Normalement, avant de frapper à votre porte au petit matin, les policiers, qui attendent devant chez vous, font sonner votre téléphone. Si vous ne répondez pas, vous entendrez une répétition de “pips” sur votre répondeur, et le téléphone sonnera encore et encore, jusqu’à ce que vous répondiez. S’ils vous appellent sur un téléphone portable, une seule sonnerie audible de l’extérieur suffira à leur faire comprendre que vous êtes bien à votre domicile. Vous entendrez alors immédiatement les flics derrière votre porte en train de tambouriner et de crier très fort : “police, ouvrez cette porte !”
C’est ce qui s’est passé ce matin, à 6 heures, à notre domicile parisien ; sauf que nous n’étions pas là, et que les soi-disant flics ne se sont à aucun moment présentés comme tels. C’est un de nos bienveillants voisins qui nous a prévenu au téléphone dans la journée, en ajoutant que la voisine d’en face, qui avait été réveillée par le bruit, leur avait demandé qui ils étaient. “Police judiciaire”, auraient-ils répondu. Ils étaient trois, deux hommes et une femme.
Le fait est que notre immeuble a été surveillé toute la journée. C’est ce que nous avons pu constater en passant en voiture. Un type est ainsi resté une partie de l’après-midi juste devant l’entrée, assis sur le trottoir, en se faisant passer pour un SDF. Et l’on ne croit pas être encore paranoïaque.
Il faut donc simplement que vous sachiez (on s’adresse plutôt ici à nos ennemis) que nous avons depuis longtemps prévu notre propre disparition, et que de toutes manières, quoi qu’il advienne, la diffusion des livres sera assurée. Ca sera même peut-être pire ensuite !
Quoi qu'il advienne, souhaitons bonne chance à monsieur Ryssen pour la suite.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire