé avec prudence pour plusieurs raisons :
  • Ce symbole est loin d’être uniquement celte, et comme nous l’avons déjà précisé, il se retrouve dans toutes les cultures païennes d’Europe et d’ailleurs.
  • La croix celtique à proprement parler désigne en fait une évolution chrétienne de la Roue Solaire dont les axes dépassent le cercle et dont le tout rappelle fortement le crucifix chrétien, même si dans ce cas la symbolique païenne et chrétienne se sont mélangées.

En conclusion on peut dire que ce symbole millénaire englobe tous les aspects liés aux cycles solaires, à l’éternel recommencement, au rythme naturel des éléments célestes en équilibre avec les éléments terrestres, et à l’harmonie parfaite entre toutes les forces garantes de l’ordre cosmique.

Hathuwolf Harson

lundi 21 janvier 2013

L'age de fer selon le kali-yuga indien


Ils tueront les enfants

dans le ventre des femmes,

les hommes épouseront des hommes,

et les femmes, des femmes,

ils nourriront les vaches avec de la viande,

le héros et le guerrier

seront moqués et bannis,

les rois seront des voleurs

et les voleurs deviendront rois.